Event better

Who, What, Where has no more value in journalism: Why, How, What’s Next are the future.
David Levy, Director, Reuters Institute

Si je devais rendre conte de ce premier événement retracé en ce nouveau site qui d’ E V E R   M I N D porte la définition, je suivrais David Levy, je suivrais ce qui s’est passé au présent.

Ce n’est plus en tant que coach ni en tant qu’avec André en duo que nous accueillons un monde en notre monde tout aussi nouveau. A l’Atelier des Jardiniers de Demain il est question.

Et c’est du Pourquoi qui nous anime, du Comment nous partageons et de l’ E N   V I E qu’il s’est agi en ces deux jours Hors Qui, Quoi et en une maison.

Puis comme une fulgurance la question fuse d’André en veillée autour d’un feu :

Avez-vous déjà eu des pensées meurtrières ?

Ce sont elles les orifices de notre château fort.

Et pont Lévy rentré un instant : ni qui, ni quoi, ni où, ni pourquoi, ni comment. Et ce qui viendra après que ce soit à reculons.

Dans son essai « pourquoi la guerre » Freud lâche le fait que dans l’inconscient nous ne sommes tous qu’une bande d’assassins. Et aussi la maxime de Théodore Reik : « Un meurtre tous les jours en pensée et bonne santé vous garderez ».

Even better than an apple a day…

Et ce n’était qu’un premier Event. A suivre. Traquer.

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Debout maintenant !

Longtemps après, encore, de tout temps, en l’attente, elle fixe. Comme au premier jour, ce rai de lumière qui se précise.

Un rai de lumière. Les yeux bridés d’une naissance,n’en perçoivent que le rai, d’une lumière éclatante. Puis rien. Des voix. Des gestes. Un chaos. Rien d’aussi simple.

 

Et puis aujourd’hui. On lui a bien dit de rester au lit. De ne pas se lever tant que l’heure n’est pas venue. Née prématurée l’est pour toujours.

 

Alors, longtemps après, encore, de tout temps, en l’attente, elle fixe. Comme au premier jour, ce rai de lumière qui se précise.

 

 

Elle y accroche son regard. Elle y cherche l’équilibre. Elle s’y pose et elle l’habite. Son corps, resté parmi les draps, la quitte.

 

Elle parcourt le rai : un œil puis l’autre, puis l’un à nouveau, et encore l’autre. Comme si de ses mains ou de ses pieds il s’agissait. Mais lumière sur lumière ne pèse rien.

 

Elle s’enhardit : trois yeux en avant, un en arrière, puis à nouveau et vers l’avant, quatre œillades cette fois.

 

Et elle se ravise.

 

Pour en être des fois tombée elle le sait. Qu’au bout du bout, le rai ne serait plus rai si elle allait trop vite.

– Debout maintenant !

 

Les mêmes mots sont des mots doux, en creux, là-bas, où les siestes de vacance sont si paisibles. « Sans famille » pour un temps. Femmes et hommes de coeur à l’entour. Si peu de temps. Encore si présent…

 

Les mêmes mots sont des mots durs quand la sieste est impossible, et les matins si difficiles. De sa naissance à l’âge adulte, le foyer de sang. Long temps. Oublions…

 

Entre l’un et l’autre, temps, un seul rai de lumière, qui inévitablement se brise.

 

Rien d’aussi simple ne prend la suite.

*

Debout est de vie le pendant…

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