Des coulisses de la psyché à la scène de rue, enfin

Longtemps je me suis tu, j’avais coupé le son. J’étais assis dans mon coin de table, pendant les festivités, les apéros, les cérémonies sociales, les convenances de rue. Ca parlait politique, rock’n roll, football, région, patin, couffin.J’écoutais d’une oreille, l’autre écoutait ce truc qui me battait la poitrine et donnait des signes de faiblesse. Je tournais le dos à ma jeunesse, j’écrivais en moi comme dans un livre ouvert. Et personne ne le savait. Il se trouvait encore un moi dans la glace mais je voyais bien que certains oubliaient mon nom même s’ils savaient mon silence rempli d’encres sèches. Un jour je suis sorti de mon hiver j’avais mis le mot fin aux quelques tomes écrit sur l’intérieur de moi. Le monde n’avait pas changé, politique, rock’n roll, football, région, patin, couffin. Mais la rue était jonchée de ceux dont je m’étais défait.