De retour sur la route

En route, car après m’être plongée dans la cohue du matin dans le métro, j’ai pris un bus d’entreprise.
Cela me fait penser à l’instant aux bus scolaires. Sur mon premier trajet dans la navette, l’un des membres de mon jury, représentant le pôle RH m’a reconnue et j’ai eu un accueil anticipé avant de rejoindre l’équipe.
Le site de l’entreprise occupe une grande superficie, des arbres encore verdoyants se dressent de part et d’autres.

L’accueil des collègues a été agréable, le management a priori souple, les déjeuners à la cantine fort copieux avec les discussions habituelles, bébé malade, qualité du repas, films et séries TV , et les avis sur les absents…
 
Concernant le projet/première tâche qui m’a été confiée, c’est très nouveau et c’est excitant du coup, en même temps il y a la difficulté/le défi de comprendre et maitriser les aspects juridiques… c’était prévisible.
 
Je vous tiens au courant pour nos prochains rendez-vous, et des horaires les plus adaptées aux bus publics et navettes.
 
Je vous souhaite une très bonne semaine!
 
Chaleureusement!

C.

Dimanche 6 Octobre

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Elle sonnait à la porte de mon profil LinkedIn en tout début d’année :
 
– Je suis Docteur en Sciences, douée en langues et geek naturelle comme toute ma génération, et je galère de vacation en vacation. Là-même, je viens de perdre l’occasion de convertir un CDD. Je suis au chômage alors ! Auriez-vous un conseil à me donner ?!
 
– De bien pauvre conseil je serai si cela ne vient pas de vous…
 
– « A partir de moi » – C’est ce qu’elle a retenu. – « Ma voie n’existe que sous mes propres pas. »
 
Je l’ai accompagnée selon un processus exigeant de séances d’une heure deux à trois fois par mois. Qu’elles a honorées avec joie, rage et courage à la fois. Et en acceptant de rester toujours sur ce fil singulier du « à partir de moi », sans techniques ni soutien à sa recherche d’emploi.
 
Janvier, février, mars, averses, avril et mai, un peu de soleil, juin, il fait froid, juillet, bientôt les vacances quoi qu’il en soit. Et oui. En août vacance et son contrat pour le 1er Octobre.
 
Et pas n’importe lequel ! Celui « à partir de moi ». Du sur mesure sur son corps et son âme, si beaux à voir…
 
Analyse en face à face, et à la croisée des regards, cette route qui va.
 
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Ecole-primaire
 

Père-vers elle… Et elle va

parmi-les-galets-lachee

 

– Ma mère ne m’a pas aimée…

En tout récit de ses difficultés – présentes, à venir et passées – cette forte femme dirigeante les résume à cette analyse périmée.


Cailloux de Petit Poucet qui éclairent son chemin.

Et en supervision à mon tour j’analyse avec mon coach son défaitisme premier.

– Avez-vous sondé en elle son actuel désir sexuel ?
– Non. Mais elle n’en a aucun ! Et c’est mon choix de ne pas lui en parler : je ne veux pas qu’elle couche !

Drôle de chose est que mon inconscient lui barre à nouveau le chemin…

Parmi les galets, d’une mère à l’autre, lâchée.


Inconscient instrumental de coach désaccordé. Et c’est en supervision que je viens de le découvrir et que je vais pouvoir le réaligner.


Peut-être du désir du père la recouvrir. Et suspendre le geste.

Père-vers, c’est à elle de faire le pas. Et d’elle vers le monde, sans plus de gêne !

 

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En journée étude ICF Nord Neurosciences & Coaching seront à l’honneur. Et des cas comme celui ci en seront, à partir de l’expérience même, comme Freud le fit et que les avancées le soutiennent, l’apprentissage vivant. En animation en duo entre Eva Matesanz & André de Chateauvieux.

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Alafindu XIXe siècle, époque où l’on se penchait sur les problèmes de l’hystérie, tous les savants s’interrogeaient sur l’inconscient et la sexualité. Freud s’est donc longtemps cantonné à la physiologie, pensant  que  les  problèmes psychiques, particulièrement les névroses, ne relevaient pas de la folie, mais qu’elles avaient pour cause majeure un traumatisme réel d’enfance, autrement dit un abus sexuel commis par un adulte sur l’enfant. Bien que largement partagée, cette thèse trop systématique est fausse, et Freud y renonce, son coup de génie étant de sortir de la médecine. Lui qui est physiologiste et chercheur décide de ramener tous nos problèmes névrotiques aux tragédies grecques, et donc, au fond, à un pasglorieux. La sexualité humaine n’est plus la  description d’une activité fonctionnelle,  elle devient la libido,  l’éros !

L’instinct de vie qui nous manque, par Elisabeth Roudinesco, historienne, rappelé, en Figaro Magazine d’été.

Malaise dans la civilisation, et créative attitude

 

Aussi bien le maître de la raison, Kant, que Freud qui rend les armes à l’inconscient, tous deux observent le malaise de l’homme quand l’Homme règne. Et le déflorent. 
 
Chacun de nous est à la fois un « animal social » :
 
– seul,  l’enfant sauvage, stagne en son developpement ;
– adulte, placé en isolement, il perd l’usage de sa raison et de son affection ;
 
et jaloux de son individualité : 
 
– il repousse les limites de son périmètre, déterminé par ceux des autres et, en particulier, de son donneur d’ordre, client ou chef ;
– il conteste l’intérêt général et le bien public ; les goûts des autres et le sens que prend leur consommation, de ce qu’il offre.
 
Freud éclaire ce  paradoxe en rappelant que la civilisation est fondée sur la répression de nos instincts originels et vitaux, à savoir l’agressivité et la sexualité – instincts qui tous deux protègent la vie et ont pour but la perpétuation de l’espèce humaine. C’est la  raison pour laquelle nous haïssons et chérissons tour à tour la culture, ou la civilisation, car celle-ci constitue  une source constante de contrariété, de refoulement, de souffrances individuelles. Une source inépuisable de créativité assurément.
 
 
 
Créative attitude que ces deux maîtres partageraient.
 
 
VERBATIM
 
« Il est curieux que les êtres humains, bien qu’ils ne puissent guère subsister dans la solitude, ressentent néanmoins comme très oppressants les sacrifices que la culture leur impose pour rendre la vie commune possible. La culture doit donc être défendue contre l’individu et ce sont les organismes, les institutions et les prescriptions qui se mettent au service de cette tâche ; ils ne visent pas seulement à établir une certaine répartition des biens mais aussi à la maintenir ; ils doivent même protéger  des agissements hostiles des êtres humains tout ce qui est utile à la domination de la nature et à la production des biens. Il est facile de détruire les créations des hommes ; la science et la technique qui les ont  établies peuvent aussi servir à leur destruction. On est alors gagné par le sentiment que la culture est ce qu’une  minorité qui a su s’emparer du pouvoir et des moyens de coercition a imposé à une majorité récalcitrante ».
 
L’avenir d’une illusion, Sigmund Freud (1927) traduction Ole Hansen-Löve, coll. « Classiques et cie », Hatier, 2010.
 
« L’homme est un animal qui, lorsqu’il vit parmi d’autres membres de son espèce, a besoin d’un maître. Car il abuse à coup sûr de sa liberté à l’égard de ses semblables; et quoique en tant que créature raisonnable il souhaite une loi qui pose les limites de la liberté de tous, son inclination animale égoïste l’entraîne cependant à faire exception pour lui-même quand il le peut. Il lui faut donc un maître pour briser sa volonté particulière, et le forcer à obéir à une volonté universellement valable ; par là chacun peut être libre. Mais où prendra-t-il ce maître ? Nulle part ailleurs que dans l’espèce humaine. Or ce sera lui aussi un animal qui a besoin d’un maître. De quelque façon qu’il s’y prenne, on ne voit pas comment, pour établir la justice publique, il pourrait se trouver un chef qui soit lui-même juste, et cela qu’il le cherche dans une personne unique ou dans un groupe composé d’un certain nombre de personnes choisies à cet effet. Car chacune d’entre elles abusera toujours de sa liberté si elle n’a personne, au-dessus d’elle, qui exerce un pouvoir d’après les lois. Or le chef suprême doit être juste en lui-même et pourtant être un homme. Cette tâche est donc bien la plus difficile de toutes et même sa solution parfaite est impossible : dans un bois aussi courbe que celui dont est fait l’homme, on ne peut rien tailler de tout à fait droit. La nature ne nous impose que de nous rapprocher de cette idée. 
 
Idée d’une histoire universelle au point de vue cosmopolitique, Prop. 6 par Emmanuel Kant (1784)

Précis d’analyse contemporaine

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[La peur du noir]

Le scandale freudien a été de mettre à jour une sexualité enfantine ; d’en finir avec l’innocence originelle. Il était nécessaire, d’accuser le petit d’homme, pour expliquer l’amnésie de sa période nubile.

– L’enfant l’oublie : qu’il a voulu maman, et papa mort ; qu’elle en a voulu à maman, et papa criminel.

– Cet oubli particulier constitue le refoulé. Ĺenfant peut ainsi se désengager, de cette première tentative de groupe sectaire. Puis, se réengager et se désengager en bien d’autres relations et projets. Vivants. Créateurs.

 

Œdipe fait roi éclairé celui qui le traverse.

 

[Amnésie générale et analyse singulière]

Il n’y a pas que l’épisode d’amour et de mort impossible qui se dérobe. L’amnésie est générale. Et ce tissage d’oublis constitue la névrose : des poussées d’hier viennent ainsi se défouler sur la plage du présent. Ce sont les répétitions. En fonction de l’environnement, « suffisamment bon » ou mal adapté à l’être singulier pluriel : symptômes, angoisse, inhibitions.

L’analyse permet la décomposition non violente de ce tissage de conflits périmés, devenu avec le temps davantage remuant que ce de quoi il protège : des vicissitudes bien lointaines. 

 

[Variations]

Pour ceux, de nos jours de plus en plus nombreux, qui sommes restés à la limite de la névrose et donc a la limite de l’analysable – le refoulé-défoulé est défaillant, la secte a trois reste présente, et en lieu et place, pour seule défense, le clivage en soi et la projection – l’analyse est variation.

Rentrer dans la névrose. Quitter la secte a trois. Boucler ces relations du passé, inévitablement fantasmees sur les relations actuelles.

 

Dont celle de l’accompagnement. 

–  L’accompagnateur se prête à être surface de projection : il permet la mise en acte, et l’analyse de ce qui se vit,  s’en suit seulement ;

–  Analyste, il est chambre d’echo et interprète. Et c’est en ce point surtout, qu’il est aidant, puisque la parole fait office de tiers autre, détache les deux. Tiers séparateur enfin.

 

***

[Tous névrosés et alors]

Et c’est dans la danse des âmes, dans le dialogue de fous, que jaillissent tour a tour le renoncement et la liberté. L’individu sujet. En société.

La seule issue pour vivre et ensemble : tous névrosés et alors.

Libre interprétation

Quand Freud, simple homme au fond, allonge l’Autre – la femme hystérique, l’homme aux loups -, sur son divan, il part autant dans des contrées sauvages que les colons, de part et d’autre de l’océan. C’est pourquoi, s’il n’avait pas été neurologue il aurait fait de psychanalyse, moins une médecine, davantage un truchement. Entre vivants.

 
Deux découvertes en mes lectures et cinémas d’été :
 
– Rouge Brésil, Goncourt 2001 pour Jean Christophe Rufin. Je sais, je suis en retard de phase, mais pour moi, Le Poche est format de vacances, et Les Indes, évasion tant aimée.
 
– Jimmy P. ou « la psychothérapie d’un indien des plaines », de l’ouvrage fondateur, de l’ethnopsychiatrie par Georges Devereux, fidèlement inspiré. 
 
Jimmy P.  Avec Georges Devereux en son rêve
Jimmy P.
Avec Georges Devereux en son rêve
 
Je découvre que c’est dans l’Autre que nous nous libérons le mieux. Sa présumée différence nous protège d’être les mêmes. Sa lecture, notre page blanche elle hèle.
 
Rouge Brésil : criant de vérité sur le conquistador français de l’Histoire oublié, Villegagnon, l’est aussi sur ces primitifs qui retiennent leurs ennemis en leur compagnie, puis les mangent, et retenir à jamais leur esprit. Cette force opposée qui doit donc être un manque…
 
Jimmy P. : blessé de guerre en apparence, blessé de la vie ordinaire en profondeur. Le scientifique à l’identité tronquée a bien plus de ressemblances avec lui, prétendu sauvage, qu’avec lui-même, Docteur présumé.
 
L’un et l’autre, Devereux et Jean Christophe Rufin, re-interprètent l’âme humaine qui se dérobe à jamais. 
 
 
 

Créative Attitude originelle

Parmi les dirigeants et créateurs que j’accompagne, il en est qui retrouvent dans leurs grigris pour s’inspirer et pour agir, des traces… du pot petits !

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Notre créative attitude trouve ses origines d’après moi – psychanalyste en entreprise, qui accompagne l’innovation des plus grands-, excusez-moi de l’affront : sur le pot. Aux premières années d’émancipation.

Le petit enfant apprend les rudiments de la vie : manger, dormir, plaisir, souffrir, de la main de son papa et de sa maman. Mais nul ne peut, pour lui, déposer la formation singulière des résidus de son corps.

 

Un cadre est donné à l’enfant :

          – un récipient, son espace de création ;

          – une régularité, la discipline d’un temps ;

         –  la séparation entre lui et son excrément.

 

Il n’appartient qu’à lui :

         –  la conscience de l’envie ;

          – la mise en mouvement ;

          – le plaisir ou la douleur de lâcher et retenir ;

         –  l’acceptation ou pas de la séparation.

*

Parmi les dirigeants et créateurs que j’accompagne, il en est qui retrouvent dans leurs petits ou grands grigris pour s’inspirer et agir aujourd’hui, des traces de cette période de créativité, originale et originelle, à laquelle il n’y pensaient plus.

Ainsi, l’un d’eux, qui était contraint par la mère à la station assise et prolongée dans un couloir, par toute la famille fréquenté, découvre comment ce couloir, dont il s’en souvient avec précision et ressenti profond, le mène à une découverte bien moins évidente :

Il a la sensation « étrange » – inconsciente peut être, préconsciente nous dirons – que ce couloir matérialise en sa représentation mentale son propre intestin. Et il croit reconnaître, ressentir aussi, un tiraillement familier entre l’envie de se « vider » de ses frères et ses sœurs, aux alentours trop présents, et la peur de lui-même disparaître avec eux.

La rivalité, ou sa cousine acceptable en société : la compétitivité, restent aujourd’hui son moteur de création. Et le burn out son hantise. Donner trop.

La prise de conscience de ces conditions de création singulière et originelle l’amène enfin à aisément travailler en intelligence collective. Avec toujours une pointe de dépassement personnel qu’il savoure à présent !

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imageEn ce qui me concerne moi – non seulement « coach » de lui, puisque de témoignages personnels il s’agit -, je suis venue à la créativité sur le tard. Comme pour nombre d’entre nous, donner satisfaction « à la mère » passait avant tout.

Source d’inhibition au fond, que de vouloir bien faire et satisfaire : la mère, le professeur évaluateur, ou l’employeur tout-puissant. Inhibition de mon propre potentiel et mon décalage fécond. Et chronique constipation !

Pour en sortir, si j’ose dire, se « débarrasser » du donneur d’ordre est illusoire : s’éloigner de papamaman, quitter les institutions . C’est de moi-même que j’exigeais à mon tour la perfection.

Comment  s’en sortir alors ? En choisissant un « métier impossible » selon Freud, ceux de « soigner, gouverner, enseigner » où quelle que soit la puissance ou pertinence des moyens mis en œuvre, on peut y être certain… d’ « un résultat insuffisant » ! J’accompagne, dans la liberté qu’offre la psychanalyse, l’inventivité même de chacun. Et au sein de la société : reine-mère à jamais…

***

Henri Kaufman  me convie ainsi à contribuer légère à son ouvrage sous presse :

TOUT SAVOIR SUR la Créative Attitude

Et je réalise mon désir

Mon Sieur

Merci

 

D’inconscient à inconscient, réapprendre le management

 
 
imageElle est responsable d’un point de vente en cette chaîne à succès. Et elle est désignée coachée de l’année. « Une année ratée », dit-elle.
 
– Mon superviseur est parti sans préavis, et j’ai du assumer seule une des plus grandes boutiques de l’enseigne, ajoute-t-elle. Pour une première expérience de management c’était trop ! Alors apprenez-moi à mieux m’organiser et à motiver mon équipe. Quelques repères et je reprendrai de plus belle !
 
– Passons d’abord un peu de temps sur votre motivation à vous… et sur votre assise, lui rétorque le coach. Il remarque en passant qu’elle se tient en bord de son fauteuil, et le lui confie : – êtes-vous bien installée ici-même ?
 
– Merci bien mais c’est la façon naturelle dont je m’assois. Alors ! Comment procédons-nous ?
 
– Comme vous le faites là. Parlez-moi de vous comme ça vous vient naturellement.
 
Le coach se laisse alors aller, sans trop y penser, à la détente que sa cliente se refuse net. Il se cale dans son fauteuil et repose sa tête en arrière. La manageuse l’imite sans y prêter attention… Sauf que, très rapidement, elle sursaute et se relève :
 
– C’est l’image de mon père mort quand j’avais 8 ans qui m’assaille soudain !
 
 
L’inconscient s’invite en la relation. Un lapsus du corps et il prend son séant. 
Un lapsus… de l’accompagnant ! Il met en acte ce que son client évite à son tour pour une raison inconsciente refoulée. 
 
Autant de directivité, d’efficacité et d’aplomb suggéraient déjà fort une « angoisse de mort ». Lâchant ses résistances d’un mouvement du corps et de quelques mots, cette femme dirigeante a replongé à son insu dans le drame de son enfance ; un drame dont elle a perdu tout souvenir. Alors qu’elle a en tête la relative déconvenue d’un responsable hiérarchique absent, son inconscient lui fait revivre les conditions, complètement inacceptables aux yeux de l’enfant qu’elle était alors, de la disparition tragique de son père.
 
Comment retrouver ses marques en tant que manager, figure d’autorité, quand la figure originelle a manqué ? En relation avec son coach, re-connaisseur de l’indicible et modèle de renouveau.
 
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Si vous êtes coachs expérimentés, superviseurs ou thérapeutes, alors Eva Matesanz et André de Châteuvieux aiment vous inviter à un atelier inédit et de rentrée :

 

L’inconscient, outil inné pour accompagner

Ce sera le vendredi 20 septembre à l’Atelier de l’Art de Changer, Paris 9.
Une journée ni clinique ni chamanique, dans un lieu propice au retour à soi, et animée sur le mode singulier de la supervision en groupe de pairs et en duo, pour prendre soin de ce que nos confrères psychanalystes nomment « l’inconscient instrumental ».

 
 
 
 
 
 

Retour à soi

« Le moi n’est pas maître en sa propre maison », Sigmund Freud
Il est seulement pré-conscient. L’inconscient s’y dispute à la conscience, jamais pleine.

 

Retourner en ces murs d’habitude après l’été. Et ressentir : que les mètres de vie habitable se sont réduits.
 
Sentir aussi prestement que tout changement sera factice : de décor, de dialogues ou de distribution. 
 
Reste à se changer soi. En ce qui est déjà là. 
 
De ses mots à elle, qui sont justes de ce qu’en accompagnement elle vit :
 
 » – J’ai entassé dans ma tête et en mon coeur, par dessus de celle que j’étais, des strates de celle que je ne serai jamais. Perdre des centimètres m’ira bien. « 

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L’inconscient fait sa rentrée

• Développer cette faculté subtile et profonde de communiquer d’inconscient à inconscient dans la relation d’accompagnement.
• Mettre à jour et éprouver ce qui freine ou inhibe cet outil singulier et inné.

Pour qui ?
• Les coachs expérimentés, les superviseurs et les thérapeutes

« Je me suis souvent senti plus petit parmi mes pairs. Mais au fond ma modestie m’a bien servi ici ! Et j’ai eu une belle progression dans le management… même si ça n’a pas toujours été choisi. »

Il est assis là, tout droit, au fond de son fauteuil ; il dirige une grosse équipe dans un business en développement et il déroule son histoire au coach :

– J’aimerais à présent prendre une Direction Générale sans plus me minorer. J’ai déjà des premières propositions. Mais j’ai peur de prendre le pouvoir. Et c’est là que j’ai besoin de vous… Mais déjà vous me faites un peu peur aussi…

Le coach, en écoute nomade, moitié ici, moitié ailleurs, sans autre outil que l’attention à ses propres pulsions en présence du dirigeant. Et là, c’est un double élan qui l’anime : un désir de protection et, en même temps, de l’agressivité. Alors il aime questionner cette ambivalence :

– Vous m’avez dit tout à l’heure que votre mère était la secrétaire de votre père durant toute sa vie de patron… et qu’alors il la malmenait sous vos yeux d’enfant.

– Oui… Et alors !?

– Et vous-même, aujourd’hui, vous devez avoir une secrétaire ?

– Oui ! Mais dans cette relation-là pas de répétition du passé ! Et il s’en étouffe un peu pourtant.

Il reprend sa respiration et poursuit  :

– Et cette femme-là est handicapée… Mais c’est vrai que je dois m’en séparer actuellement !

Et il y a alors sur ses lèvres tout à la fois l’esquisse d’un sourire et une grimace.

 

 

Lapsus ou pulsions qui affleurent, passages à l’acte ou évitements… C’est l’inconscient qui s’invite en séance ; et c’est cette matière-là, précieuse, indicible, vivante, qu’il s’agit d’oser nommer, pétrir, patiemment, doucement, avec chaque client.

Ainsi ce dirigeant-là a aimé progresser jusqu’alors en empruntant plutôt un rôle de soumission ; comme sa mère. Et s’il va plus ouvertement aujourd’hui vers son désir, s’il « prend le pouvoir », alors il a peur de devenir comme son père.

Mais au fond il est peut-être déjà l’un et l’autre !

 

Si vous êtes coachs expérimentés, superviseurs ou thérapeutes, alors on aime vous inviter à un atelier inédit et de rentrée :

L’inconscient, outil inné du coach.

 

https://ever-mind.fr/evenements/atelier-de-linconscient-instrumental/Ce sera le vendredi 20 septembre à l’Atelier des Jardiniers, près de Sens.

Une journée ni clinique ni chamanique, dans un lieu propice au retour à soi, et animée sur le mode singulier de la supervision en groupe de pairs et en duo, pour prendre soin de ce que nos confrères psychanalystes nomment « l’inconscient instrumental ».

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L’Atelier de l’Inconscient

L’inconscient instrumental, outil inné du coach

 

Pour quoi ?

• Développer cette faculté subtile et profonde de communiquer d’inconscient à inconscient dans chaque relation d’accompagnement.

• Mettre à jour et éprouver ce qui, au fond de nous, freine ou inhibe cet outil singulier et inné.

 

 

Pour qui ?

• Les coachs expérimentés, les superviseurs et les thérapeutes

 

 

Comment ?

• Travail en groupe de pairs sur le mode expérientiel et analytique

• Accompagnement en duo, au féminin-masculin.

 

 

Quand ?

• Vendredi 20 septembre de 10h30 à 17h30

 

 

Combien ?

• 240 € TTC

 

 

Où ?

• L’Atelier des Jardiniers, près de SENS (à 55 mn par le train Gare de Paris-Bercy)

 

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Photo : L’inconscient – Magritte
 

Ego trip

Remonter la faille de part et d’autre de l’été. Être… Plutôt qu’ego.

Remonter la faille de part et d’autre de l’été. 

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De part et d’autre de l’été. 
Les mêmes lieux, les mêmes temps, les mêmes liens.

Qui n’a pas un jour rêvé de s’échouer dans un rivage incertain ?
Savez-vous que vous retrouveriez du même, encore et encore, répété ?
Parce que c’est vous, et rien d’autre, qui tissez avec l’espace, avec les êtres et habitudes, vos propres rets.
 
De part et d’autre de l’été, être. 
Être qui se « m’aime » moins… Remonter la faille pourrait.
 
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