Planète business : Mars ou Vénus ?

imageInterviewé par BFM Business, pour un nouveau programme intitulé PlanetBusiness, sur « l’égalité hommes/femmes dans les entreprises » :qu’est-ce que le management au féminin, s’il existe ? ce que les femmes apportent de plus et de différent que les hommes ?

En partage ici quelques idées bien personnelles prises en note par la journaliste :

« Au détour d’une crise, d’un changement d’organisation ou d’un passage de cap délicat, les dirigeants, hommes ou femmes, qui viennent en coaching à l’Atelier, cherchent à décoder leur mode de fonctionnement singulier et puis à sortir des rapports de force pour aller dans l’alliance, interagir autrement avec le sexe opposé. 

Les hommes sont parfois effrayés par la « femme-phallique » : ils ont des peurs profondes et archaïques qui se réveillent à leur contact : peur d’être dévoré, castré, anéanti. »

Le management au féminin est un management AVEC plutôt que CONTRE ; en exemple, au matin entre les draps : 
Lui : – Dis, je peux aller contre toi ?
Elle : – Dis, je peux venir avec toi ?! »
La femme essaie de démultiplier les potentiels de chacun, elle a une démarche plus coopérative. 
Le management masculin est historiquement paternaliste, directif, dominateur.
Et pourtant ce qui amène de la performance, c’est de mixer les pouvoirs, mettre du féminin dans le masculin et inversement.

Nous sommes arrivés aux limites d’un modèle, celui de l’homme dans une logique prédatrice. Et on se trimbale un modèle historique : les hommes dans le monde, les femmes dans le monde intime, plutôt dedans que dehors. 
La femme est moins, je crois, dans une logique destructrice, elle est dans le processus du vivant : elle donne la vie et en prend soin. Tandis que l’homme pénètre, ensemence et puis peut s’éloigner. 
Les hommes ne lâcheront pas le pouvoir comme ça. C’était un acquis et, en même temps, leur territoire est aujourd’hui en danger, remis en cause par la femme. C’est un chemin a priori douloureux. Et pourtant s’il traverse ses peurs et puis partage les commandes avec les femmes, il va gagner en lâcher prise ; il aura moins de stress et d’épuisement. Car tenter de tout contrôler est épuisant au fond. 

L’homme est dans le contrôle, la femme est dans l’émergence, le laisser aller de la vie, ; elle cherche à faire alliance, sans plan d’action a priori. Lui est dans un mode obsessionnel, elle est dans un mode d’accueil, plus propice aux nouvelles idées et aux changements.
La femme est moins prédatrice et plus à l’écoute de l’écologique que de l’économique. Elle est plus soucieuse au fond des ressources naturelles et humaines. »

 

 

Auteur : André de Châteauvieux

André de Châteauvieux dirige le cabinet de l'Art-de-Changer : un espace singulier dédié à l'accompagnement des dirigeants, à la supervision des coachs et à l'innovation dans le champ du coaching : "Coach de dirigeants et superviseur de coachs, thérapeute et enseignant à l'université de Paris II, j'aime accompagner au cœur des crises et par-delà. Un peu comme un médecin chinois au fond. Un peu chercheur aussi, j'aime animer des journées d'étude pour les fédérations de coachs et puis écrire sur les coulisses de l'accompagnement : Le grand livre de la supervision (Eyrolles, 2010), Le livre d'or du coaching (Eyrolles, 2013). Et parfois vagabonder sur les chemins de traverse avec mon piano à mots."

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