Mon cadre, votre parole

Pour vous, accompagnateurs, un rappel des éléments du cadre, et puis, chacun le sien. Bâtissez le votre plutôt que de démolir le mien.

Poser le cadre.

C’est l’attribution de l’accompagnateur.

L’accompagné se glisse dans ce cadre pour sa sécurité et dès qu’il se sent en confiance, il y apporte son transfert d’affects habituels, ceux issus de ces relations précoces avec papa-maman, ensuite plus ou moins subtilisés. Ce sont ces glissades singulières qui font la danse avec l’accompagnateur, dont c’est le métier de les lui révéler. L’analyse du transfert a lieu. Avec ou sans la parole de l’accompagnateur. Surtout par la parole de l’accompagné.

Lorsque l’accompagné est en supervision, qu’il est lui-même accompagnateur, plutôt que d’y insérer ses affects dans tous les coins, ça peut lui prendre de vouloir retourner ce terrain de rivalité, d’Oedipe mal fermé, qu’est le cadre partagé, puisqu’il est dans ses attributions ! Il fusionne. Le cadre posé ne fait plus tiers comme initialement accordé pour permettre à l’accompagnateur ici de s’oublier lui-même.

Pour vous, accompagnateurs, un rappel des éléments du cadre, et puis, chacun le sien. Mais lorsque vous venez vous faire accompagner de moi, c’est mon cadre qui prime. Le vôtre prime et sécurise vos accompagnements à vous. Il exprime votre propre désir d’accompagner.

Votre désir d’être accompagné je l’accueille dans mon cadre en grand et en profondeur. Soyez heureux.

LES ÉLÉMENTS DU CADRE

Le cadre pratique
Le lieu et le rythme des séances
L’espace psychique alloué dans une fenêtre horaire
Le règlement des séances

Le cadre conceptuel
Les références théoriques et cliniques de l’accompagnateur

Le cadre professionnel
La communauté ou les communautés de référence et d’échange de pratiques

Le cadre intériorisé
La « assez bonne » sécurité ontologique de l’accompagnateur
La « assez bonne » métabolisation de sa formation
L’intervention subjective qui fait le lien

Avec ceci, vraiment vraiment, quels que soient les demandes et les tournants, vous serez un accompagnateur heureux, et ce sera de même pour l’accompagné, vous-même, les vôtres, tous ceux qui le veulent, vraiment vraiment, bien.

🙂

De retour sur la route

En route, car après m’être plongée dans la cohue du matin dans le métro, j’ai pris un bus d’entreprise.
Cela me fait penser à l’instant aux bus scolaires. Sur mon premier trajet dans la navette, l’un des membres de mon jury, représentant le pôle RH m’a reconnue et j’ai eu un accueil anticipé avant de rejoindre l’équipe.
Le site de l’entreprise occupe une grande superficie, des arbres encore verdoyants se dressent de part et d’autres.

L’accueil des collègues a été agréable, le management a priori souple, les déjeuners à la cantine fort copieux avec les discussions habituelles, bébé malade, qualité du repas, films et séries TV , et les avis sur les absents…
 
Concernant le projet/première tâche qui m’a été confiée, c’est très nouveau et c’est excitant du coup, en même temps il y a la difficulté/le défi de comprendre et maitriser les aspects juridiques… c’était prévisible.
 
Je vous tiens au courant pour nos prochains rendez-vous, et des horaires les plus adaptées aux bus publics et navettes.
 
Je vous souhaite une très bonne semaine!
 
Chaleureusement!

C.

Dimanche 6 Octobre

**
 
Elle sonnait à la porte de mon profil LinkedIn en tout début d’année :
 
– Je suis Docteur en Sciences, douée en langues et geek naturelle comme toute ma génération, et je galère de vacation en vacation. Là-même, je viens de perdre l’occasion de convertir un CDD. Je suis au chômage alors ! Auriez-vous un conseil à me donner ?!
 
– De bien pauvre conseil je serai si cela ne vient pas de vous…
 
– « A partir de moi » – C’est ce qu’elle a retenu. – « Ma voie n’existe que sous mes propres pas. »
 
Je l’ai accompagnée selon un processus exigeant de séances d’une heure deux à trois fois par mois. Qu’elles a honorées avec joie, rage et courage à la fois. Et en acceptant de rester toujours sur ce fil singulier du « à partir de moi », sans techniques ni soutien à sa recherche d’emploi.
 
Janvier, février, mars, averses, avril et mai, un peu de soleil, juin, il fait froid, juillet, bientôt les vacances quoi qu’il en soit. Et oui. En août vacance et son contrat pour le 1er Octobre.
 
Et pas n’importe lequel ! Celui « à partir de moi ». Du sur mesure sur son corps et son âme, si beaux à voir…
 
Analyse en face à face, et à la croisée des regards, cette route qui va.
 
*
Ecole-primaire