Happy Days Happy APP : la formation 100 % expérientielle à l’analyse de pratiques professionnelles

L’analyse de pratiques réunit des professionnels qui font un métier avec une forte composante relationnelle (manager, coach, consultant…) et qui détiennent un savoir-faire issu de l’expérience, en construction permanente.

Happy Days ! C’est un cycle d’Analyse de Pratiques professionnelles animées en duo et à la campagne. Trois journées en groupe apprenant, pour animer vos groupes plus au naturel.
L’analyse de pratiques réunit des professionnels qui font un métier avec une forte composante relationnelle (manager, coach, consultant…) et qui détiennent alors un savoir-faire issu de l’expérience : singulier, subjectif et toujours prêt à se déconstruire et se reconstruire au fil du temps et dans les situations critiques.
Aussi chaque praticien est-il invité à décrypter en petit groupe ses modes d’action et de décision pour les comprendre et les réintégrer, plus libre alors des doutes et des affects qui imprègnent sa pratique. Et il en résulte une réflexion toujours plus nuancée en situation et des ressentis plus justes qui participent aux accordages humains.

  • Le calendrier : 27 mai, 17 juin et 1er juillet 2019, de 10h00 à 17h00
  • Le lieu : l’Atelier des Jardiniers, près de Sens (à 1 heure de Paris-Bercy par le train)
  • Le tarif : 600 € HT. Règlement à l’inscription : Eva Matesanz & André de Chateauvieux

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Eva Matesanz et André de Chateauvieux, après des parcours de management d’équipes et de direction de projets en entreprise, accompagnent les groupes dans leurs démarches d’innovation, supervisent les coachs dans leurs pratiques professionnelles et enseignent à l’université pour des cursus de formation au coaching (Cergy-Paris et Paris 2 Assas). Ils animent des cursus singuliers (La Compagnie des superviseurs, Les groupes de pratiques collaboratives…), ils créent des ateliers pour les fédérations de coachs (EMCC International, SFCoach, ICF Nord) et ils publient en continu sur leurs travaux et leurs pratiques.

Mettre de « l’ambulatoire » en groupe dans votre ambition de changement « corporate »

Le propre des groupes « ambulatoires », ceux dont les participants ne sont pas réunis sur leur lieu du travail ou bien dans l’extension de ce lieu que peut être un séminaire de formation interne est d’adresser de front la difficulté de s’y engager, de se rendre effectivement au lieu et à la rencontre d’un intervenant extérieur ET de participants extérieurs, étrangers à soi-même. L’illusion du corps social partagé est abattue au profit du réel du monde, du réel en soi, l’incommensurable abîme et la fuyante trajectoire que cela engagera.
Déambuler jusqu’au groupe, aux abords du groupe, puis, marcher droit dans le « moi » faire « nous » et faire ensemble, là est tout le travail.
Il est donc bien naturel de nous former auprès de ceux qui analysent en profondeur aussi le sujet seul – irremplaçable, inaliénable et profondément aliéné dans le sens du manque de lien avec lui-même, de par l’ignorance ontologique que provoquent (1) le refoulement entre conscient et inconscient, (2) les clivages entre l’acceptable, pour narcissisant, et inacceptable pour asocial -, les mêmes qui permettent l’analyse du sujet en groupe, le sujet en lien sans que cela ne soit pas donné par le partage d’un temps et d’un lieu.

L’analyse en groupe

La psychanalyse en groupe en plein essor, colloque ASM13

Ce vendredi et samedi 1er et 2 février les psychanalystes de groupe de l’ASM 13 issus pour la plupart de la Société Psychanalytique de Paris dans une extension de la cure-type, individuelle stricte, le colloque singulier, vers le travail à plusieurs, la parole multi-personnelle qui dit tout de chacun, osaient poursuivre les travaux de Didier Anzieu, René Kaës, Bérajano jadis réunis dans une SPP-G pour groupe, des pionniers que furent Wilfred Bion en Angleterre et Serge Lebovici en France. Saint Alban s’est fait dépasser par la psychiatrie moderne en mal d’humanité flagrant actuellement. Tavistok par contre, poursuit son essor en Grande Bretagne et dans le monde.

En ce début de février Caroline Garland, psychanalyste et chercheuse de cet Institut majeur, présidait l’événement qui se dotait de l’intitulé ambitieux et à la fois réaliste : D’une psychanalyse de groupe en plein essor ? Avec le point d’interrogation.
50 ans après sa création, l’ASM 13 fleurit avec un développement sur tous les secteurs cliniques. Le Centre Alfred Binet est la suite des premières prises en charge des enfants. Les traitements psychanalytiques ont trouvé une solution originale avec la création du centre Evelyne et Jean Kestemberg, où les patients psychotiques bénéficient de traitements psychanalytiques appropriées (psychothérapies, psychodrame etc.). Dans les années 1970, l’ASM 13 crée aussi une clinique en ville. La Policlinique appelée aussi Centre Favereau redevient un modèle pour le développement des Centres d’accueil et de crise de la vie adulte.
Toutes ces activités étaient présentes au colloque de cette année. J’ai particulièrement apprécié la formation à la supervision d’intervenants en groupe par le grand groupe que nous formions, dans une dynamique d’animation « fish bowl » pour ceux qui connaissent cette technique de prise de parole libre et engagé parmi de nombreux participants, ici 150 inscrits, autour des deux cas présentés par leurs psychanalystes de groupe respectifs, discutés sous la forme de la controverse professionnelle par Caroline Garland. Ensuite place aux commentaires, questions, éléments de gêne et d’émerveillement de ceux qui à partir du cercle rejoignent la scène du partage. Sans jamais trouver de réponse, juste quelques nouvelles associations d’idées. Un régal de liberté et de justesse.
L’un des cas était un cas dit « lourd », institutionnel, d’anorexiques en accueil de jour que le groupe engage dans toute autre chose que de parler de leur maladie comme seule source identitaire. Elles se livrent par le jeu à leurs désirs véritables de croquer la vie et leurs proches en commençant par l’animateur tenu à l’écart du jeu mais clairement représenté dans le choix d’un des acteurs : guide, homme et étranger. La traversée du fantasme est possible lorsqu’on le vit chaque jour sans pouvoir le réaliser.
L’autre cas était a priori plus dans la norme sociale, avec des personnes prises en charge médicalement pour des symptômes dits morbides, envahissants, qui font vie dite « normale ». Le psychiatre les adresse à un psychanalyste pour pouvoir faire un travail d’élaboration de ce que ces symptômes recouvrent. Une personnalité prise en otage se découvre.
La conductrice du groupe exerce désormais en libéral. Il n’y a pas de prise en charge institutionnelle. Chacun règle la séance et revient chaque semaine comme dans une psychanalyse individuelle face à face. Ici, c’est « face à faces » : chacun avec ses multiples facettes, contradictoires, qu’il ou qu’elle a du mal à rassembler, fait face à de multiples faces qui lui reviennent plus ou moins. La séance soumise à supervision faisait cas d’une problématique de rejet, précisément, de la part d’une participante ayant engagé une psychanalyse individuelle en parallèle à l’occasion d’un événement toujours marquant : l’intégration d’un nouvel entrant dans le groupe. Les difficultés de la perte de place, avec la redistribution des rôles, des faces, étaient exacerbées. La responsable du groupe se trouvait elle même déstabilisée par la ligne de partage que la patiente impose entre un psychanalyste de l’ombre et celui de la lumière que jusqu’ici elle assumait sans rien « contrôler », dans confiance aveugle, comme le désir est aveugle, dans le processus groupal.
Et c’est cette dynamique de groupe, d’un autre groupe, celui mené par Anastasia Toliou, mon professeur du temps de ma formation en psychopathologie à Paris 8, que je retiens ici pour sujet que j’aime développer.
Les problématiques des participants ont peu d’importance et elles restent confidentielles. J’ai apprécié la partition d’Anastasia pour nous faire entendre cette dynamique subtile du groupe qui n’est pas, qui se forme de la venue de sujets libres et à la fois mutilés de leur essence. Etats limites on les nomme. A fleur de peau. Très réactifs. Porteurs d’un masque social. Comme tant de nous en somme sur la scène de l’entreprise. Nous sommes si peu nombreux à faire un travail autre qu’un coaching de circonstance ou une formation adaptative !
Déambuler à la rencontre d’un groupe d’analyse. Le désir tendu comme jamais : qu’on vienne me chercher ou que je disparaisse. C’est comme cela que beaucoup se vivent. Ou alors okay je viens et je viens pour vous détruire. Je disparais avec vous.
Celui-ci est le scénario latent et les choix sont fatals.
Personne est indispensable et pourtant, le groupe est le groupe formé par tous ses participants présents de corps un temps donné. Chacun doit finir par y arriver !
Celles-ci sont les règles posées par les conducteurs d’un tel groupe qui sont assimilées peu à peu : régularité, parole libre dans le temps alloué, libre association non seulement verbale, aussi gestuelle et comportementale, réintroduction dans le groupe des événements vécus ensemble ou personnellement hors réunion qui nécessitent d’être connus de tous.
Le groupe devient l’acteur de la transformation. Un organisme vivant à lui seul. Le groupe au complet.
La subjectivité est une solitude. La parole met en lien et déploie la subjectivité ! Ceci étant, les effets pervers de la parole sont de trois ordres :
– Créer le lien par la souffrance, par une forme de rivalité, de concurrence dans plus de souffrance. Tous ou certains.
– Banaliser, rationaliser, dénier, au contraire. Tous, certains ou un seul.
– Agir selon l’impulsivité pendant la séance ou autour de la séance au moyen d’absences, de retards ou de messages permis par la connexion à distance. Un seul ou plusieurs.
Les participants consentent à une interdépendance dans un objectif personnel d’aller bien, de penser bien, de créer bien.
Les tenants du cadre alors peuvent être « compris » :
Respecter la régularité pour la continuité.
Protéger la confidentialité pour la confiance.
Limiter les échanges interpersonnels hors groupe multi-personnel
Le premier écueil une fois le groupe rallié serait de croire que l’appartenance suffit à l’identification ; le lien, l’investissement affectif, doit être effectif. Il ne se commande pas. Mais il est possible de déplacer l’investissement formel vers l’investissement sur le fond, sur la compréhension de soi, de ce groupe et du monde.
Il s’agira d’apprendre par l’expérience davantage que par le simple fait d’assister ou même participer à des échanges.  Il y a là un laisser faire, vivre l’expérience sensible.
Ceci touche au deuxième terrain sensible du travail en groupe. Le premier était celui de l’approcher de soi-même, sans se dérober et en faisant cela se refuser la vie, ni être dans la polarité contraire : le saisir pleinement pour le dérober à sa vie et s’y perdre aussi en tant que composant du groupe.
Le deuxième est d’en dépendre profondément, de se savoir ignorer l’expérience tant qu’elle n’est pas partagée et de s’autoriser à l’attaquer par la même occasion, à infléchir l’expérience de sa propre violence d’exister en son sein, d’en faire partie, de prendre part et de prendre sa part de ce que le groupe est.
Comme il est si difficile de vivre en lien avec d’autres vies, il est une recherche de stabilisation dans des ajustements formels, dans des rappels extérieurs ou d’un autre temps. Les problèmes familiaux ou professionnels. Chut. Parlons d’ici et de maintenant.
Le ou les conducteurs rappellent la décision de chacun d’intégrer un groupe fondée sur un espoir. Le groupe est un troc d’espoir jamais perdu ou gâché. Chacun peut déposer ses espoirs, faibles ou surinvestis ; il reçoit les expériences qu’il y vit.
Le conducteur est lui même expérimenté dans l’expérience de groupe : un groupe contient et diffracte en même temps, qui permet le morcellement, la séparation nette et précise d’éléments les plus divers sans qu’ils ne se perdent. Il existe des limites partagées et il existe un vécu multi-expérientiel. Puis, le conducteur connaît l’ambivalence du désir :
–  Le désir de connaître attaque le processus de pensée, éviter de penser.
–  La connaissance est confondue avec la croyance et les certitudes.
–  Le besoin de contenance attaque la dépendance.
Le conducteur s’autorise la rêverie, l’imagination afin d’introduire et développer des éléments émotionnels qui complexifient les éléments en présence et qui amplifient les limites de la contenance et de la connaissance.
« To fill in the feeling » est le rôle du conducteur selon Bion, le pionnier de la psychodynamique de groupe.
Les échanges sont bêta. L’animateur les élève au rang Alpha. Celui de la sensibilité d’une mère pour son enfant qui lui permet de quitter les processus primaires de nourrissage, chaleur, réconfort ; les processus morbides de la seule mentalisation. Il atteint la satisfaction et le sens du lien.
Les participants souhaitent d’eux-mêmes créer et développer le groupe qu’ils forment. C’est d’eux-mêmes que dépend son existence et sa vie vivante. Ils font du groupe un objet contenant et un objet qui pense, qui produit quelque chose qui n’existerait pas sans lui.
Le « moi » ne s’appartient pas. Il a besoin d’appartenir à un groupe humain pour pouvoir s’appartenir pleinement. L’appartenance comme nous l’avons vu implique l’identification au groupe en premier et l’investissement ensuite auprès de chacun.
Le désinvestissement de soi et l’identification de quelque chose de différent en soi avec lequel on rentre enfin en lien. Le moi advient là où la destructivité dominait.Le « nous » devient créateur ensemble là où il était mal assemblé, fait de déroutes et d’abîmes personnels, rappelez-vous, au premier abord. Le choc est salutaire sans les électrochocs d’antan ni les shakers, hackers et crackers de nos jours absurdes. Bougez-vous, mélangez-vous, retrouvez-vous.
A suivre…

Etes-vous « supervisé » pour votre métier d’accompagnement humain ? Vous pouvez choisir la liberté et la responsabilité.

« Je n’ai pas rencontré d’autres lieux où il est possible de penser avec des pairs cette complexité à partir de soi, de ses limites, de ses forces, de sa propre histoire. Mais aussi à partir de l’institution elle-même, de son fonctionnement et au-delà, de l’historicité et de la société dans laquelle elle s’inscrit. » Citation de supervision.

Les « métiers impossibles » reçoivent cette appellation du fait d’une impossibilité évidente de la part de ceux qui les exercent pour assurer la pleine réussite de leur action. Ce sont ceux d’enseigner ou transmettre, de gouverner ou décider, d’accompagner, développer et protéger des publics et des individus ce qui est une compétence qui s’étend bien au-delà des initiales métiers du soin. La formule est de Freud. Puisqu’ils adressent la part d’irrationnel, de fantaisie, de liberté qui existe, qu’il faut absolument préserver, dans l’humain.

Ce sont les métiers de tous les indépendants de l’intervention en relations humaines – coaches, consultants, formateurs, animateurs, médiateurs – ainsi que des responsables ultimes du vivre ensemble dans nos institutions : responsables stratégiques des ressources humaines, managers, responsables de l’innovation. Seuls, la confrontation de « pratiques » et le questionnement personnel permettent à ces acteurs devenus incontournables – par-delà les avancées du digital et des process – de bâtir la pleine singularité de leur intervention, pour se sentir cohérents et engagés dans le temps. Sans effets de mode ni soumissions à l’autorité ou à un idéal inhumain comme tous les idéaux absolus s’avèrent être au fond.

Leur travail est, pour la plupart, solitaire et engagé. Le partage et l’authenticité sur les doutes et les revers leur va si bien. Le groupe non dirigé, non outillé, un groupe naturel le permet. L’animation par une équipe de psychanalystes en assure la liberté et la progression comme le témoignage annexé le décrit.

 

OUVERTURE D’UN NOUVEAU GROUPE

À PARIS en 2019

Neuf rencontres mensuelles de janvier à décembre 2019 ont été prévues sur inscription préalable. Cette activité assure la professionnalisation dans la connaissance et dans la pratique des rapports humains de managers, RH, coachs internes et externes, consultants d’équipe et d’organisation, DIRI et facilitateurs.

La forme est celle d’un groupe restreint, composé de 4 à 6 participants, pour répondre à l’exigence pour chacun d’eux de réfléchir sur les difficultés qu’ils rencontrent mais aussi sur les facilités dans lesquelles ils se complaisent, de par leur personnalité et de par la soumission à des prétendus impératifs du secteur ou du métier. La loi sans l’esprit n’est rien.

Le groupe est animé par deux psychanalystes, non interventionnistes dans sa dynamique, ayant exercé, pour l’un, le métier de manager et pour l’autre, celui de consultant et d’accompagnement dans les milieux critiques du social et de la santé (directeurs d’établissement). Il est destiné aux acteurs du changement actuel, la transformation permanente et en même temps entravée en profondeur, sur les essentiels : l’humain, l’écologique, l’économique et le social.

Le groupe échange et approfondit les aspects tantôt pratiques, tantôt techniques, tantôt théoriques à partir d’une situation présentée par l’un des participants ou d’un questionnement partagé. Cet échange est ponctué par les éclairages du psychanalyste pour permettre de temporiser les élans défensifs collectifs ou individuels qui peuvent prendre la forme aussi bien d’inaction et de blocages (homéostasie, fixation dans des rôles, conflits latents) que de passages à l’acte irréfléchi de l’un ou l’autre des participants ou du groupe emporté par l’émotionnel dominant.

Des figures « type » de la nature humaine en groupe peuvent ainsi être abordées et appréhendées. Ces figures ne sont pas pour autant modélisables. C’est leur essence, leur mouvement vital qui peut être saisi en situation. Elles sont vécues, plutôt que  » expérimentées « , selon la sensibilité personnelle et l’esprit du groupe en question. Elles peuvent être ainsi intériorisées : elles forment un cadre intérieur, sécure et accessible désormais, d’intervention par ailleurs.

Des textes adaptés peuvent être préconisés à partir d’une bibliographie préalablement sélectionnée, ayant trait aux connaissances et aux pratiques les plus fines et subtiles de la nature humaine profonde, issues de la psychanalyse ou psychologie clinique, de la sociologie clinique, de l’anthropologie et de l’ethnopsychiatrie. La clinique et l’ethnique font référence à un travail de terrain et de réel, différent des philosophies et des idéologies qui préemptent.

Le fil conducteur de l’ensemble des thèmes régulièrement abordés porte sur : qu’est-ce qu’accompagner une institution / un collectif / un sujet pris dans le cadre de l’organisation ? Qu’est-ce que diriger sa propre action plutôt que de la préempter par des modèles aussitôt périmés ? Quelle est l’éthique plutôt que la technique à acquérir ou à renforcer ?

Il s’agira progressivement pour chaque participant de :

  • Etre capable de former un idéal interne qu’il saura transmettre à ses interlocuteurs et auquel il saura renoncer partiellement pour mieux l’atteindre, ensemble et en particulier ;
  • Représenter la loi, la contrainte partagée, sans s’y identifier ; proposer une loi  » symbolique « et non des positions de pouvoir sadiques ou perverses ; ne pas se dérober non plus sous couvert de style participatif confusionnel ;
  • Connaître ses limites, les limites de son action et les limites de ses interlocuteurs ; accueillir et contenir les inévitables conflits dans et avec le groupe ; savoir dissocier la mise en question naturelle et salutaire des objets de travail de l’agressivité portée sur les sujets pris pour des objets de satisfaction primitive.

Ces trois repères, de l’idéal, la « loi » et les limites, sont les composantes de l’humanisation.

Dans notre long développement d’enfance et d’adolescence, contrairement aux autres espèces, nous avons fait évoluer des ressorts instinctuels – les pulsions nous permettant de subvenir à nos besoins, puis d’y prendre plaisir aussi – vers un imaginaire, une symbolique et les limites de la réalité et de l’altérité.

C’est un équilibre instable que nous avons orchestré. Il fait « structure », il compose la structure psychique qui garantit notre liberté et notre responsabilisation, loin des déterminismes animaux. Mais il comporte, en même temps, des « bricolages » personnels, inaliénables, identitaires, pour ce qui est du « trauma » en particulier ,ou tout simplement, des pertes et des manques dont nous avons conscience en tant qu’humains.

Le désir de servir l’humanité des autres rend compte d’une boîte à outils pour bricoler pléthorique. D’où la vocation qui apparaît à un moment ou à un autre du parcours de vie professionnel. Une chose est la vocation et le talent naturel, autre chose est la professionnalisation de son action et la pérennité. Mieux connaître l’outil qu’on est soi-même. Alléger ses composantes, réduire ses rigidités, accepter ses biais et ses manques, se doter d’un cadre plus large que les seules compétences ou les meilleures intuitions par l’expérience personnelle, engrangées, tel est l’enjeu naturel de l’humaniste à la fois parvenu à son humanisation avérée et au désir d’humaniser qui se cherche dans la durée.

Le rapport à l’idéal, aux limites et à la loi est la face visible de la structure psychique développée. Les bricolages qu’elle comporte, ce sont des défenses inconscientes qui se redressent à chaque intervention nouvelle ou en cas de difficulté. L’acte d’intervenir humainement auprès d’autres humains est un acte nécessairement imparfait, mais il peut bénéficier d’ajustements et de consolidations dans la durée.

Un groupe offre une méta-structure. Il est un laboratoire comme on pourrait dire dans les milieux avant-gardistes, un incubateur de structures individuelles aussi. Le psychisme y évolue. Il permet à chacun de vivre en sécurité ses propres arrangements avec l’altérité et la réalité. Il isuscite aussi des « arrangements » inédits, transitoires ou définitifs. Il laisse le temps et le rééquilibrage naturel agir et respecte les choix individuels. Le groupe d’analyse n’est pas une fin en soi, ni une performance assurée. Il est un espace de transition appréciable et apprécié. Ce qui nous manque lamentablement est cette possibilité de transition libre er personnelle, responsable et humaine.

L’engagement dans le groupe est effectif sur une année via le règlement d’un forfait. Il comporte de 6 à 9 séances de 1h30 en afterwork un mercredi par mois. Pour espérer engager un véritable travail de transformation, il s’avère juste de persévérer sur 3 à 5 années.

Afin de rendre l’issue du travail plus explicite, il est adjoint ici un témoignage rendu public au niveau institutionnel. Pour des raisons de confidentialité, mais surtout pour ne pas modifier la relation d’accompagnement engagée même si elle est aujourd’hui finalisée, nous ne pouvons pas faire appel à des témoignages directs. Mais c’est de cet ordre lorsque nos participants s’expriment entre eux.

Bienvenue à vous si c’est votre souhait. Réservation et règlement en marge de la séance de groupe, par retour de mail, pour la même raison de ne pas interférer avec le travail de groupe naturel dès sa formation, sa « structuration » spontanée.

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Témoignage d’un participant en groupe analytique, directeur d’un établissement

Source Séminaires Psychanalytiques de Paris

« Il faut du temps pour apprendre à repérer les scènes décisives cachées derrière l’apparente banalité. Il faut du temps pour réussir à penser les multiples rôles que l’on joue délibérément ou à notre insu. Il faut du temps pour prendre de la distance et gagner en mobilité d’esprit avec les places auxquelles nos interlocuteurs nous assignent, souvent à leur insu. Il faut du temps pour apprendre à manier avec justesse la parole de celui qui détient un pouvoir. Et ce temps n’existe pas dans le quotidien ou alors il faut des années d’expérience et beaucoup de difficultés.

Ma participation à ce groupe m’a permis de trouver ce temps, temps de réflexion, temps qui permet de reprendre mon souffle. Une fois par mois, pendant une soirée, je reprends mon souffle avec d’autres confrères. J’ai découvert que ce temps résonnait au-delà de la rencontre mensuelle elle-même. Les lectures glanées ou conseillées au cours des échanges permettent de nourrir les intermèdes entre chaque rencontre et font revivre des questionnements préexistants chez chacun de nous. Et il y a surtout la résonance de la profondeur de ces échanges. Cette profondeur est un point de repère auquel je me réfère souvent intérieurement. C’est un écho qui résonne à côté du quotidien et que je cherche à faire résonner en tentant de me ménager des temps qui permettent d’élaborer et de décider. Je compare cela à des temps de ressourcement qui peuplent la solitude du Directeur et qui rendent moins seul face à l’exercice d’une fonction qui isole, nécessairement. »

La place de la psychanalyse

« Le groupe est aussi traversé par des problématiques qui ont à voir avec l’inconscient : (il s’agit d’) un lieu unique pour penser. J’ai appris à l’Université le goût des livres et le goût d’apprendre mais c’est au sein de ces groupes cliniques que j’ai pris goût à l’art de penser. Ces groupes sont une invitation à penser la complexité des institutions et des relations humaines dans un collectif de travail. Je réalise aujourd’hui que les endroits où l’art de penser peut s’exercer de cette manière sont rares. Pour ma part, je n’ai pas rencontré d’autres lieux où il est possible de penser avec des pairs cette complexité à partir de soi, de ses limites, de ses forces, de sa propre histoire… Mais aussi à partir de l’institution elle-même, de son fonctionnement et au-delà, de l’historicité et de la société dans laquelle elle s’inscrit. »

Une formation de l’inconscient 

« J’espère avoir pu vous faire passer l’importance de prendre son temps pour progresser dans l’exercice délicat de nos métiers. « Apprendre à s’attarder » comme l’a écrit la philosophe Hannah Arendt. C’est là que repose la richesse de cette véritable formation : elle permet à chacun, dans le temps long et dans une recherche partagée, d’apporter de précieuses contributions à la question fondamentale : Quel idéal tenir et transmettre dans la direction de son métier ?… Et plus largement peut-être… Dans la direction de sa propre éthique de vie. »

Un groupe naturel

La première fois que j’ai entendu, ou plutôt lu, l’expression, cela m’a impacté.

Le groupe naturel.

C’était dans un manuel d’accompagnement psychologique. De psychosociologie précisément. Les psycho-analystes institutionnels formaient des groupes à but thérapeutique. La psychanalyse et la sociologie naissantes – Freud et Durkheim ont pareillement appliqué les méthodes de recherche scientifique au social et à l’humain, l’un en s’appuyant sur les statistiques et l’autre sur le cas isolé, parfaitement « étranger », révélateur de tout le caché en chacun de nous depuis toujours et à jamais -, dans l’entre-deux-guerres perpétuel qui commence en 1870, ces nouveaux docteurs de l’âme autant que du corps réunissaient des hommes pour mieux en prendre soin.

Cela se poursuit aujourd’hui par le droit à la formation continue et par le rythme effréné de création de modules formations d’entreprise et de groupes de transition contenus dans la démarche de « outplacement » ou fréquentés dans un état de rébellion, avec quelques autres rencontrés sur les réseaux (Les 100 barbares, Switch collective, etc.).

Non. Les analystes autres que capitalistes ou marxistes de la première heure ont vite constaté la capacité naturelle des hommes d’alors à se regrouper sans injonction ni transition. Ni la réparation d’un mal ni d’une solitude,  ni même la création, ni en silo ni en réseau, ne les motive. C’est ce que certains ont respecté et tout simplement adossé dans une anti-psychiatrie courageuse qui se poursuit discrètement de nos jours : de Oury à Tisseron dans le civile, de Bion, puis Enriquez et Dejours à quelques nous dans l’entreprise.

Le groupe naturel c’est la démarche de Bertrand (Matthieu Amalric) dans Le Grand Bain. Et elle a été celle des autres avant qu’il ne les rejoigne en début de projection parce qu’il faut bien que quelqu’un se donne à voir de bout en bout dans une fiction qui attrape la vie.

Aucun intérêt pour la natation synchronisée. Aucune curiosité à priori pour la monitrice ou pour un ou l’autre des camarades. Les « je sais pas » de ses premières interactions ne sont pas que l’expression d’une dépression brandie.  Il n’est pas là pour ça non plus. Un besoin d’échapper à la foule, de rejoindre un groupe à taille humaine – peut-être comme la famille qu’on ne s’est pas choisie en naisant oui – et la possibilité de le faire à intervalles réguliers, parfaitement connus, parfaitement limités. Les jeudi à 19h, échauffement, exercices, douche, vestiaire, sauna et dernier verre. Beaucoup de silences, quelques lectures de la monitrice – étonnante source d’inspiration plutôt que spécialiste instituée du coaching sportif – et une prise de parole qui se limite à un seul et qui est totalement libre. Un seul peut alors dire tant de ce dont chacun n’a rien à dire. Des émotions jaillissent alors et ce sont des « flash » de mots : ta gueule, ah non, t’es con, fait chier, il a raison. Des mots d’esprit qui donnent la parole à l’inconscient pour exprimer la gêne, la colère, la tristesse, la joie aussi qu’on s’interdit, dont on soupçonne l’autre d’être le provocateur enfoui.

Et soudain, lorsque ce groupe trouve un objet extérieur que chacun pourrait convoiter – la médaille de la vraie vie pour chacun d’eux – ils deviennent des nageurs synchronisés, endossent les habits sans pouvoir les voler, et s’approprient une discipline qui est celle de leur désir très singulier.

Je me sens comme Delphine (Virginie Efira) lorsque dans les groupes qui se réunissent autour de notre activité avec André – que l’on appelle des fois de supervision, des fois d’analyse en groupe, des fois d’innovation mais qui sont des groupes naturels tout simplement et chacun le vit et se reconnaîtra dans ce que j’écris -, les participants toujours seuls écoutent nos poèmes et s’ébattent entre eux. C ‘est déjà bien plus beau que de fréquenter un de ces groupes « artificiels » précédemment cités. Mon vrai désir vrai serait qu’ils décrochent des étoiles, qu’ils se trouvent un objet à remporter et le baume d’une aurore boréale sur cette obscurité de vivre sans rien savoir ni pouvoir mais vouloir, oui, un je-ne-sais-quoi qui prend forme et cette forme importe peu. Voilà, serait le mot d’esprit dont jaillit l’humanité.

Le complexe du coach et la faillite de la supervision

Comment sommes nous venus à créer cette catégorie de coachs frustrés qui avec le temps ou l’ennui mais jamais de par leur propre travail sur leur travail occupent cette place de superviseur aveuglé de soi aveuglé par soi auprès des plus fragiles, les nouveaux coachs essentiellement et ceux en difficulté longtemps ?

Le grand point aveugle des coachs d’aujourd’hui est leur supervision laissée aux plus aveugles d’entre eux. Que s’est-il donc passé ? La bulle « supervision » doit éclater.

Lorsqu’il y a déjà dix ans j’ai choisi pour métier de maturité celui de coach c’est à l’accompagnement professionnel que je faisais référence. On regroupait alors les métiers de la relation d’aide et on différenciait bien le personnel des enjeux collectifs. N’étant pas très claire sur l’axe d’appui de l’aide que je pouvais apporter, plutôt les chances du collectif – l’entreprise offre de formidables tuteurs de résilience à des collaborateurs malmenés par la vie – ou la richesse d’un imaginaire singulier, je me suis avancée sur « le marché » en tant que « coach de vie », avec une entrée par le professionnel en demande privée et par le personnel lorsque la DRH m’adressait des personnes sensibles.

Peu à peu j’ai découvert que ceux qui appauvrissaient le coaching sans s’intéresser aux subtilités de chaque accompagnement’ de par le cadre institutionnel ou os et la personnalité du coaché, étaient les coachs eux mêmes, à vouloir, par exemple, à grands traits mais pas les moindres :

– réduire la durée de l’accompagnement à quelques séances comme si c’était un impératif de la mise en acte et de l’indépendance,
– contraindre l’espace de la séance à la résolution de ce qui se présente, dans le contrat passé et dans ses empêchements,
– limiter leur implication dans la relation à quelques outils ou à la supervision de ce qui les gêne en vous.

Et le plus gênant est qu’ils ne savent même pas qu’il est possible de se saisir des limites qu’ils posent si l’on sait pourquoi.

Étant psychanalyste au terme de ma psychanalyse – d’un travail approfondi et ouvert sur soi – en même temps que coach aujourd’hui, j’ai posé quasiment les mêmes limites sur les demandes de coaching, sans la gêne désormais. Puisque nous sommes tous appelés à ce développement là, en passant ou pas par la psychanalyse ! Une bonne supervision nous doit ça.

Mais allons point par point pour éclairer les aveuglements consécutifs et sortir du complexe du coach une assez bonne fois.

Il existe dans toute relation d’aide pour la résolution d’une crise, d’un conflit, d’un décrochage personnel autant que professionnel ce qu’on appelle le contrat narcissique qui est fondé sur ce que l’on nomme le pacte dénégatif.

Les vraies théories qui ne sont pas celles peu scientifiques du coaching – la psychologie sociale, la psychodynamique de groupe et l’analyse institutionnelle les questionnent en continu – les présentent depuis déjà plus d’un siècle avec « l’expérience de Northfield ». Pourquoi le coaching nie la vie ? L’ici et le maintenant permet les improvisations les plus brillantes et les plus fausses aussi.

Tout contrat de coaching est un contrat narcissique : il va s’agir de rétablir en peu de temps et en privilégiant la personnalité telle qu’elle est, sans la déconstruire pour la faire évoluer le cadre social actuel de la personne accompagnée. Le pacte implicite entre le coach et le coaché sera alors de laisser de côté tout ce qui émerge et qui ne relève pas de cette double reconnaissance : de se reconnaître soi et de se reconnaître sur son terrain professionnel.

Le temps balisé est ce qui permet de renoncer à certains sujets. La séance orientée est ce qui permet de ne pas donner d’importance aux moments et aux thèmes de désorientation, l’outil du coach pour peu qu’il connaisse le choix d’outil qu’il a fait, et qu’il soit bien un reflet de sa propre personnalité, cet outil soutient aussi la personnalité du coaché, lui permet de s’identifier au coach tout simplement.

Ce qui reste en travers du chemin du coach – ce qui est un comble vu son caractère d’accompagnateur dans la conduite sur les chemins des autres – est la supervision actuelle des coachs. En l’état actuel des choses elle appauvrit l’expérience humaine vécue par le coach.

Alors que la supervision n’a pas d’objectifs préemptés, ni même de durée, ni de narcissisme à respecter sauf celui du superviseur – le coach se développe par le travail sur lui même – pourquoi dans les offres qui circulent en cette période chaque année apparaissent des outils, restreints ou divers pour souligner l’ouverture de pratiques, de chasse oui, des référentiels de compétences de plus en plus, ce n’est plus la personnalité singulière qui importe, ce sont les les habits d’un roi nu, et c’est nouveau, des superviseurs ACCRÉDITÉS comme dans un club glauque et pas assez « underground » en effet,  qui s’avancent deux par deux sans trop savoir pourquoi non plus. Cela brasse les réseaux. Cela renchérit la casse qu’ils infligent aux coachs les plus frais et émoulus qui confondent encore un temps le formateur qu’ils ont eu ou l ancien collègue devenu responsable de fédération vénéré avec quelqu’un capable d’accompagner leur développement inconnu de tous.

L’outil du coach c’est le coach, ses compétences résident dans sa propre structure psychique sans les connotations sociales que peuvent apporter des notions de confiance, d’éthique etc. Une structure est faite de névroses, de perversions, de psychoses, de narcissisme et d’autisme dans les meilleurs des cas. Un duo d’analystes de groupe permet à chacun et et à l’ensemble de travailler entre eux leurs propres passages à l’acte et leurs inhibitions de séance en séance et de recirculariser dans le groupe, de mettre chacun d’entre eux aussi face à leurs contributions inconscientes à une évolution plus ou moins souhaitée. Et s’il vous plaît, sans réduire au reflet systémique ou processus parallèle ce qui pour certains apparaîtrait trop vite trop net. Poursuivre la déconstruction. Ce ne sont que des parpaings. Le roc, l’irréductible de chacun, chacun y touche naturellement sans nul besoin de l’exhiber. Cela n’intéresse personne puisque chacun a le sien.

Oui. Autant je fais une différence nette entre les apports en coaching et en psychanalyse individuelle, autant en supervision de groupe le pacte dénégatif qui est naturel entre ses membres pour protéger leur union fait place avec le temps, dans une quête courageuse du collectif et des participants, à des créations qui échappent aux superviseurs en carton et qui risquent d’échapper aux sujets par loyauté à ces deux nouveaux parents, improvisés, défaillants.

Savez-vous que dans la plupart des organismes sociaux et de santé la supervision interne est confiée à des psychanalystes qui sous le devoir de réserve n’en disent rien ? Savez vous que les premiers superviseurs de coachs venaient de la psychologie sociale et de la psychanalyse (Edmond Marc, Juan David Nasio, Jean Claude Rouchy, consultez les premiers manuels construits sur des vignettes cliniques, rigoureux comme jamais plus). Comment sommes nous venus à créer cette catégorie de coachs frustrés qui avec le temps ou l’ennui mais jamais de par leur propre travail sur leur travail occupent cette place de superviseur aveugle de soi aveuglé par soi auprès des plus fragiles, les nouveaux coachs essentiellement et ceux en difficulté longtemps ?

Votre groupe analyse et c’est cela la supervision

Vous aimerez pouvoir analyser votre pratique, superviser votre développement dans un cadre hors modes, hors experimentations et hors passe-droits inventés souvent par les plus faibles de la profession, qui prennent le pouvoir faute de l’avoir.

Si vous êtes à maturité dans votre métier d’accompagnateur – coach, conseil, formateur, psychologue, rh, manager – ou que vous avez fait de ce métier un choix de maturité, vous aimerez pouvoir analyser votre pratique, superviser votre développement dans un cadre hors modes, hors experimentations et hors passe-droits inventés souvent par les plus faibles de la profession, qui prennent le pouvoir faute de l’avoir.

Ce cadre est celui du groupe-analyse en présence d’un duo d’analystes non interventionnistes. Les ressorts naturels de l’idealisation, défensif, et de l’identification, qui, de défensive, projective, passe à créatrice au fur et à mesure des séances et des ajustements individuels et collectifs, trouvent leur place aisément et avec eux la pratique la plus humaine.

Ce cadre d’analyse collective pour des prises de conscience singulières restées discrètes autant que vraies est, de plus, transposable et transposé en entreprise, auprès de publics volontaires eux-mêmes,  par nos participants successifs à ce groupe mûr. Ils y restent en moyenne trois ans et entreprennent pour certains une psychanalyse individuelle. D’autres atteignent tout simplement la liberté d’exercer leur métier.

Libre à vous de rejoindre le parcours 2019 en afterwork, de 18h30 à 20h à Paris Centre (9ème) les 16 janvier, 13 février, 20 mars, 15 mai, 5 juin, 3 juillet, 18 septembre, 16 octobre, 20 novembre pour un forfait annuel de 1800 euros. Renouvellements et inscriptions auprès de André de Chateauvieux et d’Eva Matesanz.

*Pour rappel, la psychanalyse n’est pas un soin. Il s’agit d’une exploration large et profonde de ce qui constitue notre humanité, l’humanité de chacun. Elle ne guérit que « de surcroît » selon la formule consacrée. Le groupe a été découvert en même temps que le narcissisme par Sigmund Freud – en 1913 Wilfred Bion réunissait les premiers groupe-analyse – comme étant un support naturel à l’expression de l’intériorité depuis le fantasme qui nous habite, l’idealisation première du nouveau né vulnérable, jusqu’aux conflits intimes présents dans les identifications successives, chez les pairs en simultané. Mais nul besoin de revenir à ces constats cliniques et théoriques dans la vie du groupe : le groupe transforme sur ces bases que nous, analystes, nous pressons d’oublier pour mieux accompagner ce qui est.

La photo de couverture est, comme souvent, une création de Kate Parker Photography.

Coach d’un seul, coach d’une organisation toujours. Toujours poursuivre sa professionnalisation

La transformation récente des administrations publiques, celle des très grandes entreprises qui elles connaissent par coeur l’intervention du coach savant, devenu formateur avec la poussée réglementaire, celle des nouvelles pousses qui réinvente l’économie et le social, font appel aux compétences, au savoir être cette fois, des quelques coachs analystes et psychanalystes groupalistes qui font un travail remarquable sans être remarqué. Aussi discret que durable et en réelle profondeur.

Coach d’un seul, intervenant en organisation

Le coaching est par essence individuel. Un sujet issu d’une organisation professionnelle adresse une demande de coaching à un autre sujet dont le métier est de l’accompagner afin qu’il trouve en lui-même la ou les réponses à sa demande. Nous précisons qu’il ne s’agit pas de parvenir à une ou des solutions comme il ne s’agit pas non plus de réaliser un inventaire des compétences ou plus largement des ressources du dénommé coaché.

Ce qui nous intéresse jusqu’ici est la rencontre de deux subjectivités dont seule une d’entre elles cherche satisfaction. Le coach trouve sa satisfaction dans sa rétribution le plus souvent à la charge d’un tiers : le mandataire, souvent le responsable hiérarchique. Le correspondant des ressources humaines à un rôle séparateur entre le coaché et le mandataire. Il est le prescripteur d’une démarche et d’un ou plusieurs professionnels. Il représente à la fois l’organisation et le métier de l’accompagnement.

Le coaching est un processus rythmé par les rencontres entre le coach et le coaché. Les tripartites ou quadripartites qui rassemblent l’ensemble des acteurs concernés s’entendent hors coaching individuel. Ce sont des effractions de la réalité dans une transformation qui est singulière et qui aboutira bien plus tard que n’aboutit la période de coaching.

Lier connaissance(s)

Le travail sur soi auprès d’un professionnel est un travail de mise en lien. Il s’agit d’abord de tisser et d’éprouver le lien à l’autre, étranger à la réalité aussi bien psychique qu’objective du coaché. Ce lien se manifeste dans l’échange, verbal, factuel, mais aussi « affectif » pour ne pas dire émotionnel. L’affect est justement le désir d’être en lien, sans coloration préalable. Il s’agit là du deuxième niveau de mise en lien : dans l’échange, un récit se tisse qui associe des représentations et des sentiments, mais, le plus important est qu’il existe en superposition le récit de la relation même entre le coach et le coaché à l’occasion du récit que nous pouvons nommer « de base » et qui est la prérogative pleine du coaché. Le coach, comme cela est souvent répété, n’a aucune prérogative sur le « contenu ». Sa compétence s’exerce sur le cadre et par conséquence sur le processus.

Il existe dans tout coaching des moments, nombreux, où le contenu souhaité par le coaché est celui de parler ou d’agir sur le cadre. Ceci permet leur rencontre frontale. Il est tentant de rappeler le contrat ou de faire appel aux tiers : le DRH ou le responsable qui a engagé ce cadre, qui consiste, en toute simplicité, en un nombre d’heures, une fréquence, un lieu et une rétribution, quelques axes pour objectifs éventuellement.

Le coaching est individuel, nous le rappelons : il s’agit d’un face à face entre deux sujets chacun se vivant comme un être individué en relation avec un autre être humain parfaitement singulier.

Commenter les objectifs, les modifier, en supprimer, en rajouter, cela est un travail sur la demande individuelle, mais aussi, les retards, les séances amputées ou rallongées, supprimées, déplacées, sont des demandes très singulières. La différence avec l’esprit du coaching est que dans ce cas le coaché adresse une demande au coach puisqu’il ne peut qu’accepter, refuser ou même ignorer des tels agissements le concernant.

Cela suscite en lui des représentations et des affects. Il verse un contenu, le sien propre, dans le processus. Il n’est plus « contenant » ce qui est le rôle de tout accompagnateur : il est lui-même le cadre, il offre des limites aux contenus de son client qui autrement seraient souverains. Ils annuleraient de leur force le jugement, le choix et l’action de leur « propriétaire » en « open source ». La nature humaine triomphe de tout. Il s’agit nonobstant de faire oeuvre de culture, de répondre au cadre social : l’entreprise ici, ou l’institution. C’est pourquoi le coach individuel ne peux limiter sa professionnalisation au coaching individuel, il se doit d’être à tout moment le coach d’un groupe et d’une organisation.

Il n’intervient pas forcément dans un cadre plus large que les séances individuelles. Les tripartites sont essentiellement des moments de circularisation de l’information.

Les échanges avec le responsable des ressources humaines ou avec le mandataire notamment dans le cas du coaching interne sont des échanges qui concernent leur relation avec le coach. Les coachs expérimentés ne sont pas dupes. C’est la condition de la longévité de leur référencement et de leur pratique tout simplement. Les coachs novices l’apprennent à leur dépens.

Les connaissances du coach

Le coach individuel doit pouvoir se représenter le groupe « interne », la représentation psychique que le coaché se fait des acteurs qui lui sont proches ou même des acteurs qui détiennent le pouvoir institutionnel, plus lointain. Ce sont ces représentations qui sont « projetées » sur la personne du coach, c’est face au conflit dans lequel lui-même se trouve que le coaché place inconsciemment c’est-à-dire, en dehors de toute volonté consciente, son accompagnateur. Il dépose toute sa confiance en sa capacité à « se tirer d’affaire ». Sauf que le coaché est à la fois l’instigateur du scénario et le bénéficiaire ou la « victime » des choix que peut faire le coach en toute subjectivité. Nous avons écarté l’objectivité de faire appel au cadre.

En tant que bénéficiaire, il peut se sentir coupable, en tant que victime, il peut se trouver en détresse et exprimer sa colère ou se replier dans la mélancolie. Le coach se retrouve à nouveau dans un face à face lui permettant d’accompagner ces états affectifs, des états qui correspondent au stade du développement psycho-affectif plus précisément et qui se sont fixés faute d’accompagnement premier, celui de la mère, du père, du groupe familial.

Le coach peut ainsi recueillir lors de la « crise » des « objets » psychiques précieux, les objets que manie le sujet pour comprendre le monde et l’aimer :

– Les éléments du conflit interne qui inhibe son client peuvent s’entrepercevoir dans le choix des éléments du cadre « attaqués ».

– Le choix défensif inconscient est patent dans la régression émotionnelle dont il est le témoin.

Bien entendu, pour pouvoir se représenter tous ces familles d’objets qui lui sont plus ou moins familiers il est nécessaire que le coach soit lui même assez familier de ses propres éléments cognitifs, comportementaux et affectifs inconscients.

La supervision psychanalytique offre ce double travail sur soi et sur le métier d’accompagnant. La formation à l’accompagnement des groupes en institution permet de connaître aussi les éléments objectifs et subjectifs qui y sont présents invariablement. Les psychanalystes groupalistes et institutionnels offrent ces différents niveaux d’intervention.

Le cadre du développement du coach

Cette pratique existe dès l’origine de la psychanalyse. Les institutions ont fait appel aux nouvelles compétences freudiennes très tôt. Des élèves des élèves de Freud sont intervenus dès la fin des années 20 aussi bien dans des institutions sociales, des santé que dans des entreprises aux prises avec les idéologies marxistes et capitalistes en forte évolution. Seuls les américains, éloignés du théâtre des opérations, aussi bien guerrières qu’économiques, sauf en leur bénéfice, ont poursuivi la tendance que Freud avait combattu : celle du scientisme des comportements humains par le simple recueil d’information et le traitement des données qu’un début d’accélération des mesures et des calculs permettait, et qui faisait suite aux grandes explorations du XIXème. Terra incognita avait disparu les deux siècles précédents. Ainsi, le « coaching » savant et réadaptatif – même si l’adaptation se fait de plus en plus à un changement souhaité qu’à une problématique qu’on préfère oublier – ce « coaching » pleinement anglo-saxon a tenté sa réintroduction en Europe lors des triomphantes années 80 et il persévère en nos années digitales et neuroscientifiques. Il en oublie aussi bien la singularité et l’imprévisibilité de la nature humaine que l’illusion groupale constatée qu’elles que soient les avancées civilisationnelles. L’esprit cartésien des Français s’y retrouve. Les quelques percées du bien-être et de la spiritualité ne font que renforcer la rationalité combattue à armes baissées.

La transformation récente des administrations publiques, celle des très grandes entreprises qui elles connaissent par coeur l’intervention du coach savant, devenu formateur avec la poussée réglementaire, celle des nouvelles pousses qui réinvente l’économie et le social, font appel aux compétences, au savoir être cette fois, des quelques coachs analystes et psychanalystes groupalistes qui font un travail remarquable sans être remarqué. Aussi discret que durable et en réelle profondeur.

C’est pour eux que nous animons des groupes d’analyse et de recherche action. Que nous enseignons à l’Université du coaching et du management. Et que nous publions régulièrement : « Dans l’intimité du coaching » (Demos 2010) et « Le livre d’or de la supervision » (Eyrolles 2012) par André de Chateauvieux ; « L’art du lien » (Kawa 2014) et « La psychologie du collaboratif » (L’Harmattan 2016) par Eva Matesanz, et « Erotiser l’entreprise, pour des rapports professionnels sans complexes » écrit à deux mains et publié chez L’Harmattan début 2018. « Les Transformateurs Inconscients » est le titre de l’Opus en préparation à l’adresse de l’organisation. Mais soyez en plutôt les acteurs. Rejoignez notre groupe à la rentrée.

Travailler en groupe d’analyse de pratiques d’accompagnement de pratiques de transformation

Appréhender la transformation c’est d’abord appréhender sa propre transformation en lien avec les autres. Le groupe de pratiques de transformation d’entreprise s’adresse à tout professionnel, interne à l’entreprise ou en tant que consultant externe, souhaitant prendre l’envergure que l’entreprise et plus largement aujourd’hui l’éco-système requiert.

Il y a peu de formations pratiques pour le coaching d’organisation, les projets de transformation ou la conduite de démarches d’innovation. Mais il y a un groupe de développement et d’analyse de pratiques animé par deux analystes et dédié aux professionnels de différents métiers : directeurs de la transformation, de l’innovation, consultants, coaches, responsables RH. Si vous en êtes c’est le moment du renouveau.

André de Châteauvieux et moi aimons à la fois intervenir en duo au cœur du changement institutionnel et former tous les acteurs, les initier à la complexité de la nature humaine et à ses ressources naturelles. Nous sommes chargés d’enseignement à l’université dans ces domaines : D.U. Executive Coaching à Cergy, Master Coaching à Paris 2, HEC Executive Education Coaching d’organisation.

Cela fait une année que nous formons des coaches et des consultants à constituer et animer des équipes intervenantes plus à propos pour ces interventions d’essence collective, et nous supervisons aujourd’hui les équipes qu’ils ont su constituer.

Nous sommes ainsi heureux d’ouvrir un groupe dédié au développement et à la supervision de tout professionnel, interne à l’entreprise ou en tant que consultant externe, souhaitant prendre l’envergure que l’entreprise et plus largement aujourd’hui l’éco-système requiert de nous, les acteurs de l’humain à la fois singulier et socialement engagé.

 

« Quel est le meilleur gouvernement ? Celui qui nous enseigne à nous gouverner nous-mêmes. »

Goethe

 

GROUPE D’ANALYSE DE PRATIQUES DE TRANSFORMATION D’ENTREPRISE Eva Matesanz & André de Châteauvieux

 

Pourquoi rejoindre un groupe d’analyse des pratiques de la transformation en entreprise ?

Plusieurs métiers sont concernés par l’accompagnement du développement solide et durable des organisations :

– Ceux qui font partie de la structure comme la fonction ressources humaines en tant que partenaire stratégique, les responsables et les directeurs de l’organisation, de l’innovation, de la transformation et, plus récemment, du “change”.

– Ceux qui font partie d’un éco-système, qui assument les fonctions de soutien des fonctions clés de l’excellence opérationnelle, du recrutement et de développement des talents, des « relations publics », sur les réseaux et en plateformes d’usagers et clients, véritables accélérateurs d’une transformation plus vaste.

– Ceux missionnés pour une exploration de terrain, les sociologues, les coaches et conseils en organisation, formés aux modèles scientifiques ou libérés, dont les interventions peuvent s’étendre de l’accompagnement de direction, de la restructuration, du plan social strict aux démarches participatives ; de plus en plus souvent sollicités pour accompagner une transformation suivie, rayonnante, en lien avec les acteurs internes et les partenaires naturels.

Si vous faites partie de l’un ou l’autre de ces collectifs d’appartenance au premier degré et que vous avez saisi l’enjeu de la collaboration, vous conviendrez de l’opportunité de rejoindre un groupe de partage de pratiques de transformation comme référent naturel.

 

Qui sommes-nous et pourquoi sommes-nous à l’initiative de ce groupe ?

Eva Matesanz et André de Châteauvieux, nous sommes à la fois analystes institutionnels, analystes de groupe et coaches de dirigeants et de leurs équipes. Nous sommes enseignants à l’Université et à HEC, en formation continue d’accompagnateurs professionnels issus des différents niveaux d’intervention cités. Nous avons ainsi, aussi bien une pratique de terrain, en constante évolution, des références épistémologiques en activité également – celles de la socio-analyse et de la psychanalyse contemporaines – et une pédagogie éprouvée, une capacité de transmission mais surtout, d’animation du savoir contenu et échangé au sein d’un groupe de professionnels : un savoir-faire et un savoir être intimément reliés puisqu’amenés à être pensés et incarnés, ce qui est le propre de l’analyse.

Nous publions régulièrement sur les avancées constatées et les recherches qui suscitent des vocations partagées. La pensée managériale et celle de son accompagnement nous semblent être bien pauvres si nous la laissons aux gourous d’un autre temps, comme le soulignent bien de penseurs que nous suivons et qui se renouvellent actuellement dans la pensée du sujet intimément relié à la pensée du social : François Dupuy, Vincent de Gaulejac, Roland Gori, Serge Tisseron et Elsa Godart.

 

Pour quels objectifs ?

  • Appréhender dans vos élaborations et vos comportements actualisés, vos “réflexes”, – souvent défensifs -, face à un collectif dans des situations sensibles pour vous.
  • Mieux comprendre pourquoi et comment vos outils d’intervention répondent ou non aux besoins du groupe en présence et aux besoins de l’institution.
  • Travailler avec les scénarios de base à l’œuvre dans chaque groupe et avec les ressorts des institués et de l’instituant à l’échelle de l’organisation ou de l’éco-système.

 

Selon quelles modalités ?

  • Travail expérientiel à partir des situations apportées par chacun ou suscitées par la dynamique de groupe.
  • Eclairages et apports théoriques centrés sur ces situations et à partir du travail d’analyse du groupe (pour mettre en évidence la compétence du groupe, favoriser d’autres modalités plus créatives).
  • Un parcours dans la durée et des sessions courtes (10 * 2 heures annuelles) et pour accentuer la prise de recul et la réflexivité (poursuite du travail sur soi entre les séances).

Le calendrier

  • 10 séances de 2 heures, d’avril 2018 à avril 2019 : 27 avril, 25 mai, 6 juillet, 14 septembre, 19 octobre, 23 novembre, 11 janvier, 15 février, 15 mars et 12 avril.
  • Horaires : 10h30 à 12h30

L’investissement et les modalités de paiement

  • Forfait annuel: 2 000 € TTC
  • Inscription sur règlement effectif. Places limitées. Travail en groupe restreint.

Le lieu

  • L’Atelier de l’Art de Changer – 5 bis, rue Chaptal – 75009 Paris.

Les références détaillées des intervenants

Ce cursus est animé en duo par André de Châteauvieux et Eva Matesanz. Tous deux accompagnent ceux qui dirigent, qui forment et qui soignent, les « métiers impossibles » selon l’expression consacrée. Leurs sources sont l’analyse institutionnelle et la systémique originelle, familiale. Ils enseignent à l’université pour des formations clés auprès des accompagnateurs et prescripteurs de coaching : Master 2 coaching et développement personnel à Paris 2, DU Executive coaching, individuel et d’équipes, à Cergy et HEC Executive Education CESA coaching d’entreprise.

Ils créent et animent en duo des cursus singuliers pour accompagner plus « au naturel » : « érotiser votre entreprise » ou la place des pulsions, des fantasmes et des interdits dans l’accompagnement professionnel via une supervision au plus personnel, telle qu’elle a été présentée lors de l’interview paru dans Psychologies magazine, Dossier « Coaching et psy », février 2018. Ils partagent enfin sur leurs travaux et leurs pratiques par l’écriture en continu d’ouvrages didactiques et de contributions à des ouvrages collectifs :

  • Dans l’intimité du coaching(Démos 2008), Le grand livre de la supervision (Eyrolles 2010), Le livre d’or du coaching (Eyrolles, 2013) par André de Châteauvieux.
  • Cent secrets des managers qui réussissent(Kawa 2013), L’art du lien (Kawa 2014), La psychologie du collaboratif (L’Harmattan 2017) par Eva Matesanz.
  • Erotiser l’entreprise, pour des rapports professionnels sans complexes(L’Harmattan 2018) par Eva Matesanz et André de Châteauvieux.

ART DE CHANGER                                                 L’ESPRIT LIBRE

André de Châteauvieux                                                Eva Matesanz

5 bis, rue Chaptal                                                          21, bd Haussmann

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