Les 100 Barbares, et notre duo : André de Châteauvieux & Eva Matesanz

Coachs en duo-duel créatif, on barbarise le coaching et on coache les barbares bien avant qu’ils ne se regroupent par centaines et ne créent le mouvement : Les 100 Barbares.

Sur notre divan 2.0 on accompagne au féminin-masculin : des barbares qui parfois enragent ou piétinent, ou qui déjà chamboulent un métier, une filière traditionnelle, et qui veulent aller plus loin aujourd’hui.

On aime : décoder les brins de l’hélice de votre ADN barbare : ses sources vives et ses potentiels, ce qui l’inhibe et le libère, à l’envi à foison.

Notre credo : chacun de nous vient au monde avec le désir d’exister, un désir brut, une vitalité un peu folle au fond, une énergie singulière et une violence créatrice aussi ! Mais au fil de notre histoire, tout ça se censure ou se refoule, s’étiole et puis s’épuise alors. Et c’est ça qui est destructeur.
Et notre art singulier, en open source, c’est l’accompagnement au naturel : pour faire alliance avec notre humaine nature, nos pulsions sexuelles et agressives, sources vives de création et de disruption ; en individuel, en tribus et en communautés apprenantes.

Nous, c’est Eva Matesanz & André de Châteauvieux. Nous venons tous les deux de familles marquées par le métissage, les migrations et une forme de chaos au fond. Enfants barbares, dès l’origine, tout ça nous a donné le goût des tangentes et du disruptif. On a fait notre #jobout quand ça ne se faisait pas. Et puis on s’est bousculé tous les deux, à qui mieux mieux. Et depuis quatre ans, on n’arrête pas d’aimer déranger et de créer, en duo et sur le fil de la vie, de se chatouiller à l’écume de l’âme barbare, de se risquer aux crêtes des organisations.

Rewritting by Olafur Eliasson
Rewritting by Olafur Eliasson

Cet escalier artistique conçu par Olafur Eliasson est appelé Umschreibung (Rewriting) et a été achevée en 2004. Exposé dans la cour du cabinet comptable international KPMG, à Munich, Allemagne.
Le site d’Olafur Eliasson

L’accompagnement vieux style !

Les entreprises 1.0 s’épuisent dans une course effrénée vers une croissance perdue et, avec elles, leurs managers se démènent au beau milieu des crises et des conflits, dans les équipes ou contre les partenaires sociaux. Et ces managers, souvent démunis au fond et comme par contagion, développent les symptômes d’un monde à bout de souffle : perte de sens, somatisation, burn out…
Pour accompagner la vieille économie, les coachs dans des cabinets héritiers du vieux monde aussi, ou derrière les gourous fondateurs du métier, étirent et multiplient les techniques qui entretiennent l’illusion de performance et de bonheurisme (psychologie positive, méditation…) ; ils développent des modèles qui dénient l’ambivalence et la complexité humaine (tests de personnalité et évaluations figeant d’emblée les oppositions et les complémentarités) ; ou bien encore ils poussent des process qui étouffent les pulsions (communication non violente, médiation…) ; toutes ces pulsions originelles, à dominante agressive ou sexuelle, qu’ils redoutent mais qui sont sources de création et de disruption.
Ici et là, quelques coachs tentent de se renouveler et d’intégrer la révolution du digital avec des séances par Skype ou des MOOC. Mais dans un métier au cœur de la relation, incarnée, mammifère et sans détours, la révolution numérique n’est pas là ; elle est dans la manière de s’ouvrir au client, de raccourcir les distances entre les managers en entreprise et leurs coachs librement approchés ; et entre les coachs eux-mêmes, en réseau et sans besoin de structures ni cabinets.
Notre humaine nature, vitale et disruptive

Barbares en duo créatif, nous aimons accompagner les coachs indépendants, les psys, les entrepreneurs qui aiment eux aussi aller à rebours du coaching des années 80 et 2010 pour lâcher l’illusion d’excellence, la facilité new âge et le coaching par écrans interposés ; et surtout reconnaître, en soi-même d’abord, l’intime violence souvent refoulée, pour faire alliance avec notre « humaine nature » comme une énergie vitale et de développement.
Nous intervenons aussi au cœur des entreprises du vieux monde avec une proposition singulière : la violence d’exister est propre à l’espèce humaine. Chaque homme et chaque femme se construit, loin du déterminisme animal. Chacun de nous naît avec son quantum d’énergie personnelle, puis se modèle à l’épreuve de la vie, s’inhibe aussi, et se fabrique alors des angoisses et des symptômes.
C’est par l’accompagnement « au naturel » que nous bouleversons, revitalisons l’activité économique, sociale et culturelle, dans les organisations et avec chacun ; un accompagnement non interventionniste, d’accueil des peurs, des blocages et aussi des maladies parfois, avec ce qu’elles cachent d’interdit, un interdit relatif et dépassé souvent. Et détricoter tout ça, c’est redoutablement libératoire au fond.

Démons à col blanc
Barbares de l’accompagnement

On se risque aussi dans les hautes instances du peuple coach qui s’est institué en citadelles et chapelles (associations, fédérations…) et qui multiplie les rituels régressifs : diplômes, accréditations, certifications, jurys pas populaires…
Dans les universités, dans les journées d’études, on acculture chemin faisant, on inocule les ingrédients de l’accompagnement au naturel : dans les débats sur la parité et le féminin-masculin pour en faire ébats (Mars & Vénus sur le divan) ; on ajoute la puissance de l’inconscient à l’illusion de contrôle (L’inconscient un ami qui vous veut du bien) et de performance (En quête de sens, enquête de soi). Car ce sont des sens cachés et toujours singuliers qui gouvernent nos choix au fond. Et dans ces collectifs grégaires, nous redonnons aux coachs qui aiment, le goût d’oser leur singularité.
Pour aller plus loin, nous avons aussi créé et animons notre espace d’incubation de coachs barbares : « L’École nouvelle de l’Accompagnement », sur le mode du compagnonnage et sous le signe de l’entrepreneuriat.

Et nous imaginons réunir, chemin faisant, les 100barbares des métiers de l’accompagnement pour commencer à refaire du vieux monde un monde nouveau, par endroits !

Et c’est aussi en accompagnant des nouveaux barbares qui bousculent les métiers traditionnels que nous serons au cœur des rouages et de leur accélération.

Volontaires bienvenus alors. A Paris et à Sens, nos ateliers d’artiste et de campagne, pour une journée portes ouvertes ce printemps.
Et pour toutes celles qui suivront et qui restent à inventer !

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Ceci est notre manifeste barbare dual lors de notre participation en tant que barbaracteurs à la première rencontre réelle du collectif « Les 100 Barbares » pour une nouvelle France non plus à partir des NT mais des nouvelles générations montantes au sein de l’Empire, les Cathédrales et les Citadelles pour reprendre leurs symboles. Comme cet escalier artistique au creux de KPMG Munich.

Le 31 mars à L’Archipel nous animerons un atelier de tricot de l’ADN Barbare de chacun au sein de l’alcôve #barbaresurledivan #barbariserlecoaching

Derrière les codes couleur, l’universel

C’est sa deuxième session à l’Ecole nouvelle de l’Accompagnement pour elle qui nous a rejoint en cours de route ; parce que cette école-là elle est aussi ouverte comme ça.
Et elle commence par évoquer, là et librement sa supervision de la veille et sa thérapeute qu’elle a revue cette semaine et puis surtout les quatre couleurs de Succes Insight, ce test qu’elle vient de passer.
À l'atelier de l'Art de changer– C’est exactement comme la couleur des tasses, là, il lui dit, lui qui est coach et autre écolier nouveau de l’accompagnement. Et moi, j’ai décidé d’arrêter la supervision et tous les tests de profiling, parce que c’est vraiment pas comme ici, il ajoute.
Et elle, elle se laisse pas interrompre, elle continue et raconte comment sa couleur dominante c’est le jaune. Et puis au bout d’un moment, elle nous regarde Eva et moi. Elle me regarde et je la regarde. Elle est vêtue de noir, pas de couleur. Et sitôt arrivée, elle a enlevé ses escarpins, et puis s’est installée là, tout à son aise sur le canapé de velours. Et elle arrête pas de jouer avec ses pieds nus, de les glisser entre les coussins.

– Moi, c’est pas les codes couleur de Succes Insight qui m’intéressent, je lui dis.

– … ?!

– Oui, c’est plutôt ce qu’il y a derrière les couleurs, j’ajoute.

– Et moi c’est ton potentiel érotique et ordalique ! lui lâche Eva, parce qu’elle n’y va jamais par quatre chemins.

Et alors elle a oublié Succes Insight et puis elle a commencé à nous raconter ses histoires de séduction et de bagarre commerciale avec des suspects ; oui, ni des clients ni des prospects.

Et ainsi, c’est tout l’univers pulsionnel qui tout à la fois surgit et s’évite au fil des premières séances. Universel.

De l’art du lien, librement inspiré

– Mets-toi un collier anti-puces, elle me disait.
Elle me disait ça parce qu’il y avait une invasion de puces partout ici cet été. Et moi, les puces elles me prenaient pour un chat ou pour un chien. Alors ça me grattait, ça me démangeait. Jusqu’au sang. Enfin, c’est plutôt moi qui me démangeait ainsi.
Et je me suis demandé si son invitation à mettre un collier c’était de l’art ou du cochon ? Un truc genre SM ou bondage peut-être ?

Parce qu’elle vient d’écrire un livre sur « L‘art du lien ». Elle détricote ici les formes originelles du lien, attachement, imitation, réciprocité, etc, mais elle parle ni de bondage ni de noeuds marins dans son bouquin. Alors finalement, j’ai mis un collier anti-puces au cou de Cajou et d’Asraël. Mais pas à son chat nippon parce qu’elle dit que ça lui irait pas à lui. J’ai aussi posé une bombe fogger dans chaque pièce. Ça m’a coûté la peau des fesses mais ça marche pas vraiment ces bombes-là. Et elle, c’est bizarre, mais les puces elle s’en fout ; et vice versa d’ailleurs. Et je ne sais pas pourquoi elles vont pas sur elle, ces bêtes-là. Il paraît que l’odeur du cèdre les fait fuir mais c’est pas ça, elle sent pas le cèdre, elle.

Les liens par Miss-Tic

Le coaching c’est comme un spray magique sur un joueur de foot blessé

[ Le spray ça sera pas suffisant ]
– Le coaching c’est comme un spray magique sur un joueur de foot blessé, je lui dis.
Je lui dis ça parce qu’il se plaint de ne pas avoir réussi ce coaching. Eva vient de lui dire que c’était vraiment complexe au fond cet accompagnement qu’il nous raconte. Comme pour le soulager peut-être. Mais il a continué de gémir, de raconter comment il s’est planté.
Et là, il me regarde comme s’il attendait la suite de cette histoire de spray magique.
– Je connais rien au foot mais…
– Mais moi je connais, il dit.
Ça me met un peu la pression ces mots-là.
– Vous pouvez y aller, il ajoute.
Alors je continue :
– Ce genre de spray, il paraît que ça pourrait être de la poudre de perlimpinpin ou même de l’eau froide, mais ça calme la douleur, ça anesthésie… Et la blessure reste intacte !
– Oui, mais c’est aussi de l’induction alors, il ajoute.
-… ?!
– Oui, il y a un jeu de transfert de l’entraîneur sur le joueur blessé, quand même, il ajoute.
– Et il paraît que le foot c’est 90 minutes de mecs qui gémissent et se la jouent genre grands blessés ! Alors qu’il n’ont rien au fond…
C’est Eva qui vient de prendre la suite, là. Et je découvre qu’elle s’y connaît aussi en foot. Et elle continue :
– Et le rugby c’est 80 minutes de match entre des mecs qui sont explosés, cassés, en sang même, mais qui mouftent pas.
Eva semble s’y connaître aussi en rugby. Et en face de nous, le coach ne dit plus rien, ne moufte pas non plus.
– Et votre client, même s’il se plaint pas, il a l’air vraiment blessé, elle ajoute.
Et le spray magique ça sera vraiment pas suffisant, on lui dit.

Tableau de maître

imageAu bord de la mare
je t’ai prise
en photo.
C’est « un tableau de maître », tu dis, troublée de te voir ainsi pour la première fois.
Et puis tu l’accroches à la une de ton journal pas intime.
Autour de toi, ta foule sentimentale s’insurge et te menace alors.
– Est-ce bien toi ? aime t’écrire celui-ci.
Et tes stats s’envolent
Et tu jubiles.

A l’Orient du coaching

L’analysant – et peut-être aussi votre client parfois – aime passer par des chemins étroits où jamais personne d’autre n’est passé ni ne passera. Il emprunte ces sentiers de contrebande, il braconne par-delà les frontières du familier. C’est son étrangèreté intime qu’il recherche ici et là et à l’insu ; tout ce qui surgit tout à coup de saugrenu ou de sauvage, d’incroyable ou d’incréé dans les contrées de sa psyché.
Et l’analyste aime se tapir et vagabonder sur ces chemins-là aussi, comme un douanier, un douanier volant. Et puis coincer le patient alors ; le coincer en flagrant désir d’étrangèreté.
D’ailleurs, l’une des origines du mot divan ce sont les douanes des comptoirs d’Orient…

 

C’était Jean-Marie von Kaenel, en Séminaire Psychanalyse & Coaching, Transfert & Interprétations, à l’Atelier des Jardiniers, vendredi 28 mars ; journée privilégiée et de délices au jardin.

 
Et pour ceux qui aiment, le 13 juin, on récidive sur ces sentiers de contrebande— à L’atelier des Jardiniers.

Avant d’aller rêver

– Et quand tu me regardes, c’est pour toi ou c’est pour moi ?
Elle me trouble sa question. C’est comme un koan, une énigme philosophique en moins de 140 caractères, inventé là par elle et pour moi. Et je sens bien qu’elle se fout de ma réponse. Elle me donne ça parce que moi, dans nos échanges, je voudrais savoir ce qui est à elle et ce qui est à moi. Mais cette comptabilité-là, venue de loin, est impossible et douloureuse, maladive et épuisante au fond et aujourd’hui. Et son tweet énigmatique, là avant d’aller rêver, il fait comme un court-circuit dans mon cerveau.

Mars & Vénus au bureau

– Y-a-t-il des façons vraiment si différentes de diriger entre hommes et femmes ?


– Oui, je crois.

Ainsi, au matin entre les draps, l’homme dit : « Je peux être contre toi ! » Et la femme demande : « Je peux venir avec toi ? »

C’était ma réponse vagabonde à la question de Lucie Benhamou, journaliste et réalisatrice pour Elephant Store et pour un reportage sur l’égalité hommes-femmes en entreprise et le leadership au féminin : « La parité : au nom de la performance ! »


Repéré ici comme « un expert des femmes », j’ai aimé répondre avec le matériau de mes relations familières ou singulières, de mes fantasmes et analyses sur le divan, de mes recherches fondamentales et appliquées, avec Eva et celles et ceux que nous accompagnons en duo, en groupe et en fédérations de coachs.


L’émission a été diffusée jeudi dernier sur BFM TV – Les Sagas de BFM Business – et le sera sur d’autres ondes aussi.


Voyage au pays du Soleil Levant et puis de la Terre de glace, dans les usines à fabriquer des autos ou de l’argent, chez McInsey et puis là, à l’atelier en bord de ciel, sous le plafond de verre.

C’est un reportage passionnant et porteur de plein d’idées inédites, je trouve.

Dans la forêt

 

– Dis, tu m’emmènes en forêt ?

J’ai aimé prendre ma voiture à pédales et je l’ai emmenée là où ça ressemble un peu à la savane et où le soleil caresse les fougères. On a marché au milieu des sentiers creux. 

– J’aimerais voir des chevreuils, elle m’a dit. 

Mais c’est encore la saison de la chasse, alors les chevreuils ils s’échappent et se cachent là-bas, dans la forêt blonde. 
On a continué la main dans la main et, entre les chênes et les châtaigniers, on a aperçu d’immenses trous étranges. 
– Ça doit être des trous de bombes, je lui ai dit. 
– Mais pourquoi tu vois encore la guerre partout ? elle m’a demandé. 
Je n’ai pas répondu à ça parce que moi c’est comme ça que je vois le monde. Et que pour avoir la paix entre nous, elle et moi on a décidé que ça, je le vois plutôt avec ma psy. 
– C’est tout simplement la terre de la forêt qui vit et qui parfois s’affaisse alors, elle a ajouté. 
Et on s’est approché tout au bord d’un grand trou. Avec toute la pluie qui est tombée les jours d’avant, il y avait une mare au fond. Des acacias avaient poussé et elle & moi on était à la hauteur de leur cime ; comme si on était sur la canopée. 
Quand j’avais envie de la tuer, il y a encore quelques mois, c’est là que j’aurais pu la faire disparaître, je me suis dis.
Et je me suis souvenu que chaque fois qu’on traversait une forêt jadis, ma mère racontait, toujours, toujours, l’histoire d’un enfant assassiné. On avait retrouvé son petit corps au cœur de la forêt. C’était près du Petit-Clamart, je crois. Cette histoire-là me terrifiait. Et j’imagine que c’est au fond d’un trou comme celui-là qu’on a retrouvé cet enfant.

En immersion et au long cours

– Tu as un regard trouble, un peu voilé ; c’est comme si tu n’étais pas vraiment là au fond !

– Et qui ne t’a pas vraiment regardé au fond ?
– …

*
– Je n’en peux vraiment plus de ces invitations à prendre soin de mon « enfant intérieur », nous dit-elle. 
C’est comme un cri de rage, retenu, empêché, qu’elle pousse là. Et elle tape du poing sur ses genoux. 

Elle n’en peut vraiment plus de ces histoires d’enfant intérieur parce qu’elle n’a pas vraiment eu d’enfance quand elle était enfant. 

*

– Oui, bien sûr, qu’elle est accompagnée… 
mais soudain elle prend conscience là, que c’est elle qui au fond accompagne celui qui l’accompagne.
***
C’était samedi dernier, à Lille et à l’atelier de l’inconscient ; et c’était tellement bien que ceux qu’on a aimé accompagner un instant, se retrouvent et créent un groupe pour que Eva et moi on les accompagne en immersion et en profondeur, en duo et au long cours.
L’inconscient, un ami qui vous veut du bien…

 – avec Eva Maria Matesanz.