Le collaborateur qui mord, qui tape, qui casse

Le décodage pour l’enfant peut s’appliquer à la spirale protectrice et bienfaisante que prétend être l’entreprise pour chacun de ses collaborateurs mais qui pervertit notre nature profonde. Oui. Découvrons cette autre vérité ensemble.

C’est par l’extreme opposé á l’évidence aveugle, que je vais vous présenter la clinique du collaborateur en entreprise, de même que la clinique psychanalytique de l’enfant a permis des découvertes étonnantes comme je le constate dans ma formation continue de psychopraticienne et de coach professionnelle et dont je vous annonçais le partage.

Kate T. Parker Photography

« Pour moi la violence pourrait se définir ainsi : C’est quand on ne dit pas ou qu’on ne dit plus. Alors on se jette sur l’autre corps à corps… Lorsqu’une femme couvre son enfant qui tête… de caresses, elle lui fait violence… Cet enfant, dès qu’il marchera, va mordre. »

Françoise Dolto, C’est la parole qui fait vivre

Alors oui, l’entreprise qui dispose du temps, du corps et de la pensée de ses embauches, avec toutes les maladresses que je citais dans la vignette précédente, cette entreprise leur apporte en même temps tout le confort d’une couverture santé, congés et salaire, dont l’etymologie du sel resume bien le caractère alimentaire et conservateur. Les cadres de l’organisation jouissent d’habits, de voitures, de résidences souvent principale et secondaire, et de quoi faire des enfants et les élever longuement.

Certes, l’instabilité est acrue de nos jours, mais le soin qui perdure plutôt que l’encouragement se porte bien, avec l’institutionnalisation du « bien-être en entreprise » et des protections d’un État providence. Citons, par exemple, le licenciement transactionnel désormais indemnisé et revêtu de l’oxymoron d’être « rupture conventionnelle », les reclassements et les re-formations offerts aux employés au frais de la collectivité en cas de défaillance de l’employeur pas si tout-puissant qu’il n’en a l’air, que beaucoup cumulent avec de l’activité personnelle à laquelle il leur est donné aussi d’accéder, le travail de réseau se porte bien en ce monde interconnecté.

Le décodage pour l’enfant peut s’appliquer à cette spirale protectrice et bienfaisante qui pervertit notre nature profonde. Oui. Découvrons cette autre vérité ensemble.

L’enfant qui mord, qui tape, qui casse.

C’est l’escalade avancée par le psychanalyste médecin de famille à l’occasion du cycle de conférences « L’enfant qui souffre » aux Séminaires Psychanalytiques de Paris 2017.

L’enfant découvre l’amour, le plaisir, l’envie, à travers son besoin de s’alimenter. Mettre l’enfant au sein, ou au biberon enveloppé de l’odeur et le toucher de la mère ou de son substitut, ajoute une excitation du milieu, qui contacte sa propre excitation, son agressivité. L’enfant mord le sein pour décharger cette excitation de part et d’autre.

Dans un premier temps, l’autre n’existe pas dans cette relation. L’enfant se trouve encore dans le prolongement psychique que la grossesse instaure. Il est le tout. Il a pourtant un besoin. Il incorpore ce dont il a besoin, le lait et une contenance retrouvée. Mais lorsque l’autre le déborde il ne peut plus l’ignorer. Il se prend à détruire le trop plein qui ferait éclater le tout. Il mord, pour détruire cette fois-ci, pas que momentanément par excitation. L’autre paraît, et là, oui, il peut pousser la séquence incorporer jusqu’à faire mal, donner à son tour, rendre le mal par le mal.

Le stade sadique anal, celui où cette transaction avec la mère du donner et recevoir rend l’enfant maître de l’objet, confirme cette tendance d’une relation pas assez bonne, ajustée, équilibrée.

L’enfant débordé mord, l’enfant frustré, de ne pas avoir trouvé d’autre solution, tape aussitôt qu’il marche, l’enfant anéanti, qui se sent le seul coupable des conséquences fâcheuses de ce qu’il recherche désespérément, casse, où se casse lui-même.

C’est cela l’escalade de l’enfant porté, puis qui se met en mouvement blessant et qui finalement articule un cri pour ses maux au lieu des mots qui lui manquent parce que le dialogue qui sert de représentation imagée et étonnante a été remplacé par la transaction matérielle et asséchante. Tu as une question, je n’y réponds pas, je t’éduque. Plus tard, tu veux contribuer singulièrement, tu produis, je te rémunère.

D’aucuns reconnaîtront aussi l’escalade du burn-out professionnel, souvent reconnu bore-out, pas besoin d’en faire trop, c’est le contentieux larvé d’un employé qui connaît peu ses besoins et encore moins ses désirs qui seront paradoxaux, impossibles à satisfaire, auprès de son employeur. Ou les regrets irrattrapables de ce dernier comme nous verrons au prochain épisode : le « chef » meurtri, humilié .

La recherche de l’homme est élevée. C’est cela notre humanité. Là où l’enfant « détruit », s’acharne sur ce qui lui est donné, l’animal en lui se satisfait au plus pressé, l’adulte peut porter son effort ailleurs : mener une recherche contradictoire de l’état de la science ou de l’art, tenter un exploit inédit, sportif ou humanitaire, donner leur chance à d’autres que soi, au risque du choc des désirs encore une fois.

L’adulte libre sait bien que ce vers quoi il tend est un faisceau impossible de lumière. Et pourtant qu’est-ce qu’il aime en voir de toutes les couleurs ! La vie vivante c’est la peine, la fierté, la déception, la joie de l’autre contagieuse, l’effort, le renoncement, la saine colère, et quoi d’autre parmi vos mille et une expériences les plus intimes ! Si vous aimez être seuls, êtres entiers, vous connaîtrez cette richesse de sentiments et la naissance de quelques idées qui, partagées, accompliront un petit bout de votre arc-en-ciel un instant. Peut-être plus. Pourvu que le lien durable opère.

À suivre, l’enfant meurtri, et renouer avec la vie ?

Introduction à la psychologie du collaboratif

Vous pourrez libérer encore davantage votre action au sein des collectifs de votre appartenance. Eva Matesanz, la psychologie du collaboratif, L’Harmattan 2017

Il est en effet merveille que le degré de développement d’un être humain soit directement proportionnel à son degré de maturité relationnelle, et l’inverse. C’est par la relation que l’homme se développe ou s’inhibe – qu’il se pétrifie ou se pervertit si traumatisme il y a, violences avérées ou carences affectives -, que l’intégrité et l’identité se déchirent, et qu’après moult péripéties initiatiques, celles de toute une vie, il atteint sa solitude pleine. Il est alors capable de créativité personnelle, ainsi que de l’empathie véritable qui le relie et le libère.

Ce premier temps de lecture vous donnera les clés de compréhension de la rencontre collective et du travail de groupe qui seront développés en deuxième partie.

Ce sera alors le rendez-vous des choix défensifs mais aussi des élans d’appartenance. Ces groupes peuvent être des groupes de travail sur soi, de « re-co-naissance », pour mieux libérer la créativité personnelle et collective, l’élan vital, ou bien des groupes de pilotage, de transformation, de direction d’ensembles plus larges : un Comité de Direction, une équipe DRH. Dans tous les cas, le groupe « analyse », comme la psyché « analyse » en psychanalyse individuelle. Le groupe met en lien ce qui peut être délié dans chacun, bloqué par des protections individuelles.

Si vous êtes psychologue ou psychanalyste, ou si vous avez des responsabilités sur « la cure », le collectif au sens plus large et premier, – parent, tuteur, consultant, coach, dirigeant, formateur ou manager – je vous souhaite de trouver des repères dans cette lecture, au plus humain de vos intuitions et de vos improvisations réussies.

Vous pourrez libérer encore davantage votre action au sein des collectifs de votre appartenance. Chaque collectif que nous animons, auxquels nous « prêtons » notre âme et conscience, sont des foyers de vitalité au service de la société.

 

Extrait de l’introduction à la psychologie du collaboratif, Eva Matesanz, Editions L’Harmattan 2017

« Les témoignages sont éclairants et donnent de la chair au bouquin. Les apports méthodologiques et graphiques sont à la fois accessibles et rigoureux. »

Jean-Louis Muller, expert en management auprès de Cegos

« C’est une revisite bien menée et à l’usage le plus large des principaux concepts psychanalytiques. »

Jean-Marie von Kaenel, psychanalyste et groupaliste auprès d’organismes publics

Pour commander, privilégiez le site de l’éditeur qui vous offre 5% de remise. Et pour vos retours en courrier des lecteurs via la rubrique contact de cette web. Avec mes remerciements.

Interview psychollaborative

Après « L’art du lien », chez Kawa en 2014, Eva publie un nouvel et bel ouvrage « La psychologie du collaboratif » qui paraît ces jours-ci aux éditions L’Harmattan. C’est sous le signe du témoignage, vivant et au cœur de la conduite des groupes.
Au naturel toujours, l’esprit libre et exigeant alors. Et à l’écoute sensible de ce qui se trame sur la scène de l’inconscient.

Et, comme nos créations prennent leurs sources dans nos histoires intimes et familières, j’ai voulu en savoir un peu plus sur les origines de ce livre-là.
Interview.

Le collaboratif ce sont des histoires de liens, alors quel est le lien entre ton histoire à toi et le collaboratif ?

Eva Matesanz : Le collaboratif, ce sont des liens personnels et des ruptures de lien ou des liens jamais tissés, à nu, en l’air. Les impasses de nos origines. Les liens parentaux imparfaits. Le collaboratif consiste à vivre « l’illusion groupale » pour chacun des participants. C’est le lieu de tous les fantasmes personnels avec les frustrations que cela implique à nouveau.
Aujourd’hui, les technologies attisent cette illusion du tout-en-lien pour chacun de nous, non seulement dans le lien virtuel mais par  et la diversité de rencontres qu’elles permettent : en entreprise, où des équipes éclatées voient le jour, et dans le tissu socio-économique, où le moindre attroupement est mis à profit et labellisé d’intelligence collective. Tout reste à faire cependant. La rencontre humaine n’est pas la connexion digitale ni les Fab Lab et autres Think Tank qui accolent des solitudes et des certitudes bien souvent.
Et puisque la question porte sur mon fantasme, mes ratages et mes conquêtes du lien humain, pour moi comme pour chacun, c’est la solitude originelle, puis, la constellation œdipienne qui modèlent l’inscription dans le réel.
Aînée d’une famille nombreuse avec des enfants conçus toutes les deux années – et même, entre ma sœur cadette et moi-même, rien que treize mois ! – je suis passée de l’infinie solitude à l’infinie compagnie. Et j’ai souvent détesté tous ces autres, mon frère et mes sœurs, puis les cousins, puis les collègues et les coaches. J’ai même voulu les tuer, les éventrer, les dévorer. Je les ai ainsi beaucoup aimés. Et entre deux coups échangés, comme cela est dans la nature humaine, nous échangions nos idées.
En grandissant, j’ai compris que ces rencontres, ces corps à corps pouvaient être contenus dans des cercles d’appartenance : l’école, la bande d’amis en vacances, mes stages et l’Université, l’entreprise et ma fédération des professionnels de la relation, le CNC.
Et c’est ce processus que je décris dans l’ouvrage que j’ai référencé de connaissances et ciselé de vécu du mieux que j’ai pu. Car c’est parce qu’un groupe est davantage que les individus et leurs passions, qu’il se sait en quelque sorte groupe parmi d’autres groupes qui traversent leurs limites de contention, qu’il y a fertilisation croisée de ses membres avec ceux d’un ailleurs, que le groupe collabore et que chacun se restreint.

Vouloir éventrer ou dévorer tes sœurs et ton frère et « beaucoup les aimer » ainsi, c’est bien à rebours du prêt-à-penser collectif. Mais aujourd’hui, quand tu conduis un groupe – avec des consoeurs ou des confrères par exemple –, invites-tu ou évites-tu ces échanges de coups, entre les idées ?

Eva : Tu fais référence au positivisme, au bonheurisme et à l’injonction à la bienveillance ambiante, comme un Graal social ? Malheureusement ces démarches cohabitent avec le Graal sauvage, ou plutôt elles ne cohabitent pas. Les deux s’affrontent, les sylvestres et les kalach. Comme le collaboratif lui-même, qui était l’opposition naturelle au taylorisme qui nous a dominés depuis l’ère industrielle et qui fait de l’ère des services celle des sévices. Oui, le collaboratif est, lui-même, devenu une injonction.
Quand les artisans et les ouvriers se concertaient contre les procédures éreintantes, que les cadres s’excitaient, ensemble et tout seuls, pour pousser des idées aux patrons, ou plus discrètement, pour faire autrement avec leurs équipes sans trop le dire et que les résultats leur donnent raison, c’était cela la collaboration ! Ainsi là où il y avait une spontanéité féconde et des idées qui finissaient par prendre, là où les coups étaient permis, ils sont aujourd’hui parés à la racine, à coup de « feed back » cette fois-ci et de circuits d’innovation incubateurs ou accélérateurs. Artificiels surtout.
Car, même, lorsque cela n’est pas trop biaisé, mettre ensemble des individus et leur donner des objectifs de créatif et de collaboratif préemptés, c’est comme demander à un mille pattes de se regarder marcher. Il pédale en l’air. L’image du mille pattes est évoquée par Foulkes, le fondateur de la démarche collective que je présente dans mon ouvrage, celle de la groupe analyse.
Comme « la psyché analyse » lors d’une psychanalyse et trouve des voies d’action et de pensée autres que celles de la répétition inconsciente, celle des impasses des origines, « le groupe analyse » sans injonction ni censure. L’analyse ne se fait pas dans le sens du découpage rationnel mais dans celui de la psychanalyse : il existe des liens entre des éléments épars qui n’ont aucun lien logique entre eux. Ces liens sont affectifs.
Le groupe analyse, cela veut dire qu’il se laisse aller à la répétition inconsciente de chacun, pour devenir la scène, le théâtre de ces liens. C’est notre démarche naturelle pour être ensemble de répéter les liens du groupe d’origine, la famille et la famille élargie à l’école, au quartier, au quotidien de l’enfant qui se construit psychiquement, puisque l’espèce humaine n’est pas comme les espèces animales déterminée par la génétique et les instincts qui s’y rattachent.
Lorsqu’un groupe nouveau réunit des individus qui, inconsciemment, se projettent dans leur groupe d’origine, la répétition n’est pas parfaite pour chacun, leurs répétitions ne peuvent pas tout à fait s’articuler. Il est nécessaire alors de trouver des compromis. Chacun renonce à une part de lui-même au profit des autres, au bénéfice aussi de trouver lui-même une place inédite. Alors, c’est la même chose pour moi lorsque j’anime, seul moment où je fréquente mes confrères et mes cousines. Sinon, en effet, j’aurais peut-être plus de mal à laisser de côté mes furies d’aînée toujours en activité, mais elles sont là, prêtes à servir si l’articulation dans le groupe le permet. Heureusement ni la psychanalyse ni le groupe analyse font d’une aînée une cadette ! C’est la peur de beaucoup de ceux qui y renoncent. De se perdre. Alors que l’on se retrouve enfin dans toute sa complexité et sa singularité.

Le « nous » qui est dessiné sur la couverture de ton ouvrage suggère tout le contraire de l’attaque et de la violence. Oui, d’exquises esquisses – au féminin comme au masculin –, et sous le signe de l’Eros. Comme si l’un cachait l’autre alors ?

Eva : C’est la violence qui recouvre notre élan vers l’autre. L’élan vers l’autre est celui de la confiance, de la communion originelle, par les corps, quelles que soient les circonstances psychiques et sociologiques de la mère, des parents, du village qui accueille l’enfant. Ce sont nos défenses qui se construisent progressivement, au frottement, et non plus à l’union parfaite de la gestation, qui génèrent une violence toute autre que ces élans premiers de dévoration et de possession. Et ces élans-là, premiers, trouvent le repos dans nos fantasmes. Ils ne s’exercent pas dans le réel lorsque la névrose, qui est normale, a pu se parfaire. Cette violence qui se construit aux entournures de nos relations est la violence sociale dont je parlais. Les injonctions. La bienveillance, comme un diktat, et les appels des sirènes à la collaboration productive et non accidentelle en font aussi partie.
Les défenses sont naturelles et c’est à elles que je m’attache dans mon ouvrage. C’est le deuxième volet du parchemin initiateur d’un collaboratif libéré : les défenses individuelles vis-à-vis du collectif et les défenses du collectif vis-à-vis de l’extérieur qu’est l’institution qui l’enjoint de collaborer, du consultant, du formateur ou du superviseur qui « conduit le groupe ».
Le troisième volet est celui des appartenances. Ainsi lorsque le groupe s’inscrit dans la durée, il devient une enveloppe pour chacun. La communion se parfait. Les appartenances multiples permettent de ne pas s’y enfermer. Le premier volet revisite le cheminement personnel des identifications que j’avais déjà abordé dans mon précédent ouvrage – L’Art du Lien (Kawa, 2014) –, comme une ressource personnelle préalable à ces deux autres cheminements collectifs : se défendre et pactiser. Chacun de ces volets se concrétise dans un carnet pour chaque lecteur de telle sorte qu’il chemine lui-même plutôt que d’être spectateur, sidéré ou hypnotisé, par ma méthode imparfaite.
Car c’est à partir de mon expérience bancale que j’ai bâti cet ouvrage dont le sous-titre, mon titre originel, « Dessine-moi nous », est bien plus authentique. J’ai dessiné ma planète, trouée, larguée, attirée par d’autres trajectoires proches ou lointaines, et j’en ai fait des carnets vierges pour que d’autres complètent la Voie Lactée d’un Nous plus vrai. Les carnets de chacun, épars, jamais réunis dans une oeuvre aboutie, font de cette expérience une réalité comme la vie : finie pour chacun de nous, continue même lorsqu’une étoile s’éteint. D’autres brillent de leur audace nouvelle. C’est à elles que je pense quand je vis : à mes deux filles et à ceux et celles qui gardent la trace de mon passage parce qu’ils ou elles m’ont consultée.
J’imagine que tu aurais voulu connaître des détails croustillants de mes ébats et mes débats intimes. J’en donne en partie l’illustration au titre des appartenances concluantes. C’est le seul moment où ce ne sont pas des témoignages de mes missions mais de mon propre vécu. Alors, je t’invite et j’invite les lecteurs de ton blog à me lire dans le texte, et à lire plus tard si le cœur y est, l’ouvrage de mes origines personnelles et de mon devenir intime et engagé dans notre monde, que j’écris tout doucement. En espagnol, ma langue natale qui a resurgi comme par accident. L’authentique innovation. La réconciliation en moi. La collaboration possible alors.

***

Soirée-dédicace avec l’auteure :

Mardi 21 mars de 19h à 21h
Librairie L’Harmattan
21 bis, rue des écoles – 75005 Paris

Sollicitez votre invitation sur le site L’Harmattan : rubrique Envoyer un mail à l’auteur
La couverture du livre est une création de Joël Alessandra, grand voyageur aussi.

Soirée dédicace de La psychologie du collaboratif chez L’Harmattan

Parution de La psychologie du collaboratif le 21 mars 2017 Chez L’Harmattan

 

Invitation à la soirée dédicace de mon nouvel ouvrage « La psychologie du collaboratif » 
L’Harmattan nous accueille, mes lecteurs et moi-même, au cours de la première soirée du printemps, le 21 mars, dans sa Librairie du 21 bis rue des écoles à Paris 5.

Cette aventure avec vous, mes patients, mes élèves, mes clients entreprises, mes amis et ma famille, trouve un support qui me pose et me porte tour à tour. J’espère que ces quelques pages, et surtout celles conçues pour vous, pour vos propres réflexions, pour vos propres désirs et fantasmes, et vos passages à l’action et à la relation, seront tout aussi ressourçantes et énergisantes.

Pour recevoir l’invitation officielle de l’éditeur je vous remercie de me faire parvenir votre e-mail en message privé.

Très chaleureusement,

Eva

NB. L’image de couverture reprend la fresque collective datant de 9000 ans découverte dans une grotte de Patagonie, et ici bas les traits de coupe de la couverture finale de l’ouvrage qui est le mien, avec vous en lui reflétés.

 

 

Bienvenue

Ce que j’aime de la psychanalyse c’est qu’on ne tombe pas dedans par soif de connaissance et de contrôle mais par besoin vital et désir qui s’ignore. C’est cela que j’aime transmettre.

Art Deco Imperial Hotel a Café ImperialUne nouvelle promotion de Executive Coaches à l’Université de Cergy Pontoise.
La particularité de cette formation de Coaching est de ne pas agiter les peurs des prétendants accompagnateurs avec de la psychopathologie vite gobée comme le font toutes les autres. Entretenir le jardin des folies douces et vives.

Avec Roland Brunner nous posons les fondements psychanalytiques de tout accompagnement. Nos collègues posent les variantes humanistes et constructivistes, de la Systémie et du Cognitif-comportamentalisme.

Ce que j’aime de la psychanalyse c’est qu’on ne tombe pas dedans par soif de connaissance et de contrôle mais par besoin vital et désir qui s’ignore. C’est cela que j’aime transmettre. Alors oui, Roland passe bien en revue les structures psychiques. Il est important d’avoir accès à des représentations cliniques communes de nos rencontres singulières par ailleurs.

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– Il est nécessaire de savoir refuser un coaching, lorsque la structure, perverse ou pétrifiée dans son infantile (psychose froide ou avérée), piégée dans des troubles très intimes, ne peut pas en bénéficier et ne le pourra jamais.

– Il est nécessaire d’orienter sa stratégie clinique, selon que la névrose, ou trouble des rapports aux autres et à la réalité qu’adresse effectivement le coaching, est celle de la contrainte ou celle du tout-est-possible, obsessionnelle ou hystérique.

J’aime pour ma part y apporter les travaux pratiques. La supervision de cas et la recherche en groupe-analyse. Car il est rare d’être seul à seul en entreprise. Alors notre mission de coach analyste est proche de l’ethnopsychiatrie comme Roland le mentionne aussi dans son ouvrage de référence « Le coaching clinique psychanalytique ». J’aime le développer auprès des groupes de pairs que cette formation institue. Et par delà les structures, fixes, modelées selon le vécu d’enfance et définitivement formées à l’adolescence, donner le goût du voisinage et du différent. Ouvrir les portes de ce que chacun de nous avait peut-être laissé bien derrière mais qui se représentera à coup sûr dans ses accompagnements divers. « La psychologie du collaboratif » est mon ouvrage à moi, édition 2017 chez L’Harmattan.

Personne n’est propriétaire d’un pavillon individuel dans son psychisme. Nous sommes tous locataires d’une maison commune, traversée de « servitudes » multiples, de lieux de passage de l’autre, et en travaux le long d’une vie.

Vous allez à nouveau bouleverser la mienne. Bienvenue à vous tous DUEC 2017 Cergy University. Et merci pour la troisième année consécutive à Florence Daumarie et à Olivier Piazza de mon passage en leurs murs et ceux de l’Institution généreuse qu’ils dirigent.

L’accompagnement collaboratif : ouverture des inscriptions

Le vivre pour le faire vivre. Penser et agir ensemble. Collaborer. C’est cela se former au collaboratif.

La Saison 2017 des ateliers de campagne de Sens est ouverte.

Des accompagnements en groupe pour mieux accompagner les groupes !

Former, coordonner, mobiliser, ou tout autre ordre du jour auprès d’un collectif, n’est rien qu’un ordre d’un jour sans les désirs les plus singuliers et moteurs. Ainsi, trois temps, un mouvement naturel, au fil des séances de mars à septembre :

Les apports inconscients des participants, originaux, transformateurs, naturels. Point sur le transfert latéral.

L’animateur avec ses propres ressources inconscientes. Quelle place leur donner ? Point sur la psychodynamique du groupe et le contre-transfert de ou des animateurs.

La co-animation en duo et/ou en équipe. Et le travail du groupe accompagné a lieu par le travail du groupe accompagnateur. Point sur le transfert latéral appliqué à soi et psychodynamique d’équipe de coachs internes, d’équipe de coaching d’organisation, d’équipe de managers (hiérarchique, fonctionnel, projet), etc.

Le vivre pour le faire vivre. Penser et agir ensemble. Collaborer. C’est cela se former au collaboratif. Et toujours au vert et dans la fraîcheur des découvertes et des rencontres que permettent ces ateliers. Bienvenue à vous.

Le premier stage est composé de deux journées avec une inter-session, les 27 mars et 24 avril, de 10h à 17h, départ de la Gare de Paris Bercy. Participation individuelle de 550 euros.