Dans Psychologies Magazine, à propos de la formation des coachs, la supervision en continu par l’analyse du transfert du coach

Le coaching dans Psychologies magazine février 2018

UNE FORMATION A PARFAIRE
Reste que les bons coachs se plient à une supervision de leur travail par des pairs plus expérimentés, qu’en cas de nécessité ils envoient leurs clients trop englués dans
leurs problèmes vers des interlocuteurs plus adaptés. Et également qu’il n’est pas exceptionnel de rencontrer des professionnels à la fois coachs et psychanalystes.
Pourtant, dans ce vaste univers du coaching qui est, rappelons-le, une profession non réglementée – contrairement à celle de psychothérapeute -, un grand flou demeure concernant la formation des futurs professionnels.

En premier lieu, elle offre peu d’heures d’enseignement de la psychopathologie (l’étude des névroses et des personnalités difficiles). Ensuite, « trop d’étudiants interrompent la supervision dès qu’elle cesse d’être obligatoire et sont incapables de réfléchir aux raisons pour lesquelles ils ont choisi ce métier », déplore Eva Matesanz.

A l’heure où, selon la Société française de coaching (la plus importante avec l’Association européenne de coaching et l’International Coach Association), le marché du coaching est
pratiquement saturé, il serait urgent que les lieux qui préparent à cette profession prennent conscience qu’être un bon coach est affaire de savoir théorique mais également de maturation et de lucidité personnelle.

Isabelle Taubes, Psychologies magazine du mois de février 2018

L’article in extenso

 

C’est en effet un espace analytique que nous créons pour apporter à des coachs à maturité ou en voie de l’être, engagés dans une professionalisation certaine, des séances de supervision en groupe-analyse, une fois par mois, le vendredi matin, avec un engagement à l’inscription sur la régularité et sur la durée. Vous pouvez y prendre place le 9 mars comme dans un printemps du coaching que nous appelons de nos vœux  🙂

la Compagnie des Superviseurs ou comment devenir coach-analyste

La Compagnie des Superviseurs, là c’est parti !
La première séance en groupe c’était mercredi dernier ; avec quelques défenses massives, genre « position méta », « jeux de rôle » ou « je vais te tirer les vers du nez »… Mais tout ça sans être dupe.

Cette compagnie-là n’existe nulle part ailleurs ; c’est loin des référentiels de compétences et de la bienséance, c’est comme une base de vie pour les compagnons de la supervision.
C’est pour tisser des liens entre psychanalyse et coaching, toujours ; et c’est l’un des parcours que, Eva & moi, on aime animer pour les Coachs-Analyste.

Et là, en partage, quelques indications pour faire route ensemble.

Bonjour,

Et merci à chacune et à chacun de votre intérêt pour cette compagnie-là qui ouvre un espace inédit pour le « métier impossible » qu’est celui de superviseur, tout comme ceux qui font profession de « gouverner, soigner ou enseigner » ; impossible car « garanti d’emblée d’un succès insuffisant », disait Freud.

Ce groupe est ouvert :

• à ceux qui animent des ateliers d’analyse de pratiques ou des groupes de co-développement, et ainsi supervisent déjà à leur manière, et qui souhaitent revenir aux sources de notre métier, s’inspirer de la psychanalyse et intégrer en particulier les jeux de transfert et de contre-transfert dans leur pratique ;

• à ceux qui supervisent un confrère moins expérimenté, ponctuellement ou comme mentor, et qui sentent bien alors le besoin de gagner en liberté pour offrir ça aussi à d’autres coachs ;

• à ceux qui démarrent ou créent une activité de supervision, en individuel ou en groupe, et qui souhaitent se former au contact, en situation, et toujours aux sources de l’accompagnement ;

• et aussi à des superviseurs déjà installés et heureux de pouvoir se frotter en groupe de pairs et se développer comme coach-analyste.

Notre ambition est de tisser ensemble des liens créatifs entre coaching et psychanalyse, et aussi, comme cela a surgi en première séance de groupe, d’animer une « salle de garde », comme les médecins, pour notre « hygiène » personnelle et comme une « caisse de résonance » sur des questions souvent taboues dans notre métier ; et puis, pourquoi pas, partager aussi nos travaux au fil de l’eau avec d’autres accompagnateurs sous la forme de questionnements ouverts.

Ce qui nous réunit pour l’instant c’est un fil de 9 séances sur l’année scolaire 2015-2016, avec aussi les différentes thématiques qui surgiront. Et, comme évoqué mercredi dernier, pour susciter la dynamique, nous avons pressenti quelques premiers thèmes :

• La « supervision sauvage », celle qu’on pratique sans lui donner encore le nom ni la forme d’une supervision, et qui est riche de révélations sur comment nous supervisons naturellement, avec la part d’idéalisation et d’inhibition qui corsète la pratique aussi. Et ne garder que le naturel alors.

• « La rivalité » ou sa facette plus glamour, l’idéalisation entre confrères et toutes les inhibitions alors ; parce que superviser celui qui fait le même métier que soi-même ne peut pas laisser indifférent au fond.

• « L’amitié » : pour les coachs qui demandent à leur superviseur de devenir leur ami pendant ou à la fin d’un parcours de supervision, et comme une manière alors de sortir de l’asymétrie de la relation.

Nous aurons le souci de laisser la place à chacun et sur tous les thèmes, nous travaillerons toujours sur du spécifique, sur l’analyse de la pratique et sur la singularité de chaque superviseur de la Compagnie.
L’investissement pour ce parcours est de 1500 € TTC. Cette somme sera réglée soit en totalité, lors de la prochaine séance en novembre, soit en deux fois : 500 € en novembre et 1000 € à la séance de janvier. Dans les deux cas, deux règlements seront faits pour moitié et pour chaque animateur : Eva et André.

Voici le calendrier des séances : 7 octobre, 18 novembre et 9 décembre 2015 ; 20 janvier, 24 février, 30 mars, 20 avril, 18 mai et 15 juin 2016.
Ce sera à l’atelier de 18h00 à 20h00.

La présence de chacun est requise pour l’ensemble du parcours. Toute absence sera remplacée par une séance individuelle et en duo avec nous pour préserver la continuité du travail, avec un supplément symbolique alors. Vous pouvez aussi introduire des séances individuelles en complément de la Compagnie si vous sentez que des situations sensibles n’ont pas de place dans le groupe.

La Compagnie des Superviseurs n’est pas un lieu de supervision de coachs ; alors chacun est invité à continuer d’être accompagné par ailleurs. Si vous souhaitez approfondir la pratique clinique psychanalytique, vous pouvez aussi rejoindre un groupe de supervision que nous animons en duo.

Vos dernières questions et règlements peuvent intervenir, brièvement, en ouverture de la séance du 18 novembre, et place au travail entre nous aussitôt !

Bienvenue à vous en bonne compagnie alors ; nous l’aurons aussi « mauvaise » parfois ; et au naturel toujours de notre accompagnement.

André & Eva

Cette compagnie-là n’existait nulle part ! Pour aller loin des référentiels de compétences, construire une base de vie pour les compagnons de la supervision. Wellcome on Board !

La compagnie des superviseurs, carnet de route originelle

imageC’est Didier Anzieu qui s’est plu et a imposé comme étant léger d’entretenir des relations de travail et souvent d’amitié avec ses collègues psychanalystes, alors qu’il n’aimait pas les rapports mondains. La forme et l’esprit de la compagnie lui allait si bien.

Car la compagnie des psychanalystes, créée afin que la psychanalyse reste l’œuvre d’invention et de transmission des psychanalystes par delà l’héritage de Freud, comme par delà le travail psychanalytique individuel par la cure de chacun, ne fut pas seulement celle de Lacan, Klein, Bion et Winnicott. Inspirateurs.

Elle fut celle de Didier Anzieu alors, et de ses contemporains qu’il rencontra en l’Ecole Normale Supérieure : Laplanche et Pontalis. Ou plus tard dans le décours de sa vie de psychanalyste : André Green. Elle fut aussi celle de sa vie avec Annie Anzieu, avec laquelle elle entretient un dialogue sur leurs recherches respectives. Elle fut encore celle des jeunes psychanalystes qu’il forma et soutint.

Des témoignages de tous ces aspects de la compagnie des psychanalystes se trouvent en troisième partie de l’ouvrage le travail de l’inconscient, textes de Didier Anzieu choisis et annotés par son aussi compagnon psychanalyste René Kaes.

Puisse cet illustre précédent de la compagnie des superviseurs – dont nous méconnaissions l’existence jusqu’à trouver ce nom, il nous semble, très humain, et en découvrir le précédent après -, puisse cette compagnie des psychanalystes et la proximité que nous ressentons chacun d’Anzieu, Winnicott, Green, Pontalis, et aujourd’hui Tisseron, nous inspirer.

La compagnie des psychanalystes ouvre ses portes le 7 Octobre. Pour ceux que cela inspire aussi de réinventer et de transmettre le métier d’accompagner au naturel, par le travail de l’inconscient qui demeure le maître de nos vies singulières, la bienvenue est sereine.

Et qui prend soin de ceux qui accompagnent ? La compagnie des superviseurs un peu, beaucoup, passionnément

Et qui prend soin de ceux qui accompagnent ? Superviseur est le nom qu’on leur donne. Ni « Super » ni bon « viseur » au fond. Aveugle souvent et de sa sensibilité autre aidant. L’âme de l’accompagnement se revele en leur compagnie. Et nous aimons l’accueillir et la contenir, l’encourager et la voir grandir.
L’Ecole Nouvelle de l Accompagnement que je co-anime avec André de Châteauvieux lance a la rentrée un cycle de formation et de supervision spécifique de superviseurs.
Parce que c’est au naturel que l’on devient superviseur, parce qu’un confrère, une consoeur ou un petit groupe d’étudiants nous appréciant nous sollicite pour accompagner leurs débuts.
Aussi, la premiere session du cycle sera placée sous le thème de « la supervision sauvage », pour accueillir et professionnaliser le superviseur sauvage que vous êtes sans doute déjà, lorsque vous tissez sur notre metier avec autant de passion que de réflexion.
Prenez date le 7 Octobre de 18h à 20h et toujours au tarif de 220 euros pour l’animation du groupe en duo. L’abonnement au cycle offre bien entendu des avantages tarifaires. Renseignez vous si vous souhaitez en faire le fil rouge de votre développement.
La Compagnie des Superviseurs ce sera vous naturellement. Et cet echange entre pairs fondateur d’un métier « plus qu’impossible », qui mérite nos liens forts.