Sur le divan sans fil

Un corps allongé – il semble déformé. Les contours de son crâne et ceux de ses pieds se confondent dans la perspective. Sur mon divan, je devine un corps insecte, presque désarticulé.

Surgie de ce corps, comme un centre de gravité, sa parole… Et cette gravité trouve un instant refuge dans une émotion qui se préparait depuis le début de la séance – je n’entends rien, son émotion seule me parvient. Progressivement, sa couleur se précise, celle de la peur.

A l’instant, elle vient de se fixer. Je la devine, elle me traverse… une impression viscérale, informe et vadrouillante qui s’accroche un instant à l’image du ciel matinal et profond que mon regard explore.

Je reviens vers mon patient, comme pour retrouver le fil de son propos et reprendre pied dans mon écoute – mais je n’ai plus de mémoire.

Pour débrancher le porte-mental et ajouter des poissons au ciel, rendez vous en espace analytique à l’Atelier des Jardiniers.