Têtes chercheuses pour une entreprise libérée, l’entreprise de soi : et juste un sponsor à trouver !

Le Think Tank Futur Numérique sous l’égide de l’Institut Mines Télécom s’est intéressé à cette fameuse Génération Y, réjouissante, Y comme plaisir, exigeante, Y comme « Why », désabusée, comme Why not aussi, zappeuse alors. C’est la tête chercheuse Carine Dartiguepeyrou qui a mené l’enquête. Une enquête restreinte. Commanditée par une Grande École, l’enquête s’intéresse plus précisément aux primo-managers et experts de cette génération dans les grands groupes nationaux (Engie) et multinationaux (Accenture, Google, PSA entre autres). Trentenaires et Bac+5. Carine présente les résultats de son enquête et son analyse qu’elle assume étant personnelle à un parterre fourni de « vieux briscards de l’IT », l’association membre de Réseau-IT que je vice-préside. Et ils « n’aiment pas » (dislike) les portraits que cette brillante dame fait des 44 hommes et femmes qu’elle a rencontrés à entretien et cœur ouvert :

– Ils s’estiment sous-utilisés, noyés dans des process lourds et une ambiance « politique » ;
– Ils négligent leur apport en reverse mentoring de la digitalisation auprès des anciens ;
– Ils travaillent à distance, par écran interposé, avec leur collègue de l’open Space, et copient toujours dans leurs échanges leurs managers ;
– Ils ont des journées à rallonge et des temps de transport très longs ;
– Ils burn-outent à l’arrivée du premier enfant ;

Si vous interrogiez des stars uppers, des autodidactes, des entrepreneurs – des Bac+2 de 50 ans se hasarde même Richard au fond – vous auriez le véritable portrait des nouvelles générations ! – La salle la cherche.

– J’ai du mal m’exprimer – reprend-elle aussitôt même si notre Président nous excuse un peu…

Ce n’est pas le portrait d’une génération que j’estime j’ai trouvé, mais une diversité de portraits et ceux-ci, en effet, bien spécifiques à une élite qui est à la fois avantagée par son aisance numérique et consciente des limites cuisantes de ce que l’Homme permet :

  • Le collaboratif ne s’outille pas ; c’est un état d’esprit de partage sinon rien ;
  • La transparence amène la confiance – aucun d’eux ne craint sur la confidentialité de leurs données personnelles par exemple -, mais il y a encore beaucoup d’information retenue et de pratiques implicites ; la culture de l’organisation résiste aux réseaux !
  • Comme de leurs parents (ça c’est moi qui le rajoute), ces hommes et femmes n’attendent rien des n+1 ; leurs figures d’inspiration sont ailleurs, et c’est une reverse modélisation ! Ils attendent de ce n+2 minimum, ou souvent membre du Board missionné pour l’avenir (nouveaux publics, communautés ou d’autres initiatives), qu’il ou elle leur révèle leur singularité propre.

Et vous qu’est ce que vous vous trouvez de singulier ? – C’est la dernière partie de l’enquête et je peux vous avancer sans avoir fini de dépouiller qu’il n’en savent rien !

 

Et c’est donc à ce point de la discussion finale et avant que nous allions cocktailiser que mon adhésion survient. Après, comme eux, avoir « résisté ».

Vivement la diffusion, par infusion au cœur des organisations, de notre nouvelle offre de coaching adaptée à la grande entreprise pas si libérée ! L’accompagnement de Dirigeants qui ne seraient plus visionnaires, gestionnaires ni même influenceurs.

Dirigeants Sponsors.

Capables d’épouser l’Autre – sponsio du grec serment arrosé de vin puis du latin libations qui accompagnent les épousailles, puis en français dérivé et déplace directement sur l’acte d’épouser !  -, de le voir, de le savoir autre, et de le « garder » autre, qu’il s’épanouisse à ses côtés.

A suivre si vous aimez.

Le déploiement de l’offre commence dans quinze jours de la main d’un consultant qui nous a sponsorisés auprès de son client PDG et tout son Codir, nous les analyste-coachs, coachs cliniciens, au cas par cas, au singulier pluriel.

Eva Matesanz
A propos

Eva Matesanz est Psychanalyste et Coach professionnel. Chargée d'enseignement universitaire, et auteure, elle remet la clinique psychanalytique au coeur de la relation d'accompagnement y compris en milieu business comme cela est naturel dans les pays anglo-saxons et d'influence hispanique, milieux de diaspora et de fertilisation des penseurs de l'inconscient. Eva Matesanz co-anime avec André de Chateauvieux des espaces de réflexion et d'action collectives inédites : Mars et Venus sur le divan, au sujet du masculin-féminin, L'accompagnement collaboratif, car comment accompagner les collectif sans s'y astreindre soi-même en équipe de consultants, de managers ou de coachs. Et Érotiser l'entreprise, à l'adresse des RH des entreprises collectives. Diplômée d’études supérieures en management à Madrid, en partenariat Erasmus avec l’ESC Bordeaux, et titulaire d’un Master 2 Affaires Internationales à l’Université de Paris Dauphine, elle effectue un parcours de management dans des grands groupes multinationaux de l’industrie et des services IT. Elle s'y forme aux pratiques systémiques et à la communication et en fait son premier métier. La psychanalyse à titre personnel lui permet de faire de l'accompagnement individuel et d'organisation , son métier de maturité, et de se faire une place de référence en quelques années. Coach accrédité Senior de la fédération CNC. Chargée d'enseignement universitaire et auteure d'ouvrages de management. E V E R M I N D est son blog collectif de diffusion d'idées mais surtout d'infusion sensible des rapports humains. Bienvenue à vous.

Tagués avec : , , ,
Publié dans Slide Home, Whatever Works

Laisser un commentaire

Se former

Pour ne rien rater de nos publications et apporter vos commentaires.

Suivez-vous!