Père-vers elle… Et elle va

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– Ma mère ne m’a pas aimée…

En tout récit de ses difficultés – présentes, à venir et passées – cette forte femme dirigeante les résume à cette analyse périmée.


Cailloux de Petit Poucet qui éclairent son chemin.

Et en supervision à mon tour j’analyse avec mon coach son défaitisme premier.

– Avez-vous sondé en elle son actuel désir sexuel ?
– Non. Mais elle n’en a aucun ! Et c’est mon choix de ne pas lui en parler : je ne veux pas qu’elle couche !

Drôle de chose est que mon inconscient lui barre à nouveau le chemin…

Parmi les galets, d’une mère à l’autre, lâchée.


Inconscient instrumental de coach désaccordé. Et c’est en supervision que je viens de le découvrir et que je vais pouvoir le réaligner.


Peut-être du désir du père la recouvrir. Et suspendre le geste.

Père-vers, c’est à elle de faire le pas. Et d’elle vers le monde, sans plus de gêne !

 

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En journée étude ICF Nord Neurosciences & Coaching seront à l’honneur. Et des cas comme celui ci en seront, à partir de l’expérience même, comme Freud le fit et que les avancées le soutiennent, l’apprentissage vivant. En animation en duo entre Eva Matesanz & André de Chateauvieux.

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Alafindu XIXe siècle, époque où l’on se penchait sur les problèmes de l’hystérie, tous les savants s’interrogeaient sur l’inconscient et la sexualité. Freud s’est donc longtemps cantonné à la physiologie, pensant  que  les  problèmes psychiques, particulièrement les névroses, ne relevaient pas de la folie, mais qu’elles avaient pour cause majeure un traumatisme réel d’enfance, autrement dit un abus sexuel commis par un adulte sur l’enfant. Bien que largement partagée, cette thèse trop systématique est fausse, et Freud y renonce, son coup de génie étant de sortir de la médecine. Lui qui est physiologiste et chercheur décide de ramener tous nos problèmes névrotiques aux tragédies grecques, et donc, au fond, à un pasglorieux. La sexualité humaine n’est plus la  description d’une activité fonctionnelle,  elle devient la libido,  l’éros !

L’instinct de vie qui nous manque, par Elisabeth Roudinesco, historienne, rappelé, en Figaro Magazine d’été.