La psychanalyse en groupe, une analyse résolument contemporaine bénéfique à chacun de nous

Une société qui est fondée sur le lien et la collaboration pour dépasser des réalités complexes (le progres destructeur, la mondialisation et ses interdépendances, la guerre continue et les migrations) suscite des phenomenes de groupe très profonds qu’il est possible d’analyser autrement que jusqu’ici cela a ete fait, par des constat constats et des modèles scientistes, passifs. La psychanalyse de groupe nous concerne tous.

DG de l’association ASM13, Françoise Moggio ouvre le 1er colloque sur le thème de l’analyse ultime du groupe, de ses soubassements psychiques et affectifs, à niveau international, avec la participation de praticiens éminents de la Tavistok Clinic de Londres et du Centre homologue d’Athènes dont l’intervenant auteur de l’introduction qui va suivre est issu.Le partage est mené sous la forme de la Confrontation clinique, de l’analyse de cas et de la controverse professionnelle qu’ils suscitent. En psychanalyse, la clinique, la pratique, produit le matériau à partir duquel se construit la théorie.

L’Essor de la psychanalyse en groupe répond au besoin de représentations de l’organisation personnelle et collective.

Une société où dominent les projections et la mise en acte rend de plus en plus difficile l’analyse du transfert, de l’affect et des fantasmes, en rencontre interpersonnelle, en psychanalyse intime. L’expérience multi-personnelle sert à la compréhension de chacun.

Une société qui est fondée sur le lien et la collaboration pour dépasser des réalités complexes (le progres destructeur, la mondialisation et ses interdépendances, la guerre continue et les migrations) suscite des phenomenes de groupe très profonds qu’il est possible d’analyser autrement que jusqu’ici cela a ete fait, par des constat constats et des modèles scientistes, passifs.

La psychanalyse de groupe nous concerne tous.

Table ronde Intérêt et limites de la psychanalyse de groupe un siècle après sa création

Klimis Navridis aborde le cadre historique et le retour d’expérience.

Intérêt et limites pratiques groupales en milieu institutionnel

Grandes réformes psychiatriques du XX éme siècle – fondateurs

Le Petit groupe apparaît dès les fondations de la psychanalyse.
Initialement dans le Cadre psychiatrique hospitalier.
Bion et Foulkes, Ezriel en Europe.
Pichon Rivière Buenos aires.
La théorie psychanalytique se met à l épreuve du social et du préœdipien.

Bion et Foulkes, les pionniers :

Stupéfaits par leurs découvertes lors de l’expérience de Northfield pour la rééducation et la réinsertion des trans traumatisés de la Grande guerre.
La Composition multipersonnelle :

– Fait apparaître toute la complexité et la conflictualité de la réalité intrapsychique
– Genère des Phénomènes et dynamiques complexes

Il fallait une « extension », selon le terme finalement adopté par Käes, de l’ecole française, avec la révision de certaines notions et la création de nouvelles notions.
Les notions revisitées ont été celles de Transfert, objet, lien. Le transfert s’adressait à une figure de référence, prise pour les figures d’originé maternelle et paternelle. Ces figures sont des « objets psychiques » pour le sujet. Le lien est un lien affectif et cognitif, une demande d’amour et de savoir essentiellement « qui je suis ».

Le changement de cadre obligé à revoir des notions émergées dans un cadre différent.

Le dispositif groupal peut permettre de revivre des expériences refoulées et des émotions intenses. Il convoque un Affectif immédiat et pas uniquement un narratif qui ouvre sur cet affectif.

Dans la cure-type, unipersonnelle, l’Analyste reçoit des parties clivées du monde interne. Niées et pourtant agissantes au quotidien. L’interprétation permet à l’analysant de se les reapproprier.

Dans le groupe d’autres expriment verbalement ou dans l’acte des parties de l’émotion refoulée de chacun.

L’Objet interne est présent en tant qu’objet externe. Ceci met en difficulté certains participants qui seulement par la persévérance dans le lien pourront se reapproprier leurs pensées et leurs émois enfin réorganisés. Les nouveaux concepts sont ceux des enveloppes psychiques successives, du moi, de nous, du meta-cadre qu’est l’institution ou l’entreprise, et ceux des organisateurs que sont essentiellement les fantasmes qui agissent le groupe et qu’il va être possible de déplier dans le temps pourvu que le lien tienne. Le rôle de l’analyste, des co-analystes souvent, et d’encadrer le processus qui permet un tel dépliage plutôt que de laisser le fantasme envahir et détruire aussitôt.

 

Points clés de la spécificité de cette offre

1 Un cadre fiable et solide de réunions régulières permettant effectivement une sécurité et une liberté de parole avec l’accueil inopiné de transferts dissociés, agressifs et symbiotiques.
2 La possibilité de diffraction de ces affects sur les différents protagonistes y compris le groupe entier sans que personne s’en défende durablement.
Les mouvements transférentiels, les déplacements d’affects permettent la co thérapie, provoquent un travail de liaison intrapsychique progressive entre parties qui jusque là s’ignoraient.
3 ) Un lieu de reconstruction ou construction subjective par le dépassement des menaces et des angoisses surgissant des incorporats archaïques d’intrusion et d’effraction (vécu lors des premiers soins). Un lieu de dépôt en somme des parties non symbolisées de la psyché.

Des difficultés surgissent aussi. Le groupe n’est pas seulement matriciel, réceptacle, comme le voyaient Foulkes et Anzieu au prolongent du moi peau théorisé par ce dernier. Il est stimulateur comme l’ont su Kaes et Bion. Il est excitant. La présence réelle des menaces imaginées réveille de l’excitation ou bien paralyse, fige et retranche derrière des résistances.

Crainte de dépossession de la conduite
Crainte de la déstabilisation de la déstructuration psychique
Résistance à entrer dans un travail transférentiel dans lequel chacun est concerné, sans dérogation

De plus le groupe est lui même un incorporat au sein du cadre plus large économique et sociétal. Il est une crainte de devenir et demeurer un objet étranger non intégrable.

Comment concilier liberté expression et confidentialité sécurité

L’Animateur a aussi ce rôle d’interface, un rôle pas tant secret que discret, partageable. Nul besoin de leaders, besoin de médiateurs. Il s’agit de permettre tout un travail de pensée entre enveloppes emboîtées, entre parties clivées, dans un climat affectif primaire de persécution, de dépendance, plus que jamais. Sans une guidante, une prescience.

Learning from experience, apprendre par l »expérience selon Wilfred Bion.
Apprendre la psychologie. Développer nos capacités psychiques ainsi.
Ne pas développer en toute inconscience une Psychopathologie partagée, un lien par l’adversité comme celui des Gilets Jaunes, des femmes réunies en Metoo réducteur.

Reconnaitre individuellement la difficulté d’être humain auprès d’autres humains auxquels reconnaître l’humanité imparfaite.

Les animateurs, médiateurs, fournissent un travail inter-séances de groupe effectivement réuni, de corps et d’esprit, un travail d’analyse sincère de leurs propres affects croisés. Les vrais leaders d’une société contemporaine sont ceux capables de se livrer entre eux sur leurs responsabilités considérables et si réduites a la fois a l’échelle d’un seul.

Mettre de « l’ambulatoire » en groupe dans votre ambition de changement « corporate »

Le propre des groupes « ambulatoires », ceux dont les participants ne sont pas réunis sur leur lieu du travail ou bien dans l’extension de ce lieu que peut être un séminaire de formation interne est d’adresser de front la difficulté de s’y engager, de se rendre effectivement au lieu et à la rencontre d’un intervenant extérieur ET de participants extérieurs, étrangers à soi-même. L’illusion du corps social partagé est abattue au profit du réel du monde, du réel en soi, l’incommensurable abîme et la fuyante trajectoire que cela engagera.
Déambuler jusqu’au groupe, aux abords du groupe, puis, marcher droit dans le « moi » faire « nous » et faire ensemble, là est tout le travail.
Il est donc bien naturel de nous former auprès de ceux qui analysent en profondeur aussi le sujet seul – irremplaçable, inaliénable et profondément aliéné dans le sens du manque de lien avec lui-même, de par l’ignorance ontologique que provoquent (1) le refoulement entre conscient et inconscient, (2) les clivages entre l’acceptable, pour narcissisant, et inacceptable pour asocial -, les mêmes qui permettent l’analyse du sujet en groupe, le sujet en lien sans que cela ne soit pas donné par le partage d’un temps et d’un lieu.

L’analyse en groupe

La psychanalyse en groupe en plein essor, colloque ASM13

Ce vendredi et samedi 1er et 2 février les psychanalystes de groupe de l’ASM 13 issus pour la plupart de la Société Psychanalytique de Paris dans une extension de la cure-type, individuelle stricte, le colloque singulier, vers le travail à plusieurs, la parole multi-personnelle qui dit tout de chacun, osaient poursuivre les travaux de Didier Anzieu, René Kaës, Bérajano jadis réunis dans une SPP-G pour groupe, des pionniers que furent Wilfred Bion en Angleterre et Serge Lebovici en France. Saint Alban s’est fait dépasser par la psychiatrie moderne en mal d’humanité flagrant actuellement. Tavistok par contre, poursuit son essor en Grande Bretagne et dans le monde.

En ce début de février Caroline Garland, psychanalyste et chercheuse de cet Institut majeur, présidait l’événement qui se dotait de l’intitulé ambitieux et à la fois réaliste : D’une psychanalyse de groupe en plein essor ? Avec le point d’interrogation.
50 ans après sa création, l’ASM 13 fleurit avec un développement sur tous les secteurs cliniques. Le Centre Alfred Binet est la suite des premières prises en charge des enfants. Les traitements psychanalytiques ont trouvé une solution originale avec la création du centre Evelyne et Jean Kestemberg, où les patients psychotiques bénéficient de traitements psychanalytiques appropriées (psychothérapies, psychodrame etc.). Dans les années 1970, l’ASM 13 crée aussi une clinique en ville. La Policlinique appelée aussi Centre Favereau redevient un modèle pour le développement des Centres d’accueil et de crise de la vie adulte.
Toutes ces activités étaient présentes au colloque de cette année. J’ai particulièrement apprécié la formation à la supervision d’intervenants en groupe par le grand groupe que nous formions, dans une dynamique d’animation « fish bowl » pour ceux qui connaissent cette technique de prise de parole libre et engagé parmi de nombreux participants, ici 150 inscrits, autour des deux cas présentés par leurs psychanalystes de groupe respectifs, discutés sous la forme de la controverse professionnelle par Caroline Garland. Ensuite place aux commentaires, questions, éléments de gêne et d’émerveillement de ceux qui à partir du cercle rejoignent la scène du partage. Sans jamais trouver de réponse, juste quelques nouvelles associations d’idées. Un régal de liberté et de justesse.
L’un des cas était un cas dit « lourd », institutionnel, d’anorexiques en accueil de jour que le groupe engage dans toute autre chose que de parler de leur maladie comme seule source identitaire. Elles se livrent par le jeu à leurs désirs véritables de croquer la vie et leurs proches en commençant par l’animateur tenu à l’écart du jeu mais clairement représenté dans le choix d’un des acteurs : guide, homme et étranger. La traversée du fantasme est possible lorsqu’on le vit chaque jour sans pouvoir le réaliser.
L’autre cas était a priori plus dans la norme sociale, avec des personnes prises en charge médicalement pour des symptômes dits morbides, envahissants, qui font vie dite « normale ». Le psychiatre les adresse à un psychanalyste pour pouvoir faire un travail d’élaboration de ce que ces symptômes recouvrent. Une personnalité prise en otage se découvre.
La conductrice du groupe exerce désormais en libéral. Il n’y a pas de prise en charge institutionnelle. Chacun règle la séance et revient chaque semaine comme dans une psychanalyse individuelle face à face. Ici, c’est « face à faces » : chacun avec ses multiples facettes, contradictoires, qu’il ou qu’elle a du mal à rassembler, fait face à de multiples faces qui lui reviennent plus ou moins. La séance soumise à supervision faisait cas d’une problématique de rejet, précisément, de la part d’une participante ayant engagé une psychanalyse individuelle en parallèle à l’occasion d’un événement toujours marquant : l’intégration d’un nouvel entrant dans le groupe. Les difficultés de la perte de place, avec la redistribution des rôles, des faces, étaient exacerbées. La responsable du groupe se trouvait elle même déstabilisée par la ligne de partage que la patiente impose entre un psychanalyste de l’ombre et celui de la lumière que jusqu’ici elle assumait sans rien « contrôler », dans confiance aveugle, comme le désir est aveugle, dans le processus groupal.
Et c’est cette dynamique de groupe, d’un autre groupe, celui mené par Anastasia Toliou, mon professeur du temps de ma formation en psychopathologie à Paris 8, que je retiens ici pour sujet que j’aime développer.
Les problématiques des participants ont peu d’importance et elles restent confidentielles. J’ai apprécié la partition d’Anastasia pour nous faire entendre cette dynamique subtile du groupe qui n’est pas, qui se forme de la venue de sujets libres et à la fois mutilés de leur essence. Etats limites on les nomme. A fleur de peau. Très réactifs. Porteurs d’un masque social. Comme tant de nous en somme sur la scène de l’entreprise. Nous sommes si peu nombreux à faire un travail autre qu’un coaching de circonstance ou une formation adaptative !
Déambuler à la rencontre d’un groupe d’analyse. Le désir tendu comme jamais : qu’on vienne me chercher ou que je disparaisse. C’est comme cela que beaucoup se vivent. Ou alors okay je viens et je viens pour vous détruire. Je disparais avec vous.
Celui-ci est le scénario latent et les choix sont fatals.
Personne est indispensable et pourtant, le groupe est le groupe formé par tous ses participants présents de corps un temps donné. Chacun doit finir par y arriver !
Celles-ci sont les règles posées par les conducteurs d’un tel groupe qui sont assimilées peu à peu : régularité, parole libre dans le temps alloué, libre association non seulement verbale, aussi gestuelle et comportementale, réintroduction dans le groupe des événements vécus ensemble ou personnellement hors réunion qui nécessitent d’être connus de tous.
Le groupe devient l’acteur de la transformation. Un organisme vivant à lui seul. Le groupe au complet.
La subjectivité est une solitude. La parole met en lien et déploie la subjectivité ! Ceci étant, les effets pervers de la parole sont de trois ordres :
– Créer le lien par la souffrance, par une forme de rivalité, de concurrence dans plus de souffrance. Tous ou certains.
– Banaliser, rationaliser, dénier, au contraire. Tous, certains ou un seul.
– Agir selon l’impulsivité pendant la séance ou autour de la séance au moyen d’absences, de retards ou de messages permis par la connexion à distance. Un seul ou plusieurs.
Les participants consentent à une interdépendance dans un objectif personnel d’aller bien, de penser bien, de créer bien.
Les tenants du cadre alors peuvent être « compris » :
Respecter la régularité pour la continuité.
Protéger la confidentialité pour la confiance.
Limiter les échanges interpersonnels hors groupe multi-personnel
Le premier écueil une fois le groupe rallié serait de croire que l’appartenance suffit à l’identification ; le lien, l’investissement affectif, doit être effectif. Il ne se commande pas. Mais il est possible de déplacer l’investissement formel vers l’investissement sur le fond, sur la compréhension de soi, de ce groupe et du monde.
Il s’agira d’apprendre par l’expérience davantage que par le simple fait d’assister ou même participer à des échanges.  Il y a là un laisser faire, vivre l’expérience sensible.
Ceci touche au deuxième terrain sensible du travail en groupe. Le premier était celui de l’approcher de soi-même, sans se dérober et en faisant cela se refuser la vie, ni être dans la polarité contraire : le saisir pleinement pour le dérober à sa vie et s’y perdre aussi en tant que composant du groupe.
Le deuxième est d’en dépendre profondément, de se savoir ignorer l’expérience tant qu’elle n’est pas partagée et de s’autoriser à l’attaquer par la même occasion, à infléchir l’expérience de sa propre violence d’exister en son sein, d’en faire partie, de prendre part et de prendre sa part de ce que le groupe est.
Comme il est si difficile de vivre en lien avec d’autres vies, il est une recherche de stabilisation dans des ajustements formels, dans des rappels extérieurs ou d’un autre temps. Les problèmes familiaux ou professionnels. Chut. Parlons d’ici et de maintenant.
Le ou les conducteurs rappellent la décision de chacun d’intégrer un groupe fondée sur un espoir. Le groupe est un troc d’espoir jamais perdu ou gâché. Chacun peut déposer ses espoirs, faibles ou surinvestis ; il reçoit les expériences qu’il y vit.
Le conducteur est lui même expérimenté dans l’expérience de groupe : un groupe contient et diffracte en même temps, qui permet le morcellement, la séparation nette et précise d’éléments les plus divers sans qu’ils ne se perdent. Il existe des limites partagées et il existe un vécu multi-expérientiel. Puis, le conducteur connaît l’ambivalence du désir :
–  Le désir de connaître attaque le processus de pensée, éviter de penser.
–  La connaissance est confondue avec la croyance et les certitudes.
–  Le besoin de contenance attaque la dépendance.
Le conducteur s’autorise la rêverie, l’imagination afin d’introduire et développer des éléments émotionnels qui complexifient les éléments en présence et qui amplifient les limites de la contenance et de la connaissance.
« To fill in the feeling » est le rôle du conducteur selon Bion, le pionnier de la psychodynamique de groupe.
Les échanges sont bêta. L’animateur les élève au rang Alpha. Celui de la sensibilité d’une mère pour son enfant qui lui permet de quitter les processus primaires de nourrissage, chaleur, réconfort ; les processus morbides de la seule mentalisation. Il atteint la satisfaction et le sens du lien.
Les participants souhaitent d’eux-mêmes créer et développer le groupe qu’ils forment. C’est d’eux-mêmes que dépend son existence et sa vie vivante. Ils font du groupe un objet contenant et un objet qui pense, qui produit quelque chose qui n’existerait pas sans lui.
Le « moi » ne s’appartient pas. Il a besoin d’appartenir à un groupe humain pour pouvoir s’appartenir pleinement. L’appartenance comme nous l’avons vu implique l’identification au groupe en premier et l’investissement ensuite auprès de chacun.
Le désinvestissement de soi et l’identification de quelque chose de différent en soi avec lequel on rentre enfin en lien. Le moi advient là où la destructivité dominait.Le « nous » devient créateur ensemble là où il était mal assemblé, fait de déroutes et d’abîmes personnels, rappelez-vous, au premier abord. Le choc est salutaire sans les électrochocs d’antan ni les shakers, hackers et crackers de nos jours absurdes. Bougez-vous, mélangez-vous, retrouvez-vous.
A suivre…

Un groupe naturel

La première fois que j’ai entendu, ou plutôt lu, l’expression, cela m’a impacté.

Le groupe naturel.

C’était dans un manuel d’accompagnement psychologique. De psychosociologie précisément. Les psycho-analystes institutionnels formaient des groupes à but thérapeutique. La psychanalyse et la sociologie naissantes – Freud et Durkheim ont pareillement appliqué les méthodes de recherche scientifique au social et à l’humain, l’un en s’appuyant sur les statistiques et l’autre sur le cas isolé, parfaitement « étranger », révélateur de tout le caché en chacun de nous depuis toujours et à jamais -, dans l’entre-deux-guerres perpétuel qui commence en 1870, ces nouveaux docteurs de l’âme autant que du corps réunissaient des hommes pour mieux en prendre soin.

Cela se poursuit aujourd’hui par le droit à la formation continue et par le rythme effréné de création de modules formations d’entreprise et de groupes de transition contenus dans la démarche de « outplacement » ou fréquentés dans un état de rébellion, avec quelques autres rencontrés sur les réseaux (Les 100 barbares, Switch collective, etc.).

Non. Les analystes autres que capitalistes ou marxistes de la première heure ont vite constaté la capacité naturelle des hommes d’alors à se regrouper sans injonction ni transition. Ni la réparation d’un mal ni d’une solitude,  ni même la création, ni en silo ni en réseau, ne les motive. C’est ce que certains ont respecté et tout simplement adossé dans une anti-psychiatrie courageuse qui se poursuit discrètement de nos jours : de Oury à Tisseron dans le civile, de Bion, puis Enriquez et Dejours à quelques nous dans l’entreprise.

Le groupe naturel c’est la démarche de Bertrand (Matthieu Amalric) dans Le Grand Bain. Et elle a été celle des autres avant qu’il ne les rejoigne en début de projection parce qu’il faut bien que quelqu’un se donne à voir de bout en bout dans une fiction qui attrape la vie.

Aucun intérêt pour la natation synchronisée. Aucune curiosité à priori pour la monitrice ou pour un ou l’autre des camarades. Les « je sais pas » de ses premières interactions ne sont pas que l’expression d’une dépression brandie.  Il n’est pas là pour ça non plus. Un besoin d’échapper à la foule, de rejoindre un groupe à taille humaine – peut-être comme la famille qu’on ne s’est pas choisie en naisant oui – et la possibilité de le faire à intervalles réguliers, parfaitement connus, parfaitement limités. Les jeudi à 19h, échauffement, exercices, douche, vestiaire, sauna et dernier verre. Beaucoup de silences, quelques lectures de la monitrice – étonnante source d’inspiration plutôt que spécialiste instituée du coaching sportif – et une prise de parole qui se limite à un seul et qui est totalement libre. Un seul peut alors dire tant de ce dont chacun n’a rien à dire. Des émotions jaillissent alors et ce sont des « flash » de mots : ta gueule, ah non, t’es con, fait chier, il a raison. Des mots d’esprit qui donnent la parole à l’inconscient pour exprimer la gêne, la colère, la tristesse, la joie aussi qu’on s’interdit, dont on soupçonne l’autre d’être le provocateur enfoui.

Et soudain, lorsque ce groupe trouve un objet extérieur que chacun pourrait convoiter – la médaille de la vraie vie pour chacun d’eux – ils deviennent des nageurs synchronisés, endossent les habits sans pouvoir les voler, et s’approprient une discipline qui est celle de leur désir très singulier.

Je me sens comme Delphine (Virginie Efira) lorsque dans les groupes qui se réunissent autour de notre activité avec André – que l’on appelle des fois de supervision, des fois d’analyse en groupe, des fois d’innovation mais qui sont des groupes naturels tout simplement et chacun le vit et se reconnaîtra dans ce que j’écris -, les participants toujours seuls écoutent nos poèmes et s’ébattent entre eux. C ‘est déjà bien plus beau que de fréquenter un de ces groupes « artificiels » précédemment cités. Mon vrai désir vrai serait qu’ils décrochent des étoiles, qu’ils se trouvent un objet à remporter et le baume d’une aurore boréale sur cette obscurité de vivre sans rien savoir ni pouvoir mais vouloir, oui, un je-ne-sais-quoi qui prend forme et cette forme importe peu. Voilà, serait le mot d’esprit dont jaillit l’humanité.

Votre groupe analyse et c’est cela la supervision

Vous aimerez pouvoir analyser votre pratique, superviser votre développement dans un cadre hors modes, hors experimentations et hors passe-droits inventés souvent par les plus faibles de la profession, qui prennent le pouvoir faute de l’avoir.

Si vous êtes à maturité dans votre métier d’accompagnateur – coach, conseil, formateur, psychologue, rh, manager – ou que vous avez fait de ce métier un choix de maturité, vous aimerez pouvoir analyser votre pratique, superviser votre développement dans un cadre hors modes, hors experimentations et hors passe-droits inventés souvent par les plus faibles de la profession, qui prennent le pouvoir faute de l’avoir.

Ce cadre est celui du groupe-analyse en présence d’un duo d’analystes non interventionnistes. Les ressorts naturels de l’idealisation, défensif, et de l’identification, qui, de défensive, projective, passe à créatrice au fur et à mesure des séances et des ajustements individuels et collectifs, trouvent leur place aisément et avec eux la pratique la plus humaine.

Ce cadre d’analyse collective pour des prises de conscience singulières restées discrètes autant que vraies est, de plus, transposable et transposé en entreprise, auprès de publics volontaires eux-mêmes,  par nos participants successifs à ce groupe mûr. Ils y restent en moyenne trois ans et entreprennent pour certains une psychanalyse individuelle. D’autres atteignent tout simplement la liberté d’exercer leur métier.

Libre à vous de rejoindre le parcours 2019 en afterwork, de 18h30 à 20h à Paris Centre (9ème) les 16 janvier, 13 février, 20 mars, 15 mai, 5 juin, 3 juillet, 18 septembre, 16 octobre, 20 novembre pour un forfait annuel de 1800 euros. Renouvellements et inscriptions auprès de André de Chateauvieux et d’Eva Matesanz.

*Pour rappel, la psychanalyse n’est pas un soin. Il s’agit d’une exploration large et profonde de ce qui constitue notre humanité, l’humanité de chacun. Elle ne guérit que « de surcroît » selon la formule consacrée. Le groupe a été découvert en même temps que le narcissisme par Sigmund Freud – en 1913 Wilfred Bion réunissait les premiers groupe-analyse – comme étant un support naturel à l’expression de l’intériorité depuis le fantasme qui nous habite, l’idealisation première du nouveau né vulnérable, jusqu’aux conflits intimes présents dans les identifications successives, chez les pairs en simultané. Mais nul besoin de revenir à ces constats cliniques et théoriques dans la vie du groupe : le groupe transforme sur ces bases que nous, analystes, nous pressons d’oublier pour mieux accompagner ce qui est.

La photo de couverture est, comme souvent, une création de Kate Parker Photography.

Travailler en groupe d’analyse de pratiques d’accompagnement de pratiques de transformation

Appréhender la transformation c’est d’abord appréhender sa propre transformation en lien avec les autres. Le groupe de pratiques de transformation d’entreprise s’adresse à tout professionnel, interne à l’entreprise ou en tant que consultant externe, souhaitant prendre l’envergure que l’entreprise et plus largement aujourd’hui l’éco-système requiert.

Il y a peu de formations pratiques pour le coaching d’organisation, les projets de transformation ou la conduite de démarches d’innovation. Mais il y a un groupe de développement et d’analyse de pratiques animé par deux analystes et dédié aux professionnels de différents métiers : directeurs de la transformation, de l’innovation, consultants, coaches, responsables RH. Si vous en êtes c’est le moment du renouveau.

André de Châteauvieux et moi aimons à la fois intervenir en duo au cœur du changement institutionnel et former tous les acteurs, les initier à la complexité de la nature humaine et à ses ressources naturelles. Nous sommes chargés d’enseignement à l’université dans ces domaines : D.U. Executive Coaching à Cergy, Master Coaching à Paris 2, HEC Executive Education Coaching d’organisation.

Cela fait une année que nous formons des coaches et des consultants à constituer et animer des équipes intervenantes plus à propos pour ces interventions d’essence collective, et nous supervisons aujourd’hui les équipes qu’ils ont su constituer.

Nous sommes ainsi heureux d’ouvrir un groupe dédié au développement et à la supervision de tout professionnel, interne à l’entreprise ou en tant que consultant externe, souhaitant prendre l’envergure que l’entreprise et plus largement aujourd’hui l’éco-système requiert de nous, les acteurs de l’humain à la fois singulier et socialement engagé.

 

« Quel est le meilleur gouvernement ? Celui qui nous enseigne à nous gouverner nous-mêmes. »

Goethe

 

GROUPE D’ANALYSE DE PRATIQUES DE TRANSFORMATION D’ENTREPRISE Eva Matesanz & André de Châteauvieux

 

Pourquoi rejoindre un groupe d’analyse des pratiques de la transformation en entreprise ?

Plusieurs métiers sont concernés par l’accompagnement du développement solide et durable des organisations :

– Ceux qui font partie de la structure comme la fonction ressources humaines en tant que partenaire stratégique, les responsables et les directeurs de l’organisation, de l’innovation, de la transformation et, plus récemment, du “change”.

– Ceux qui font partie d’un éco-système, qui assument les fonctions de soutien des fonctions clés de l’excellence opérationnelle, du recrutement et de développement des talents, des « relations publics », sur les réseaux et en plateformes d’usagers et clients, véritables accélérateurs d’une transformation plus vaste.

– Ceux missionnés pour une exploration de terrain, les sociologues, les coaches et conseils en organisation, formés aux modèles scientifiques ou libérés, dont les interventions peuvent s’étendre de l’accompagnement de direction, de la restructuration, du plan social strict aux démarches participatives ; de plus en plus souvent sollicités pour accompagner une transformation suivie, rayonnante, en lien avec les acteurs internes et les partenaires naturels.

Si vous faites partie de l’un ou l’autre de ces collectifs d’appartenance au premier degré et que vous avez saisi l’enjeu de la collaboration, vous conviendrez de l’opportunité de rejoindre un groupe de partage de pratiques de transformation comme référent naturel.

 

Qui sommes-nous et pourquoi sommes-nous à l’initiative de ce groupe ?

Eva Matesanz et André de Châteauvieux, nous sommes à la fois analystes institutionnels, analystes de groupe et coaches de dirigeants et de leurs équipes. Nous sommes enseignants à l’Université et à HEC, en formation continue d’accompagnateurs professionnels issus des différents niveaux d’intervention cités. Nous avons ainsi, aussi bien une pratique de terrain, en constante évolution, des références épistémologiques en activité également – celles de la socio-analyse et de la psychanalyse contemporaines – et une pédagogie éprouvée, une capacité de transmission mais surtout, d’animation du savoir contenu et échangé au sein d’un groupe de professionnels : un savoir-faire et un savoir être intimément reliés puisqu’amenés à être pensés et incarnés, ce qui est le propre de l’analyse.

Nous publions régulièrement sur les avancées constatées et les recherches qui suscitent des vocations partagées. La pensée managériale et celle de son accompagnement nous semblent être bien pauvres si nous la laissons aux gourous d’un autre temps, comme le soulignent bien de penseurs que nous suivons et qui se renouvellent actuellement dans la pensée du sujet intimément relié à la pensée du social : François Dupuy, Vincent de Gaulejac, Roland Gori, Serge Tisseron et Elsa Godart.

 

Pour quels objectifs ?

  • Appréhender dans vos élaborations et vos comportements actualisés, vos “réflexes”, – souvent défensifs -, face à un collectif dans des situations sensibles pour vous.
  • Mieux comprendre pourquoi et comment vos outils d’intervention répondent ou non aux besoins du groupe en présence et aux besoins de l’institution.
  • Travailler avec les scénarios de base à l’œuvre dans chaque groupe et avec les ressorts des institués et de l’instituant à l’échelle de l’organisation ou de l’éco-système.

 

Selon quelles modalités ?

  • Travail expérientiel à partir des situations apportées par chacun ou suscitées par la dynamique de groupe.
  • Eclairages et apports théoriques centrés sur ces situations et à partir du travail d’analyse du groupe (pour mettre en évidence la compétence du groupe, favoriser d’autres modalités plus créatives).
  • Un parcours dans la durée et des sessions courtes (10 * 2 heures annuelles) et pour accentuer la prise de recul et la réflexivité (poursuite du travail sur soi entre les séances).

Le calendrier

  • 10 séances de 2 heures, d’avril 2018 à avril 2019 : 27 avril, 25 mai, 6 juillet, 14 septembre, 19 octobre, 23 novembre, 11 janvier, 15 février, 15 mars et 12 avril.
  • Horaires : 10h30 à 12h30

L’investissement et les modalités de paiement

  • Forfait annuel: 2 000 € TTC
  • Inscription sur règlement effectif. Places limitées. Travail en groupe restreint.

Le lieu

  • L’Atelier de l’Art de Changer – 5 bis, rue Chaptal – 75009 Paris.

Les références détaillées des intervenants

Ce cursus est animé en duo par André de Châteauvieux et Eva Matesanz. Tous deux accompagnent ceux qui dirigent, qui forment et qui soignent, les « métiers impossibles » selon l’expression consacrée. Leurs sources sont l’analyse institutionnelle et la systémique originelle, familiale. Ils enseignent à l’université pour des formations clés auprès des accompagnateurs et prescripteurs de coaching : Master 2 coaching et développement personnel à Paris 2, DU Executive coaching, individuel et d’équipes, à Cergy et HEC Executive Education CESA coaching d’entreprise.

Ils créent et animent en duo des cursus singuliers pour accompagner plus « au naturel » : « érotiser votre entreprise » ou la place des pulsions, des fantasmes et des interdits dans l’accompagnement professionnel via une supervision au plus personnel, telle qu’elle a été présentée lors de l’interview paru dans Psychologies magazine, Dossier « Coaching et psy », février 2018. Ils partagent enfin sur leurs travaux et leurs pratiques par l’écriture en continu d’ouvrages didactiques et de contributions à des ouvrages collectifs :

  • Dans l’intimité du coaching(Démos 2008), Le grand livre de la supervision (Eyrolles 2010), Le livre d’or du coaching (Eyrolles, 2013) par André de Châteauvieux.
  • Cent secrets des managers qui réussissent(Kawa 2013), L’art du lien (Kawa 2014), La psychologie du collaboratif (L’Harmattan 2017) par Eva Matesanz.
  • Erotiser l’entreprise, pour des rapports professionnels sans complexes(L’Harmattan 2018) par Eva Matesanz et André de Châteauvieux.

ART DE CHANGER                                                 L’ESPRIT LIBRE

André de Châteauvieux                                                Eva Matesanz

5 bis, rue Chaptal                                                          21, bd Haussmann

75009 PARIS                                                                 75009 PARIS

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adechateauvieux@art-de-changer.com                   evamatesanz@ever-mind.fr

Ces derniers jours en peuple coach, journée d’études ICF Nord

L’entreprise érotique du coach est une remise en question de son désir singulier et du désir du peuple coach. Face aux évolutions sociétales, semblait dire l’ICF : osons !

Ils se sont inscrits à cet atelier expérientiel, tout en émergences, sans transmission ni objectif clair, car ils n’avaient « pas envie de prise de tête », parce qu’ils préféraient « se laisser surprendre ». Nous sortons de la conférence en plénière (200 participants) de Thierry Chavel avec toutes les injonctions du monde : soyez les coachs subversifs que demande notre époque.
Face à l’immédiateté, aux solutions sur étagère et aux échanges virtuels, soyez présents, suspendez votre geste, ne sachez rien, ne laissez rien passer, pas de conformité. On ne peut qu’être d’accord mais alors pourquoi êtes vous resté si loin ? De nous, de ce jour, du thème qui nous réunit tous : coaching et évolutions sociétales. Les relations humaines sont invariables.
Osons alors, et autre chose que le balancement des corps proposé par la coach en énergies si peu sexuelles que nous nous tenons tous plus raides les uns que les autres en rejoignant les salons.
Au seuil de la journée ICF 2018, Eva et André

Au seuil de celui qui nous a été attribué, une affichette rappelle « La révolution du coach », un préalable aux évolutions du coaching, saisie à notre sens entre désirs et tabous.

Nous sommes en petit groupe. C’est alors un travail de groupe que nous avons articulé sans ambition aucune de produire un manifeste défensif ni d’introniser l’un d’entre nous en Ché Guevara d’un jour.

 

Deux présupposés de base :
  1. Tout groupe se solidarise autour d’un idéal commun : le plus petit commun dénominateur des fantasmes projetés. Il devient le contenant, l’enveloppe groupale qui  fait écran, face au monde extérieur – aux coaches qui se conforment ou qui brandissent leurs méthodes comme un délire assumé -, et aussi entre les membres du corps social institué.
  2. Tout groupe, en tant que corps social justement, présente des zones de stimulation. Le deuxième présupposé s’attend à des passages à l’acte. À des pulsions qui s’affichent et qui cherchent satisfaction : circuit court ou circuit long.
Petit salon du Centre du Haumont ICF Nord

Nous animons alors la phase des émergences avec deux questions simples et un exercice confondant qui finit de tromper la raison et l’injonction.

Nous demandons à chacun de prendre la parole s’il le souhaite au sujet de son coach imaginaire. Nous précisons qu’il ne s’agit pas d’un « tour de table », que c’est comme dans un rêve : celui qui perçoit des images et des sons s’il le souhaite les profère. Au fur et à mesure que d’autres en ont, ils les superposent en fondu enchaîné.
– Ne vous souciez pas de la cohérence, ni personnelle ni de l’ensemble, ne vous occupez pas de qui parle et reparle, de à qui chacun s’adresse, de qui reste en retrait comme on vous le répète. Si la psychanalyse permet une chaîne associative, le groupe fait en toute liberté un travail psychanalytique : d’exploration authentique. Le tissu associatif répond à la complexité en présence. Celui qui parle, parle d’un autre, celui qui tait, protège un tiers, et au final tout se dit de ce qui nous réunit. Avant d’y aller, puisque nous avons beaucoup parlé souhaitez vous parler de quelque chose d’autre ? Vous ne vous connaissez de rien. Voudriez vous dire toute autre chose ? Puisque c’est entre vous que vous allez ensuite parler pour rien.
– C’est le rêve cet atelier ! Il est participatif sans nous y obliger. Vous nous invitez à parler entre nous sans nous parler. À parler sans rien affirmer en quelque sorte ! Ça tranche avec la présentation précédente alors que le thème s’y apparente ! Ça change du corps compact que la plénière a fait bouger à l’unisson, pour rester les mêmes au fond…
Et c’est parti. Chacun y va de ce qu’il ose ou n’ose pas dans son métier d’après son imaginaire du bon coach, pompé de ses modèles ou des expériences de vie. Et ça se parle, et ça ajoute quelques précautions par moments, quelques emportements aussi. Vingt petite minutes et c’est fini.
– Sans tenir compte du récit tissé ensemble, comment représenteriez vous, d’une image – un smiley -, ou d’un bruitage – beurk ou hihihi -, votre vécu ? Nous sommes aux « faits intimes ». Limitez vous si on peut dire au constat de vos ressentis qui vous sont tout personnels, justes en cela, sans les attribuer à l’extérieur.
Les interdits sautent déjà. Cela prend une tournure conflictuelle. Chacun cherche l’autre, celui qui a provoqué le rire intérieur ou la gêne, la déception, l’ennui même.
Cette séquence est encore plus courte. La deuxième phase est déjà là.
– Par quel passage à l’acte rétabliriez vous votre équilibre groupal ?
Il s’agissait de l’élaborer par la parole comme jusqu’ici nous voulions que ce soit, mais là l’une pousse une chaise restée vide on-ne-sait-pas-pourquoi, l’autre ne veut plus faire face au mur et se retournera et un autre encore s’assoit à même le sol et se déclare au repos de tout ce bal. Celle qui était restée silencieuse parle pour dire qu’elle ne peut parler en restant assise dans son coin, que cela faisait un moment qu’elle voulait prendre la tangente en effet. Les circuits courts semblent être préférés. Ils s’imposent à chaque subjectivité.
Sur ce nous faisons la pause. Nous leur demandons de ne pas se regrouper hors séance pour permettre à chacun de faire le véritable travail d’analyse au retour. Le sens intime de ce qui est recherché ne peut pas se faire sur le coup mais seulement dans l’après-coup.
Ils s’exécutent sans résistance. C’est comme s’ils ne souhaitaient rien d’autre à ce stade que de perdre de vue le portrait chinois que le groupe compose.
Entre animateurs, nous nous disons nos « faits intimes » et nos envies de nouvelle séance. Nous changeons de place aussi, nous exprimons de la peur et de la joie autant qu’ils l’ont fait. Chacun a pu sortir le monstre qui l’habite et le groupe reste entier. Il est notre partenaire sans en douter.
Une seule question pour cette deuxième séance : en quoi chacun de vous s’est vu faire ou dire ou ressentir quelque chose de très familier pour lui ? Quelque chose parmi toutes ces motions imaginaires et corporelles qui pourrait aller jusqu’à être un trait distinctif de sa demande la plus intime depuis l’enfance…
Une précision : pas besoin d’aller jusqu’à l’enfance, quelque chose de très présent par ailleurs qui se serait invité ici alors que nous nous connaissons de rien « fera l’affaire ». La profondeur que l’on suppose à la psychologie se trouve dans l’écume de tous les jours.
Sans aucune résistance, soudain, chacun évoque quelque chose de très personnel qui semblerait avoir sous-tendu son engagement dans ce travail sans les formes.
– Que pourriez-vous alors vous dire d’autre que ce que vous avez partagé dans un premier temps ? Celui qui parle précise à qui il pense s’adresser et celui qui écoute précisé s’il souhaite écouter celui qui désire lui parler.
Et ils se disent tout autre chose que ce qui les avait tantôt réunit ou opposé. Et ils reconnaissent chez les autres ce qu’ils sembleraient ignorer.
– La révolution première est celle de soi. Seriez-vous prêts après ce travail d’authentique cohésion à prendre des engagements créatifs en lieu et place des engagements « répétitifs » que nous avons vécus dans un premier temps ?
Il est difficile de l’envisager. Le temps de l’atelier est épuisé et tout engagement ouvrirait une nouvelle boucle d’inconfort. C’est cela le cœur qui fait battre  notre animation. Pour qu’un groupe collabore qui plus est dans le cadre d’une institution – l’ICF dans l cas présent -, il ne peut avoir de barbares ni de cocon : le groupe est un nœud conflictuel qui se revitalise en parcourant les mille et un nouages qu’il abrite et qui sont aussi dans le filet de l’institution qui le porte un instant.
Ce petit groupe a initié une onde de choc comme nous l’appelions de nos vœux dans notre conducteur, conflictuel entre nous, attractif et fécond ! Merci de tout cœur aux courageux – quelqu’un l’a remarqué – participants !

*
Patrick Viveret avait ouvert la journée (ICF coaching et évolutions sociétales) avec une invitation à l’éros. Il a avancé les prémisses d’une stratégie érotique sociétale dans laquelle notre invitation à érotiser l’entreprise (L’Harmattan 2018) se glisse précieusement. Les composantes de l’atelier tissé ensemble – les fantasmes, les pulsions et les conflits névrotiques – en sont.

Introduction au co-consulting en groupe de managers d’une même entreprise

pour initier une petite série sur ce qui me semble essentiel à un niveau hiérarchique en concret, le plus négligé en termes de collectif : l’équipe de managers de managers. Pour bien manager, manageons ensemble, ou plutôt co-consultons-nous. Le co-consulting entre pur managers est bienvenu !

À l’heure,

– où les managers se libèrent, où les collaborateurs prennent leurs responsabilités,
– où les RH sont passés sans transition de déceler les risques psycho-sociaux à déceler les talents avant que le burn out ou le bore out ne les trouve certainement,
– où les dirigeants s’empressent de mettre en dialogue les parties prenantes plutôt que de décider de manière descendante, et de temps en temps ils tranchent,
– où chaque individu, en somme, compte davantage en société,

je souhaiterais avancer en premier lieu l’importance de l’échelon intermédiaire que sont les équipes.

Les équipes de collaborateurs, les équipes de direction, les équipes RH et leurs partenaires dans l’accompagnement demandent à être soignées, soutenues, développées, pour leur rôle à jouer : de cohésion, de transcendance et d’interpénétration naturelle entre elles qui est ce qui assure la pérennité de l’eco-système dont elles sont toutes dépendantes et sur lequel elles sont agissantes.

La cohésion entre collaborateurs dans une mission commune, la coordination entre les dirigeants du COMEX, les conséquences sûres de ce qui se trame dans un service RH, les multiples appartenances de tout manager – à sa fonction, à son métier, à sa propre équipe, à sa ligne hiérarchique, à l’initiative qu’il a choisi de sponsoriser -, tout ceci semble évident et déjà en place.

Cependant une chose est de contribuer au sein d’une équipe, de défendre une appartenance, d’effectuer un travail dont on connaît les limites dans les attributions et on imagine, au moins, les répercussions en dehors, et autre chose est de faire équipe, de se donner le temps et la matière à échanger, et que ce soit l’équipe qui crée, qui rayonne et qui impulse une dynamique autour d’elle, comme elle s’emparerait aussi des dynamiques externes dont elle est l’objet.

Je pose tout ceci pour initier une petite série sur ce qui me semble essentiel à un niveau en concret de l’organisation, le plus négligé en termes de collectif : l’équipe de managers de managers. D’ailleurs, ce terme D’équipe devrait vous surprendre. Un manager de manager, un directeur, appartient à son métier : la logistique, la production, la finance, le marketing, etc. Selon la taille de l’entreprise, il appartient au COMEX où il en a juste le vent par son super-manager reliant la logistique, la production et la qualité. Mais qu’ont-ils d’autre à faire entre eux ? Pourtant, faire équipe managériale est tout ce qui leur reste à faire, à ces managers. Lorsque chacun évoque ne plus rien « diriger » de ses attributions, tellement dépendant du climat social, du changement à nouveau de CEO, des technologies, de l’équipe off shore pour citer quelques exemples, il y a le point aveugle de leur esprit de corps : pour bien manager, manageons ensemble, ou plutôt, consultons-nous mutuellement. Le co-consulting des pur managers devient leur responsabilité la plus ardente et ardue.

Ni réunion d’information, ni revue d’indicateurs, ni énième formation au management, pardon, à l’excellence et au leadership, ni « escape game » qu’est-ce qu’ils ont à faire ensemble des managers de managers, par essence responsables de domaines opérationnels et fonctionnels les plus divers. Ce qu’ils ont en partage « n’est » que de manager. Chacun son style, ses priorités mais pour chacun d’eux : la prise de décisions impossibles à maîtriser complètement et la contrainte de devoir faire avec l’humain. Puisqu’ils le sont eux mêmes, humains, puisqu’ils ne maîtrisent rien dans leurs domaines croisés, s’ils se saisissent de la matière surgissante entre eux, ils devraient trouver un nouveau cadre qui les contienne et les porte comme jadis la seule autorité. Mieux.

À suivre si vous aimez.

Illustration de couverture Kate T. Parker photography

Entre le fraternel et le fratricide dans les groupes humains

Toujours dans le cadre de la Conférence de l’Universite de Paris Diderot

La haine au féminin dans la civilisation : de l’alliance fraternelle au désir fratricide

Par Elisabeth Kaluaratchige 

Spécialiste des nouvelles tribus périurbaines et des adolescentes en particulier

Nous sommes tous des frères et des sœurs descendants d’un père ancestral.

Le système occidental réduit la relation de parenté au foyer ce qui avait été dénoncé par Lacan lui-même. L’Oedipe a une autre lecture dans cette ouverture là. Et la lecture totémique du départ de la Civilisation donne l’ampleur de la donne féminine.

D’après « Totem et Tabou »

Freud

Les frères privés de femmes par le père primitif tuent ce père sauvage et font alliance fraternelle, le début du collectif, de la société. Pour éviter les problèmes entre eux, ils renoncent ensuite aux femmes dans le cadre de cette même alliance, constitutive du lien social au sens large !

En effet, les femmes doivent alors quitter le clan d’origine pour aller vers un autre groupe. Leur groupe originel accueille des femmes issues des autres groupes à son tour. Dans cette entente globale – qui persiste dans les sociétés primitives et qui met en exergue notre village interplanétaire mais aussi les guerres devenues mondiales, les migrations par la réussite ou la misère -, la femme est l’objet primordial de la circulation, objet d’échange et de désir.

La femme est la vérité de l’anthropos. La femme est la haine qui permet l’amour. La haine est originelle, et l’amour un destin possible seulement. La mort, le destin naturel, nous voyons au fil de ces interventions.

Les femmes qui se plaignent d’injustice se réclament ainsi de l’injustice du frère, de son incapacité à maintenir l’alliance. Chacune de ces femmes qui prend pour mari un frère d’une autre ethnie, revient dans sa déception au père imaginaire, celui qui l’a comblée originellement. Elle cultive l’image d’un idéal d’amour ou culturel. L’image du père en tant que non châtré est une pure image. Un animal. Un Totem.

C’est la phylogenèse.

Dans l’ontogenèse, la source c’est la mère et en amont le père s’efface. Le mari ne serait que ce frère qui déçoit la femme.

De là les trois aspects de l’amour fratricide, entre humains, et la femme à l’origine de ce désir fratricide

La relation au père
La relation aux frères
La relation aux frères ennemis

Prenons la société primitive Cingalaise, contemporaine.

Le mythe de Kwennie y fait état d’une femme dotée de trois seins et de pouvoirs naturels. Dès qu’elle tombe amoureuse, elle perd son troisième sein, le phallus et son pouvoir. Elle trahit ses frères et va vers l’amant-frère d’un autre clan. Ce prince va abandonner Kwennie, malgré sa promesse d’amour. Il l’abandonne avec leurs deux enfants. Elle se tue et prend la forme d’une épée qui s’attaque aux mères des autres enfants de son mari. Elle les rend stériles, supprime toute descendance. Par le sacrifice du sanglier, la descendance est rétablie par les rois. La moindre goutte de sang est recueillie pour la vie.

Ceci révèle une clinique de la marâtre. Et une clinique de l’adolescente. Vierges toutes les deux.

Développé :

D’abord, tout mythe est un mi-dire selon Lacan. Il ne peut pas tout dire mais il dit bien la vérité.

Le prince renonce à exogamie et à la monogamie promises par l’alliance. Il reprend ses sœurs.
La femme et la mère outragée attaque les nouveaux enfants, et pas les siens ! Le père ancestral est préservé.

Dans notre civilisation occidentale cela correspond au Mythe antique de Era mariée à son frère Zeus. Elle va détruire les autres enfants de son frère et mari.

Les femmes sont condamnées par le mari ou la société (allaitement, garde d’enfants) après la survenue de l’enfant. La sexualité est faite à parts égales de courants tendres et sensuels. En soutenant les courants tendres la culture prive la femme de son épanouissement amoureux. Les enfants sont le fruit de cet amour entier. Ils sont préservés.

Ce sont les nouveaux enfants, ceux du courant sexuel confisqué, qui sont visés.

La femme vengeresse annule à son tour le temps de l’histoire de son mari, qui lui échappe, elle revient au père imaginaire.
Le terme marâtre vient de matrastra : presque mère.
C’est la femme du père, pas tant la mère, la fille de père dans le cas de la vierge, qui ne respecte pas les liens familiaux du mari qui est un frère.

En résistant aux exigences des frères, les femmes restent en lien au père.
Ceci explique par exemple les passages à l’acte des adolescentes qui se déflorent.
Pourquoi devenir l’objet des frères ?

La femme refuse le mari de l’alliance fraternelle, incertaine, et reste incestueusement soudée, au père qui lui assure un idéal.

Ce n’est que par la sublimation qu’elle peut jouir du père imaginaire.

La femme n’est pas capable de sublimation, dit Freud. Oui, en effet, pas celle de la culture, mais une forme de pureté de corps, d’idéal spiritualiste. C’est aussi un reste de rancune contre les frères qui ont tué le père.

Enfin, il y a la lutte contre les frères ennemis où qu ils soient. C’est le cas des adolescentes de banlieue qui ne voulant pas être « échangées », transgressent les lois de leur propre territoire. La mère est perçue comme étant complice du père et de l’alliance fraternelle. elles sont dans la culture originelle mais dans le destruction de mort qu’est le désir pur maternel, le giron, le repos, la haine originelle, la mort, c’est la perte du désir de vivre sa vie dans la culture, ce n’est pas le désir du père, mais du pire. Mettre fin à l’alliance sociale signifie mettre fin au lien, à la sexualité et à la transmission. A la vie vivante.

Ce sont des Antigones : je veux la mort, ma mort.

En se mettant à la place du mort, destin inexorable de la haine sans d’autres options – Philias, Eros -, elles sauvent. Peut-être, si elles font symbole. 

Le font-elles dans notre monde contemporain où les héros sont dans des toiles et dans les ondes en l’air, et pas tellement dans les ornières de la réalité la plus terre à terre ?

Comme Antigone, elles font symbole de leur corps que nous foulons… Inexorablement.

Illustration Sorolla au Prado

La maison de famille

– Quand je vois Eva et que je lui parle et qu’elle me parle je ne te vois plus toi André. Et les fois où c’est au contraire toi que je vois, je l’ignore elle, et comment !
– C’est ce qui s’est passé lors de nos dernières séances…
– Oui. C’est ça.
– Et aujourd’hui je suis venue retrouver le Lilian d’avant.
– Comment ça ?
– Celui d’il y a deux ans. Celui qui parlait sans savoir ce qu’il allait dire. Celui qui quittait la Banque, mais pour quoi… Ce n’était pas une question. Celui qui retrouvait le terrain vague de son enfance, et de sa punition ensuite, à rester enfermé un bon moment ! Serait-ce ta répétition ?
– Je ne veux plus retourner et me retrouver comme il y a deux ans.
– André n’existait pas à tes yeux alors.
– Peut-être est ce mon défenseur aujourd’hui comme alors.
– Peut-être suis-je la tentation.

**

– J’ai fait un black out. À la séance d’avant. Je ne sais pas où nous en étions dans mon échange avec André. Il ne m’en reste que la douleur au ventre et le vide au cerveau.
– Moi c’est mon fonctionnement. J’ai effacé des pans entier de mon histoire. Je n’ai par exemple aucun souvenir de mon temps d’enfant unique, avant l’arrivée de mon frère pour mes six ans.

Un coup dans le ventre de la mère assurément…

**

– Et toi tu es l’aînée alors ! Moi je suis un entre-deux. Devant moi mon grand frère et derrière moi une petite mère, ma sœur je veux dire alors.
– Moi – ajoute le tiers pas absent -, je ne veux rien savoir de tous ceux qui arrivent après moi, pas qu’une sœur mais des cousins tous abimés d’étranges mots : l’alcoolisme, la violence, la démence, l’abandon…

Et ici c’est en fratrie qu’ils s’entendent à merveille sur le thème des « défenses naturelles » et de l’identité remarquable qu’ils partagent.

– Dites, pourquoi ne feriez-vous pas un Atelier de campagne en hiver ?
– Sur quel thème ?
– Peu importe. Pourvu qu’il y ait le feu à la cheminée…

Mieux que les défenses naturelles, l’étincelle de la vie ils nous ont appris.

Merci Sidonie, Victor et Lilian. Et à bientôt alors. Et d’autres comme vous.

Bienvenue dans « la maison de famille » que deviennent peu à peu cette longère et son verger dans lesquels nous vous accueillons, Andre de Chateauvieux et Eva Matesanz, à Sens. A un court rail de Paris. Loin devant sur le chemin de l’accompagnement. Au naturel. Vivement.

Dou-dou-duo… Et tout un programme de printemps

Eva Matesanz & André de Châteauvieux
Eva Matesanz & André de Châteauvieux

André de Châteauvieux et Eva Matesanz préparent votre printemps – renouveau ! Prenons date si vous aimez.

– Le 19 mai à Sens en journée-atelier des rêves, ceux que vous faites la nuit, ceux dont le souvenir s’estompe comme des ajournements de toujours. Dans les deux cas, analyse de pratiques… En sommeil !

– Le 21 mai en soirée NLPNL-Paris autour d’Andrée Zerah, renouer avec l’art du lien, gagner, en groupe de managers, consultants et coachs, en intelligence relationnelle.

– Le 13 juin à Sens en journée-séminaire analytique de nos pratiques d’accompagnement : contre-transfert et interprétations, avec le psychanalyste, animateur de groupes de pratiques professionnelles et écrivain, Jean Marie Von Kaenel.

– Le 4 juillet en Think @ Action Tank du coaching de demain : réunion plénière à Sens et garden party assurée !

Honoraires de participation individuelle variables en fonction des événements. Plus d’informations et inscriptions en Contact.

 
Des interventions enrichies de leurs pratiques réflexives individuelles et en partage.
Viennent s’ajouter, en ce printemps du renouveau, à leurs publications passées deux ouvrages inédits !
 
Projet de couverture par un artiste de la pensée : psy et lieur
Projet de couverture par un artiste de la pensée : psy et lieur

« Le coaching en duo » sur la base d’un cas réel d’accompagnement de dirigeant, il s’agit d’un article, vécu et écrit à quatre mains, soumissionné à la revue Internationale Ouvertures, à propos des pratiques psychanalytiques du XXIème siècle.

« L’art du lien » ou comment puiser, chacun de nous, en notre riche palette de ressources personnelles et relationnelles, et tisser ensemble notre société. Par Eva Matesanz et avec des contributions du duo toujours. Aux Editions Kawa en Juin. Et en vos librairies Fnac, Amazon et tout bon spécialiste du marketing et du digital.