Face aux évolutions sociétales, quelle est votre révolution du métier de coach ?

En journée études ICF 2018 nous vous proposons de rechercher ensemble des réponses incarnées et quelque chose de vraiment changé en chacun de nous par la mise en mouvement collective de cet atelier animé en duo André de Châteauvieux et Eva Matesanz

« Transformation digitale, articulation de l’individuel et du collectif, intergénérationnel, intelligence collective et intelligence artificielle, environnementale, autant de (r)évolutions qui interpellent, impactent nos modes de vie, nos habitudes et nos cultures en tant qu’individu, collectivement et dans les modes de management des organisations. »

C’est ainsi que l’antenne Nord de l’ICF pose les enjeux d’une transformation du monde du coaching face à tous les bouleversements en cours. Car ce sera le thème d’une nouvelle Journée d’Etude à Lille, le 20 janvier prochain.

Nous y tenons un atelier quelques pas plus loin ainsi sur le fil de nos créations singulières et en duo : « Mars & Venus sur le divan » en 2012 et puis après : « L’inconscient un ami qui vous veut du bien » (Neuroscience & Coaching) ; « En quête de sens, enquête de soi » (Performance et quête de sens) ; « Quel accompagnement des managers pour l’entreprise réinventée ? » (Entreprise libérée).

Révolution du coach et évolutions du coaching, entre désirs et tabous

Eva Matesanz & André de Châteauvieux, psychanalystes et superviseurs

L’humanité est à un point de bascule et le monde qui vient nous met face à des modes de vie et des règles que nous ne connaissons pas encore. Tous les métiers de la relation, managers et responsables des ressources humaines, formateurs, consultants et coachs, sont plus que jamais attendus pour prendre part et donner vie à ces transformations. Et cela dans le respect des personnes, des ressources naturelles et du bon usage des technologies.

Face à ces défis, qu’en est-il de notre capacité d’évolution personnelle et collective ? En quoi notre expérience intime, l’histoire de vie qui fait de nous des accompagnateurs, et aussi nos mythes et nos rites d’une pratique du siècle d’avant, nous entravent et nous préparent ? Que faisons-nous de nos dynamiques inconscientes, des pulsions, fantasmes et névroses entre nous, que nous rejouons sur la scène de l’entreprise pour que rien ne change ?

C’est à ce niveau que nous vous proposons de rechercher ensemble des réponses incarnées et quelque chose de vraiment changé en chacun de nous par la mise en mouvement dans le collectif de cet atelier animé en duo.

Psychanalystes et coachs d’entreprise, superviseurs, enseignants universitaires, Eva Matesanz et André de Châteauvieux accompagnent en face à face et en groupe les évolutions humaines au plus intime. Des dirigeants de grands groupes leur font confiance et des acteurs de l’accompagnement se forment et collaborent avec eux en donnant de leur personne.
André et Eva publient en continu sur leurs pratiques à  travers leurs blogs et dans des ouvrages qui contribuent à la transformation du coaching. Leurs nouvelles avancées seront disponibles en janvier, en avant-première à l’occasion de ce événement dans un essai écrit à deux : « Erotiser l’entreprise – Pour des rapports professionnels sans complexes« .
Et pour vous, en pratique, à cet atelier de co-construction.

L’entreprise réinventée

« Des conflits d’intérêt surgissant entre les hommes sont donc, en principe, résolus par la violence. Ainsi en est-il dans tout le règne animal dont l’homme ne saurait s’exclure ; pour l’homme s’y ajoute encore, bien entendu, des conflits d’opinion qui s’élèvent jusqu’aux plus hauts sommets de l’abstraction et dont la solution semble nécessiter une technique différente. Mais cette complication n’est apparue que plus tard. A l’origine dans une horde restreinte, c’est la supériorité de la force musculaire qui décidait ce qui devait appartenir à l’un ou quel était celui dont la volonté devait être appliquée. La force musculaire se trouve secondée et bientôt remplacée par l’usage des instruments ; la victoire revient à qui possède les meilleures armes ou en use avec le plus d’adresse.
L’intervention de l’arme marque le moment où déjà la suprématie intellectuelle commence à prendre la place de la force musculaire. Le but dernier de la lutte est le même : l’une des parties aux prises doit être contrainte, par le dommage qu’elle subit et par l’étranglement de ses forces, à abandonner ses revendications et son opposition. Ce résultat est acquis au maximum lorsque la violence élimine l’adversaire de façon durable – le tue par conséquent.
Ce procédé offre deux avantages : l’adversaire ne pourra pas reprendre la lutte à une nouvelle occasion et son sort dissuadera les autres de suivre son exemple… »

Sigmund Freud

 

Ce samedi 23 janvier nous animerons à l’ICF la conférence-atelier « Quel accompagnement des managers dans l’entreprise réinventée ? « , par André de Châteauvieux et Eva Matesanz, sans y toucher, sans outils, sans armes de coach. La pulsion ouî, animale, mais aussi le fantasme dont l’homme est seul créateur et peut être le sujet d’une élaboration partageable. Et peut être que l’exemple changera pour certains de camp…

 

Photographie Cure-dents Castor, aux arômes naturels de wasabi et raspberry

Sur scène et en duo d’artiste coach

Entre  » L’inconscient, un ami qui vous veut du bien « , et  » Développer son intelligence relationnelle  » et cultiver à ses pieds – et non comme un projet lointain, à l’avance compromis de toutes nos peurs -, l’@rt du lien, entre l’un et l’autre thème, d’intervention en duo auprès des institutions, cinq petits mois se sont écoulés ; cinq pleines lunes de recherche action, d’animation de groupes restreints et de réseaux sociaux, de réflexion sur leurs comportements et les nôtres, d’une saine évolution du  » talk show « , qui nous amène invariablement l’admiration et la détestation, à la  » talking cure  » qui permet l’analyse, l’évocation au plus libre et juste de soi, la pensée, et la dissolution alors du fantasme craint dans le réel partagé. Depuis  » Les Démons  » plus cathartiques qu’analysants, plus  » excitants « , plus fourre-tout, grand groupe ou petit groupe, connu ou inconnus, le tournant est effectif. Et nous devons beaucoup à Nicole, Christine, Daniel, Émile et tant d’autres que vous retrouvez dans les lignes des récits de séance, et qui se sont engagés avec nous en un travail au long cours et au plus près de nos difficultés partagées qui analysées prennent sens. Alors, en grand groupe aujourd’hui, en institution instituée ou en libre association, lorsque nous mettons à l’épreuve du vaste monde ce travail de jardinier – sous la bannière de l’ami inconscient ou de l’art du lien -, il est moins de coups d’éclat, plus de rencontres subtiles avec l’un ou l’autre de vous, et  » le groupe « , fantasme insoluble de l’illusion groupale oblige, plutôt déçu. L’envie perdure de poursuivre ces conférences plus ou moins grand public, plus ou moins pour initiés accompagnants et accompagnés ; d’affiner notre partage, sur les liens qui nous composent, chacun de nous, sur les liens qui nous relient, ensemble tous ; et de mieux préparer, avec les sponsors de notre venue en ces événements humains, le creuset de nos interventions. Avis aux amateurs de lien, capitaines d’assemblées ouvertes au grand air… André & Eva Avec notre gratitude envers Andrée Zerah, Christophe Peiffer, Pierre Baillon, pour leur confiance naissante ou de longtemps, et qui donne lieu à d’autres rencontres avec leur public généreux en novembre et en janvier. À suivre alors.

En immersion et au long cours

– Tu as un regard trouble, un peu voilé ; c’est comme si tu n’étais pas vraiment là au fond !

– Et qui ne t’a pas vraiment regardé au fond ?
– …

*
– Je n’en peux vraiment plus de ces invitations à prendre soin de mon « enfant intérieur », nous dit-elle. 
C’est comme un cri de rage, retenu, empêché, qu’elle pousse là. Et elle tape du poing sur ses genoux. 

Elle n’en peut vraiment plus de ces histoires d’enfant intérieur parce qu’elle n’a pas vraiment eu d’enfance quand elle était enfant. 

*

– Oui, bien sûr, qu’elle est accompagnée… 
mais soudain elle prend conscience là, que c’est elle qui au fond accompagne celui qui l’accompagne.
***
C’était samedi dernier, à Lille et à l’atelier de l’inconscient ; et c’était tellement bien que ceux qu’on a aimé accompagner un instant, se retrouvent et créent un groupe pour que Eva et moi on les accompagne en immersion et en profondeur, en duo et au long cours.
L’inconscient, un ami qui vous veut du bien…

 – avec Eva Maria Matesanz.

 
 
 
 

 

Coaching et neurosciences, science et conscience et inconscient ami

« Ceux qui ont maîtrisé l’émotion avec l’aide d’un psychothérapeute, en faisant des récits et des théories pour tenter d’analyser les raisons de leur souffrance, sans ruminer, c’est-à-dire en prenant une distance et en établissant une relation affective avec un autre, ont appris à maîtriser leur malaise, peu à peu, mot à mot, affect après affect, molécule après molécule, ce qui a diminué leur taux de cortisol et évité de faire exploser les cellules de l’hippocampe.

Tout ce qui peut vaincre la biologie de la souffrance provoquée par une perception ou une représentation apaise les patients et agit sur leur déficit en BDNF (substance qui nourrit les cellules du cerveau). L’atrophie est donc réversible puisqu’en agissant en n’importe quel point du système relationnel, sur la cellule nerveuse, sur la manière de « voir les choses », ou sur l’entourage, on relance la sécrétion de ce facteur nourricier du cerveau. Quand la narration redonne cohérence au monde bouleversé, quand la relation instaure un lien sécurisant, la synaptisation est relancée.

L’effet magique de la parole s’explique par la biologie ! »

imageEt à ce même propos poursuit Boris Cyrulnik sa démonstration par les neurosciences étayée dans son ouvrage « De chair et d’âme », édité par Odile Jacob :

« Le grand problème à démêler sera celui de la différence entre l’inconscient des psychanalystes et le non-conscient des cognitivistes. Dans le modèle hydraulique freudien les forces bouillonnantes venues des pulsions du ça sont insupportables pour le sujet parce qu’elles sont inacceptables par son milieu. Alors, il les verrouille grâce au Surmoi, et c’est de cette régression que naissent les symptômes qui s’échappent par la soupape du Moi.

Le non-conscient de l’attachement ne vient pas d’un conflit intrapsychique. Il s’enracine dans un couple d’opposés où la peur du monde extérieur inconnu souligne l’effet apaisant d’une figure connue et provoque l’attachement. Sans frayeur de l’inconnu associé à la familiarité sécurisante, l’attachement ne se tisse pas. Un enfant privé de base de sécurité n’a personne à qui s’attacher. Tout comme celui qui est privé de frayeur n’a pas raison de s’attacher. Le conflit n’est pas intrapsychique, la guerre se joue entre un monde extérieur qui s’imprègne sous forme de traces cérébrales dans le monde intime du sujet. Cette mémoire sans souvenirs crée en nous des sensibilités préférentielles et des habiletés relationnelles non conscientes, une sorte de mémoire du corps.

On peut considérer que ces traces, le premier frayage dont parlait Freud, sont « de type effractif, traumatique. Il s’effectue par l’action d’excitations fortes venues du dehors ». Cette mémoire préhistorique n’a pas besoin de refoulement pour empêcher les souvenirs. Les évocations ne sont pas interdites de venir en conscience puisque, à ce stade du développement, l’empreinte est synaptique, en pleine matière cérébrale.

Proche de ce que les neurologues appellent aujourd’hui « mémoire implicite » ou préconsciente, c’est une mémoire biologique à laquelle Freud ne serait pas hostile, lui qui a clairement parlé de « l’enfouissement des perceptions (où) la surface première d’inscription devient le noyau du psychisme » (Au delà du principe de plaisir, 1920). Le contexte scientifique du début du XXème siècle ne lui apportait pas la notion de synapse qui l’aurait aidé à préciser sa pensée. Mais ses connaissances en neurologie et ses lectures de Darwin lui permettaient de cotôyer la notion d’empreinte où : « Pour le psychisme, la biologie joue le rôle du roc en dessous… »

Il y a donc deux types de mémoires inconscientes : l’une sans souvenirs possibles, l’autre sans souvenirs rappelés. Une mémoire imprégnée dans le roc du biologique caractérise l’inconscient cognitif. Elle est constituée de traces mnésiques venues d’informations extérieures, elle donne au monde perçu une connotation affective, elle est prépsychanalytique. L’autre mémoire est constituée de souvenirs non utilisés afin de ne pas altérer l’image de soi et de ne pas risquer le rejet relationnel. Elle est psychanalytique et pourrait définir le refoulement.

L’inconscient cognitif donne un goût au monde, et l’inconscient freudien, en empêchant certains souvenirs de venir en conscience, explique pourquoi un grand nombre de personnes sont soumises à la répétition.

Il s’agit de deux logiques d’inscription différentes qui pourtant participent à la construction du monde psychique d’une même personne.

(Ce sont) les chevaux opposés.

Le problème maintenant consiste à se demander comment ces deux inconscients parviennent à se coordonner pour tirer un même chariot.

(…) Pas de doute, « pour le psychisme, le biologique joue le rôle de roc en dessous ». Ce n’est qu’à partir du biologique qu’on peut fonder la condition humaine et affirmer que ces deux inconscients de nature différente tirent ensemble le même attelage : « Viendra un jour où la psychologie des fonctions cognitives et la psychanalyse seront obligés de fusionner en une théorie générale qui les améliorera toutes deux… »  (Piaget dans le no. 19 de la revue Raison présente en 1971).

 

Ceci pour les bases conceptuelles, pour en faire l’expérience venez à la journée étude de l’ International Coach Fédération Nord le samedi 18 janvier.

André de Châteauvieux et moi-même vous présentons un ami de nous cher : l’inconscient.

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Coaching & Neurosciences

Science et Conscience

International Coach Fédération

Antenne Nord

L’inconscient, un ami qui vous veut du bien

imageAvec Eva on aime bien, on aime beaucoup, phosphorer à foison, enrichir notre pratique à l’envi et expérimenter toujours. Et savoir ainsi que le bord de ciel ou de mare devient aussi un laboratoire de création pour ceux qui aiment et qui accompagnent.

Ainsi, après Mars & Vénus sur le divan, l’International Coach Federation France nous invite à nouveau pour sa prochaine journée d’études, en janvier et à Lille, sur le thème « Neuroscience et coaching. Science et conscience. »

 Et nous alors, on aime aller du côté de chez Freud pour découvrir les liens profonds entre les neurosciences et l’accompagnement. Et prendre soin alors de la faculté subtile et profonde de communiquer d’inconscient à inconscient avec chaque client et mettre à jour aussi ce qui, au fond de nous, freine ou inhibe cet instrument singulier et inné.

 

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L’inconscient, un ami qui vous veut du bien

André de Chateauvieux & Eva Matesanz

 

Perdre soudain en séance le fil de son intuition, faire un lapsus qui ne nous ressemble pas face au client, voir surgir en sa présence et en notre imaginaire des images incongrues, sentir des tensions soudaines ici ou là dans le corps… c’est l’inconscient du coach qui toujours et au fond s’invite en chaque accompagnement.

Ni pouvoir divin ni don chamanique, cet instrument-là, inné, vivant, vibre et s’accorde avec tout ce qui de nos clients s’empêche ou affleure, crie ou ne peut encore se dire.

Quelles sont les sources de cette part si créative de notre psyché ? Comment s’y connecter ? Quels barrages en nous, quelles inhibitions s’y opposent ? Comment accorder cet instrument aux variations singulières de chaque client ? Dans quel cadre partagé ?

Cet atelier expérientiel et didactique propose d’aller aux sources vives de notre métier : les associations libres, hasardeuses et éclairées ; les souvenirs jusqu’alors oubliés et les voyages inopinés en enfance ; le matériau si précieux des rêves ; les jeux inédits entre accompagné et accompagnant…

Et c’est parce que Freud était aussi neurologue que la psychanalyse nous offre des clés premières et utiles pour tisser des liens entre les neurosciences et l’art d’accompagner. Et que, même s’il fait peur à beaucoup, l’inconscient est toujours un ami bienveillant au fond.

 

 

7° journée d’études ICFF Nord

Neuroscience et Coaching

Science et conscience

 

 

Samedi 18 janvier 2014 – 9 h 30 à 17 h

Au Centre du Haumont

31, rue Mirabeau à Mouvaux (près de Lille)

 

 

En quoi les neurosciences peuvent-elles apporter une aide au coaching ?

Quel éclairage pour les comportements, les émotions et les raisonnements ?

Avec quelles limites ?

Quelle place reste-t-il pour l’irrationnel, l’imaginaire et le symbolique ?

Peut-on tout modéliser ?

 

Au programme :

  Conférence d’ouverture

  20 ateliers (méthodes, outils et pistes de réflexion)

  Cocktail de clôture

 

 

Contacts : contactje2014@coachfederation.fr

 

 

Photo : Chagall – La danse